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Au nom du peuple français ? Laissez-moi rire.

, par  NEMO , popularité : 42%
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En France, tout le monde doit un jour ou l’autre rendre d’une manière ou d’une autre des comptes… sauf une caste : les juges !

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Ce n’est pas d’aujourd’hui que les juges font ce qu’ils veulent, mais la semaine dernière, nous avons, me semble-t-il, atteint un point de non-retour. Alors que notre président jupitérien soi-même avait, pour une fois, exprimé son « ras le bol » de la chienlit, et annoncé à ses sujets béats d’admiration devant un tel chef qu’on allait voir ce qu’on allait voir, les juges chargés de mettre les volontés du chef des armées en musique, loin de lui obéir, l’ont envoyé carrément paître.

La caste judiciaire veut que tout un chacun se le mette bien dans le crâne : le pouvoir, c’est elle, pas le peuple, et encore moins ses représentants, quel que soit leur rang. Et cela commence, comme l’a montré le scénario de l’après match du PSG, par la mise au pas des forces dites de l’ordre : si vous touchez à un cheveu de nos « victimes » de la société (les Nahel), c’est direct la case prison pour vous (les Florian). Alors les flics marchent sur des œufs. Surtout pas de bavure, on arrête, mais avec délicatesse, on n’utilise pas les armes, elles pourraient blesser, une main de velours dans un gant de velours. Et puis arrive la comparution immédiate. Rien que du haut de gamme, des casiers longs comme le bras, des récidivistes bien connus de la police. Les procureurs requièrent (pas toujours) des peines de prison ferme (on se pince pour le croire) pour les casseurs, les agresseurs de policiers ou de pompiers, les tireurs de mortier – des réquisitions pourtant bien inférieures à la peine encourue (6 mois requis pour un maximum prévu par la loi de 5 ans, par exemple). Des réquisitions, je le répète, plutôt molles au vu des actes reprochés. Pourtant, c’est encore trop pour les juges : des TIG (travaux d’intérêt général), du sursis, des bracelets électroniques (les racailles savent très bien s’en débarrasser au besoin), des amendes qui ne seront jamais recouvrées. Et aucun des émeutiers (c’est le terme qui convient) envoyé en prison. Quand même, si, une condamnation ferme à goûter à l’hospitalité carcérale : un flic qui, n’étant pas de service et ayant apparemment un peu trop sacrifié à Bacchus, a commis le crime injustifiable et impardonnable de pointer son arme sur un groupe de joyeux drilles qui manifestaient leur joie en massacrant du mobilier urbain.
Tu voulais une punition exemplaire, président de mes deux ? Tu vois mon doigt ?

Est-ce que cette fois les juges ont franchi la ligne rouge ? Est-ce que les représentants du peuple, le législatif et l’exécutif, seuls pouvoirs reconnus par la constitution, vont enfin taper sur la table et ramener les juges à leur fonction : être les bouches de la loi, se contenter de la faire scrupuleusement appliquer ? J’en doute fort, ne serait-ce que pour des raisons pratiques. La plus évidente : qui décidera qu’un juge n’a pas correctement fait son travail ? Qui jugera les juges ? le Conseil Supérieur de la magistrature (CSM), des collègues, leurs copies conformes ? On a vu ce que ça donne : le juge qui offrait sa fille de 13 ans sur internet, 2 ans de prison avec sursis ; Outreau, des dizaines d’innocents en prison pendant plusieurs années, un promotion pour le juge Burgaud, qui mena en dépit du bon sens une instruction à charge ; la présidente du syndicat de la magistrature, Françoise Martres, et le scandale du « mur des cons », condamnée à 500 euros d’amende avec sursis, aujourd’hui vice-présidente du tribunal judiciaire de Bordeaux… Vous voulez d’autres juges révoqués pour leur incompétence ou des manquements graves à leur charge ? Moins d’une dizaine en 20 ans, d’après le CSM, et encore, il faudrait voir dans quelles conditions. Et ne parlons pas des juges qui n’ont jamais été inquiétés, comme le JLD (juge des libertés) qui a remis dans la nature l’assassin de Philippine, de Laura et Maurane, assassinées à Marseille par un voleur sous OQTF…

Je ne vois qu’une solution : mettre fin à l’idéologie funeste installée par Badinter, revenir sur l’individualisation des peines, et établir une grille de sanctions qui s’imposeraient au juge, selon la qualification et la gravité du délit. Il n’y a pas que les délinquants qui « comptent », les victimes, leurs familles et la protection de la société comptent aussi. On n’en a rien à faire, de savoir si l’assassin, le voleur ou le violeur faisait pipi au lit quand il était petit. Les excuses, les explications, les expertises psychiatriques, les procédures sans fin pour garantir les "droits" des mis en cause, ça n’a rien à voir avec la justice, dont le rôle est de réparer autant que possible le tort fait aux victimes et de protéger la Société ! Avec un peu de courage, les politiques devraient mettre fin à ce système kafkaïen qui non content de donner un pouvoir d’appréciation exorbitant au juge – lequel peut en user ou en abuser sans avoir à rendre de compte à quiconque -, provoque en plus l’embolie de toute la chaîne pénale.

Mais quel représentant du peuple se risquera à subir la vindicte de la magistrature ? Sarkozy a pris cher par les « petits pois ».




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