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Remises de peine… C’est black Friday tous les jours.

, par  NEMO , popularité : 45%
NJ-Ile de France
Bonjour Visiteur à partir du 15 juillet 2025

Lorsque leurs assassins bénéficient d’une remise de peine pour bonne conduite, c’est à une augmentation de peine pour « mauvais » chagrin que les familles des victimes sont condamnées.

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Nous sommes en correctionnelle ou aux Assises. Le malfaiteur a été définitivement condamné à une peine de prison, après avoir bénéficié de toutes les garanties offertes par l’ « Etat de Droit » : enquête à charge et à décharge (surtout à décharge, lorsque l’auteur est une « victime » de la société colonialiste, islamophobe, xénophobe…), avocat payé par le contribuable s’il est insolvable, soins médicaux s’il a été blessé lors de son arrestation, soins psychiatriques s’il parait quelque peu dérangé, condamnation en première instance confirmée en appel et en cassation, voire jusqu’à la Cour Européenne des Droits de l’Homme – le tout sous le contrôle pointilleux et sourcilleux du juge des libertés et de la détention, toujours prêt à le remettre dans la nature au moindre manquement dans une procédure de plus en plus kafkaïenne. On pourrait donc penser, naïvement, qu’à l’issue de ce parcours du combattant, la peine prononcée est le juste châtiment du délit ou du crime dont le condamné s’est rendu coupable, et que celui-ci paiera plein tarif pour sa faute. Eh bien non. Et pour une fois, feu Robert Badinter n’y est pour rien, il a fallu qu’un esprit dérangé imagine, en 1958, en pleine guerre d’Algérie, de créer de toute pièce, comme si on avait besoin d’encore plus de fonctionnaires irresponsables, la fonction de Juge de l’Application des Peines.

Prenez, mettons, au hasard, un maghrébin qui a été condamné, pour avoir poignardé à mort Adrien Perez à la sortie d’une boite de nuit de Grenoble, à 15 ans de prison par une cour d’Assises, après avoir bénéficié de toutes les garanties de la défense que j’ai décrites ci-dessus. Vous conviendrez que 15 ans, ce n’est déjà pas cher payé pour ce crime abject. Eh bien c’était encore trop pour un JAP qui a décidé que compte tenu de son parcours exemplaire en prison (il n’y a tué personne, étonnant, non ?) il « méritait d’être remis en liberté (bracelet pendant un an, puis conditionnelle si tout va bien) au bout de seulement 7 ans. Dites-moi, à quoi ça sert, alors, une cour d’Assises ? A quoi ça sert, les jurés ? On ne se foutrait pas de leur gueule ? C’est black friday ? Le meurtre vaut 15 ans, on le solde à 7 ? Le JAP, en l’espèce, fait exactement ce qu’il veut. Il a bien l’obligation de consulter une « commission » avant de prendre sa décision, mais il n’est pas tenu de suivre son avis – non, mais, c’est qui le chef ? - Il décide seul. Le parquet peut toujours faire appel, cet appel n’est pas suspensif, et devinez qui juge en appel ? La section de l’application des peines de la Cour d’Appel ! C’est ma marotte depuis mes lointaines études de droit : je n’ai jamais compris ce système de remise de peine. Vous avez tué quelqu’un qui ne vous a rien fait, comme c’était de cas d’Adrien, sinon qu’il se portait au secours d’un ami agressé, vous en prenez pour 15 ans (une paille ! je le répète), vous devez payer rubis sur l’ongle jusqu’à la dernière heure du dernier jour. Et vous n’avez pas de permission de sortie, de visite de planétarium, vous ne recevez pas votre compagne dans une chambre nuptiale, vous ne faites pas du karting, et encore moins des compétitions gardiens-prisonniers. Et si vous n’avez pas une conduite « exemplaire » en prison, vous prenez du mitard et de la tôle en plus, pas l’inverse. Parce que votre victime, elle, n’aura pas de permission de sortie de sa tombe. Elle n’aura plus droit à rien, sinon au néant et au chagrin. Pendant que l’assassin de leur fils, père, frère, époux, aura bénéficié d’une remise de peine pour bonne conduite, la famille de la victime, elle, c’est à une peine perpétuelle supplémentaire qu’elle est condamnée.

Quand j’entends les mots « justice restaurative », réinsertion, vous n’aurez pas ma haine, marche blanche, bougies, fleurs et nounours, j’ai envie de sortir mon revolver. Rassurez-vous, je n’en ai pas… encore.

Note : dans la même veine, j’ai du mal à comprendre que lorsque vous avez commis plusieurs délits et crimes avant d’être pris, vous êtes certes jugé pour chacun de ces délits et crimes, mais seule s’appliquera la peine la plus lourde – contrairement aux États-Unis, par exemple, où les peines s’accumulent. Alors là, oui, quand vous avez pris pour 150 ans de prison, une remise de peine de 20 ans, à la rigueur, pourquoi pas !