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L’euthanasie… je suis pour !

, par  NEMO , popularité : 68%
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Bonjour Visiteur à partir du 15 juillet 2025

Coup dur pour les promoteurs de l’euthanasie, blackboulés par le Sénat. Après tant d’années d’effort, d’abnégation, de manifestations, de don de soi à la cause, on ne peut pas les laisser sur une aussi cuisante défaite. Il faut absolument qu’on leur trouve un lot de consolation, et je crois que j’ai l’idée qui va les satisfaire.

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Ils avaient pourtant pris toutes les précautions pour faire passer en douceur leur obsession mortifère : non, non, proclamaient-ils la main sur le cœur, il n’est pas question d’euthanasier les vieux, les déficients mentaux, les déprimés, les inutiles, en usant, (définition du Larousse), de « procédés qui permettent de hâter ou de provoquer la mort de malades incurables qui souffrent et souhaitent mourir ». Il s’agit au contraire de faire œuvre de compassion, en accordant aux personnes qui le souhaitent (quitte à ce qu’on les aide à le souhaiter) le « droit à l’aide à mourir », ou, après qu’on s’est rendu compte que le terme était trop brutal, en lui accordant une « assistance médicale à mourir ». Jamais nous n’inciterons un malade à consentir à son élimination. Jamais, dans le pays des droits de l’homme, le mot euthanasie ne sera prononcé, ou écrit dans une loi. Ce serait une abomination, une rupture anthropologique, la négation de la démocratie, dont Saint Robert Badinter, le héraut de l’abolition de la peine de mort disait « qu’une démocratie ne tue pas ».

Patatras (provisoire, ils reviendront à la charge), le Sénat réactionnaire, fasciste et cul béni a dit non. Laissez les vieux, les déficients mentaux, etc… crever de leur sale mort, ce sera bien fait pour eux. Et les euthanasistes compassionnistes sont effondrés devant ces cœurs secs. Hé bien je crois qu’on pourrait quand même leur redonner foi en l’humanité progressiste, sans pour cela provoquer polémiques, combats d’arrière-garde et indignations surjouées. Non, mesdames et messieurs les « Gentils », votre combat n’aura pas été inutile. Une mesure simple, qui vous remettra du baume au cœur, et qui, cerise sur le gâteau, devrait rassembler les Français de souche, les bi-nationaux, les étrangers en situation régulière et jusqu’aux clandestins : accorder une assistance médicale qui rendrait inoffensifs les couteaux et autres armes par destination qui, n’ayant pas pris leurs médicaments, égorgent, assomment, violent une pauvre victime à un moment où leur discernement est sérieusement altéré. En fait, il s’agit de mettre fin aux souffrances morales du dément criminel qui, revenu à la raison après son forfait, s’aperçoit qu’il a commis l’irréparable, qu’il ne peut plus vivre avec ce poids sur la conscience, mais qui a du mal (ça se comprend et il faut l’aider) à en tirer une conséquence définitive. On pense à l’assassin de Philippine, au violeur d’une grand-mère de 90 ans, aux terroristes encore vivants du massacre du Bataclan, à la tortionnaire de Lola, et à tant d’autres psychopathes qui traînent leur âme en peine d’hôpitaux psychiatriques débordés en prisons surpeuplées… en attendant d’être remis en circulation. Il y a les cauchemars, l’angoisse de la liberté retrouvée, les réveils en sueur, le cœur battant la chamade. Ils ne vont quand même pas oser ! Si je sors, c’est sûr que je vais recommencer ! Ce n’est pas possible. Je veux disparaître, ne plus me réveiller, qu’on m’empêche définitivement de faire le mal… S’il vous plait !

N’est-ce pas une grande cause à laquelle pourraient, que dis-je, devraient se consacrer absolument les euthanasistes, plutôt que de s’acharner sur des vieux qui, certes, pour certains, ont été de farouches partisans de l’euthanasie quand ils étaient jeunes et pétaient la santé, mais qui le sont nettement moins quand ils arrivent au bout du voyage ? Accéder à la supplique des malheureux couteaux et autres assassins, voilà le combat qui fait sens et que Saint Badinter ne saurait renier. Oui, je le proclame, n’ayons pas peur des mots, ne nous cachons pas derrière l’aide médicale à mourir. L’euthanasie, dans ces cas-là, je suis pour !

P.S. : permettez-moi de manifester toute mon admiration pour la Jeanne d’Arc de la cause, j’ai nommé Line Renaud ! Plutôt que de s’appliquer à elle-même l’euthanasie à laquelle, du haut de ses 97 ans, elle est éligible, et de profiter d’un repos éternel bien mérité, elle préfère, en toute abnégation, continuer le combat sur Terre. Chapeau, madame !