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Que c’est triste d’être de gauche.

, par  NEMO , popularité : 27%
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Vous avez déjà vu rire un homme (ou une femme) de gauche ?

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Moi, jamais. Oh, on les voit bien ricaner à la télé, essentiellement pour se moquer des fachos, mais rire, un rire joyeux, rabelaisien, à s’en faire éclater la rate, un rire de complicité avec toute l’espèce humaine ? Les gens de gauche, en général, sont tristes. Sans doute parce que, contrairement aux gens de droite, qui n’ont pas de cœur, eux sont conscients de l’insupportable misère qui règne dans le monde et du peu de pouvoir dont ils disposent pour la combattre… Alors leur rire, ou plutôt le ricanement qui leur sert de rire, est, ne nous y trompons pas, le signe clinique d’un désespoir abyssal.

C’est vrai, quoi. Mettez-vous à la place d’un homme (ou d’une femme) de gauche. Vous êtes de gauche, vous vous levez le matin, après une nuit épouvantable passée à ressasser toutes les injustices subies par les classes laborieuses racisées, à vous angoisser sur le réchauffement climatique anthropologico-occidental qui est en train de détruire la planète, à constater que les idées fascistes progressent d’une manière inquiétante dans le pays des droits de l’Homme, et à vous demander si le temps va se maintenir au beau fixe pour votre partie de golf. Vous vous levez donc, éreinté, et vous vous apercevez avec horreur qu’il ne vous reste plus de lait d’avoine pour votre petit déjeuner, que vous avez failli oublier de dénoncer à l’Arcom les propos révoltants tenus la veille par Cnews sur un malheureux migrant congolais que cette chaîne fasciste accuse sans la moindre preuve du viol d’une jeune « blanche » - sans doute était-elle consentante, elle s’appelle Blandine et elle sortait d’une église -, que le CAC 40 plonge suite aux dernières déclarations de ce crétin de Trump... Et, comble de misère, il pleut.

Hypocrites ! Cette tristesse ontologique, cette compassion vibrionnante, ce cœur sur la main – la France doit rester une terre d’accueil, mais pas possible chez moi, hélas, je n’ai pas de place -, c’est l’assurance tout risque d’une bonne conscience inattaquable. Derrière la façade immaculée des « valeurs » de gauche, telles que rappelées par le dessinateur engagé à gauche Xavier Gorce (libertés, émancipation, mérite, progrès, rationalité, science, universalisme, pluralisme, laïcité, républicanisme, démocratie représentative…) se cachent les intérêts d’une caste sans transcendance, matérialiste, universaliste, qui méprise au plus haut degré le peuple des manants. Le peuple, pour la gauche, c’est de la chair à canon, du jetable, et rien d’autre. Tenez, savez-vous qu’une étude menée, quand la gauche était au firmament, sur le patrimoine des députés, avait montré que les élus de gauche étaient nettement plus fortunés que les élus de droite – non pas du fait de leur mérite, mais de leur origine sociale ? Pour maintenir ses privilèges, un représentant de la « bonne » société doit avoir le cœur à gauche – le suppositoire glisse mieux "dans" les masses laborieuses. Gare au renégat qui trahirait la « caste ». Si la gauche tape à boulets rouges sur la « fachosphère Bolloré » ou sur Pierre-Edouard Stérin, c’est pour cette seule et unique raison. En se situant à la droite nationale, en revendiquant d’être catholiques pratiquants, en se rapprochant du peuple des petites gens, ils pourraient donner à penser -donner à penser, quelle incongruité ! - aux gens de « peu » qu’ils se font manipuler depuis des siècles, et qu’il serait peut-être temps de relever la tête. Tous les autres milliardaires roulent à gauche ou font semblant – ils ont bien compris l’intérêt d’une alliance objective avec les ennemis jurés du « grand capital » ! Vous rendez-vous compte que l’épouse de Bernard Arnaud, l’un des hommes les plus riches du monde, claironne préférer voter LFI plutôt que RN ! Qu’un Mathieu Pigasse, propriétaire de chaînes et d’émissions de télé publique ose déclarer sans rire, dans un média à sa botte, que «  La droite radicale n’accepte ni les urnes ni la diversité. Alors elle insulte. C’est la démocratie qui est visée. La France, ce n’est pas cela. Notre réponse doit être claire : l’égalité, le vivre ensemble, le respect, ne rien céder face au racisme ». De l’inversion accusatoire de toute beauté, applaudie par toute la gauche. Comme sont applaudis les Arnault, Saadé, Krétinsky, Bouygues, que, curieusement, on n’accuse jamais de mettre en danger la démocratie, eux.

Il est vrai qu’ils ne risquent pas de mettre en danger la démocratie, eux, puisqu’ils sont la démocratie… bien comprise, bien profitable, cordon sanitaire de leurs seuls intérêts. Bande de salauds !