Dans la nuit de samedi à dimanche les « Français » ont assisté, résignés plus qu’effarés, à un nouvel épisode de ce qu’il est interdit de qualifier, sous peine de poursuite pour incitation à la haine raciste, de conquête du territoire français par un peuple allogène…

A l’exception du ministre de l’Intérieur, qui a estimé que ses troupes avaient parfaitement maîtrisé la situation -dans une compétition de faux-culs, il pourrait briguer facilement la médaille d’or-, tous les spécialistes, même les plus complaisants avec le (bas) régime actuel, ont été obligés de le reconnaître : samedi dernier, il ne s’agissait plus de « débordements » violents, ni même d’une « émeute », mais d’une « bataille » rangée menée dans toute la France, et pas seulement à Paris, par une population d’origine arabo-africano-musulmane remplie de haine contre les Français (oui, il fallait être garde des sceaux pour voir des Kevin et Matteo tirer au mortier sur les flics, envoyer des cocktails Molotov, des pavés, casser des vitrines, piller, incendier) . Vous me direz que ces jeunes-là, nés pour la plupart en France, sont Français, ne nous en déplaise. Hé bien non ! Ces jeunes-là ne sont pas plus Français qu’un veau qui nait dans une écurie n’est un poulain. Ils ont des papiers d’identité française. Et alors ? Ce ne sont que des papiers, qui leur donnent hélas des droits, rien que des droits ! Un Français, c’est autre chose. Ce n’est pas qu’un lieu de naissance, c’est un passé, la vision d’un d’avenir commun, des valeurs, des devoirs. Ces jeunes-là ne sont pas Français. Et pourquoi voudrait-on absolument voir en eux des Français, alors qu’eux-mêmes se revendiquent autre chose, Algériens, Marocains, Maliens, il y avait toute l’Afrique, samedi, à Paris ?
Je vais sans doute vous surprendre : ces jeunes qui cassent tout, qui ne respectent plus rien ni personne, ambulances, écoles, stades, vieux, femmes enceintes, pompiers, médecins, sont plus à plaindre qu’à blâmer. Ce qu’ils sont devenus, ils n’en sont pas responsables. Ces jeunes sont victimes d’une imposture. Ils ne se sentent pas français, ils ne veulent pas être français, ils ne peuvent pas être français, et pour cause, c’est parce que ce sont nos dirigeants, nos institutions, notre système d’éducation, nos médias, nos belles âmes compassionnistes qui les ont assignés à leurs origines. On leur raconte depuis leur naissance qu’ils sont victimes de notre système colonial, que nous sommes d’abominables racistes, que nous avons volé leurs ressources naturelles, les avons réduits en esclavage, et que par conséquent nous avons envers eux une dette imprescriptible. Mais s’ils sont tentés de remigrer vers l’autre rive, ils s’aperçoivent très vite non seulement que leurs conditions de vie seraient sérieusement dégradées, mais encore qu’ils n’ont plus grand-chose en commun avec leurs racines. Inassimilables en France, rejetés par leurs semblables à cause de leurs mœurs décalées, ressenties comme arrogantes et méprisantes, ils ne sont plus chez eux nulle part. Ces jeunes, de notre faute, sont des déracinés. Et c’est parce que nous n’avons pas voulu les assimiler comme il se doit, c’est-à-dire à coups de trique (c’est une image) et en en limitant le nombre, au nom d’une repentance imbécile qu’aucun peuple colonisé n’exigeait avant qu’on se mette en tête que nous étions des coupables ontologiques, que ces jeunes ont la « rage ».
Et ils ont d’autant plus la rage qu’ils savent instinctivement que leur cas (et par conséquent le nôtre) est désespéré. Il est trop tard pour en faire des Français, on n’en refera pas non plus des maghrébins ou des sub-sahariens en les renvoyant dans leurs pays d’origine. En fait, ils ne sont rien, rien que de la haine pure. Nous savons tous ce qu’il faudrait faire : s’asseoir sur les droits de l’homme, mettre au pas les juges rouges, le Conseil Constitutionnel et le Conseil d’État, envoyer paître l’Union Européenne et tous les professionnels de la compassion hypocrite, emprisonner des dizaines de milliers de délinquants, expulser des centaines de milliers de gens (dont une bonne part ne mérite pas de payer les pots cassés par d’autres), pour ne considérer que l’intérêt national… Mais quel homme providentiel sera prêt à perdre son âme pour sauver la France ?
En tout cas les premiers jugements en comparution immédiate des émeutiers de samedi démontrent une fois de plus que les « belles âmes » n’ont pas renoncé à détruire la France. Pas un seul d’entre ces « victimes de l’État colonial n’a dormi en prison le soir de sa condamnation !

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