Et le pire, c’est que vous en redemandez.

Une fois de plus, nos (de moins en moins) belles cités sont ravagées par toutes sortes de racailles. Une fois de plus, les forces (bien mal nommées) de « l’ordre », en prennent plein la tête, et de tous les côtés, de leur hiérarchie, de l’IGPN, des médias subventionnés, de la justice, du ministre de l’intérieur, et, il n’allait pas rater l’occasion d’une ignominie de plus, de notre micro-président. Une fois de plus, les casseurs ne seront pas les payeurs. Une fois de plus, la justice ne suivra pas son cours, les gardés à vue sortiront libres des tribunaux, auréolés de leur brevet de « résistance ». Une fois de plus, après les vacances, on passera à autre chose. Une fois de plus, on nettoiera les tags remplis de fautes d’orthographe, on remplacera, au frais de Nicolas, les poubelles, les abribus brûlés, les vitrines brisées, et une fois de plus, aucune (si mal qualifiée) autorité, ne décidera de rétablir manu militari l’ordre improprement appelé « républicain » - vous aurez noté que le mot « démocratie » a disparu du vocabulaire politique, sans doute parce que si la France est encore une République, il y a belle lurette que nos élus ne se soucient plus de l’avis du peuple, fondement de la démocratie -.
Vous me direz que nos gouvernants sont paralysés par le syndrome Malik Oussekine -un jeune « tué » par deux voltigeurs pendant les manifestations contre la loi Devaquet-, c’est aussi ce que j’ai longtemps cru. Mais l’explication de « jeunes » angéliques martyrisés par une police diabolique ne tient que si les agitateurs de cette fable y trouvent leur intérêt. Et de désigner l’agitateur en chef : Mélenchon et sa clique de bras casseurs. Ben voyons ! Que Mélenchon joue les pyromanes, c’est incontestable. Que ce soit un authentique salopard, je souscris. Qu’il œuvre à détruire tout ce qui de près ou de loin constitue l’identité de la France, c’est évident. Mais qu’il gagne à orchestrer un bordel qui le dépasse, lui-même s’est rendu compte qu’il risquait de le payer très cher. C’est pourquoi après ses vitupérations indignées contre la police des premiers jours, il met ces temps-ci un sérieux bémol à sa partition guerrière. Non, non, au risque de vous surprendre, dans cette révolte surjouée, Mélenchon serait plutôt le dindon de la farce (ou alors, il jouerait un double jeu, ce qui ne serait pas tellement surprenant de sa part).
Et si on se posait la question de qui va au bout du compte profiter tout ce cirque ? Qui a gagné, en mai 68, sinon le pouvoir en place, les bénéficiaires du fromage républicain ?. Vous entendez déjà la petite musique habituelle destinée au bon peuple de ravis de la crèche. Sur les "islamo-gauchistes" : vous n’allez quand même pas porter au pouvoir ces enragés qui vont augmenter vos impôts, confisquer l’appartement que vous n’avez même pas fini de payer, diminuer vos retraites, désarmer la police, vous abandonner au couteau d’égorgeurs ayant omis de prendre leurs médicaments… et sur "l’extrême-droite", vous rendez vous compte que si Marine le Pen arrive à la tête de l’État, ce sera la révolution permanente. Ce qui se passe en ce moment à Paris, Nantes, Marseille etc…, vous le vivrez tous les jours. Alors qu’avec nous, centristes remplis de bienveillance, tout va bien se passer, ne vous inquiétez pas. Vous continuerez à vivre tranquillement, vos retraites ne seront pas amputées, ou à peine, vous ne devrez pas travailler jusqu’à la mort, mais seulement jusqu’à 70 ans, vos impôts n’augmenteront (presque) pas, vous pourrez sortir de chez vous à condition de porter un masque et de rentrer avant 20 heures. En attendant, votez pour nous, nous veillons pour vous.
Et les Français, vous croyez qu’ils ne vont quand même pas se faire encore une fois empapaouter ? Mais bien sûr que oui. Vous m’objecterez que les sondages montrent d’une manière indiscutable qu’une énorme majorité de Français veut plus d’autorité, moins d’immigration, moins d’avantages sociaux pour les non-contributeurs, etc, etc… Mais aucun sondage ne demande aux Français s’ils sont d’accord, en échange de la réalisation de leurs vœux, pour travailler plus longtemps, par exemple, ou pour sacrifier un minimum de leurs avantages acquis pour sauver le pays. Les américains ont une expression qui résume le dilemme : les NIMB (Not In My Backyard) – pas dans mon arrière-cour. D’accord pour que tout le monde fasse un effort, mais moi, je ne peux pas. Tout est dit.
NotreJournal

Nouveau