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Qui veut la peau des paysans ?

, par  NEMO , popularité : 77%
NJ-Ile de France
Bonjour Visiteur à partir du 15 juillet 2025

Je ne peux pas croire que nos têtes pensantes aient été assez stupides pour ne pas avoir sciemment organisé la mort de l’agriculture française, parce que s’il n’y avait pas une volonté de faire disparaître nos paysans, les solutions pour qu’ils vivent décemment de leur travail (et sans qu’on leur fasse l’aumône) existent…

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Nul besoin d’être diplômé d’une de ces grandes écoles qui forment l’élite de la nation pour comprendre que si, dans un match de boxe, vous attachez les mains dans le dos d’un des deux pugilistes, c’est l’autre qui va gagner. Eh bien c’est exactement le traitement que l’on réserve à nos paysans, pour qu’ils perdent à coup sûr. Trente mille fonctionnaires au ministère de l’agriculture occupent tout leur temps à leur imposer contrainte sur contrainte, interdiction sur interdiction, au nom de la santé publique (comme si les produits issus de la terre française étaient à priori nocifs), au nom du réchauffement climatique (les pets de vache, le diésel des tracteurs, voilà les ennemis), du bien-être animal (les paysans sont des tortionnaires en puissance, c’est bien connu). Et comme si ce n’était pas suffisant, on les oblige à remplir des monceaux de paperasses pour que les fonctionnaires ci-dessus cités justifient leur existence par la nécessité de vérifier que ces monceaux de paperasse qui ne servent à rien ont bien été remplis comme il se doit, et que leur contenu inapplicable est respecté à la virgule près.

Si les paysans sont à ce point harcelés (ils ne sont pas les seuls, mais ils arrivent largement en tête des victimes du délire normatif), Il y a bien sûr la détestation des « puissants » vis-à-vis de ces trublions qui ne veulent pas se plier au monde nouveau, se prétendent libres, quitte à travailler 10 heures par jour pour gagner une misère, et qui sont fiers de leurs racines, de leur terre, et de ce qu’ils sont. La liberté, nous le constatons de plus en plus ouvertement, est insupportable à ce monde sans racines, sans idéal, sans coeur. Il y a bien sûr le profit -suivez l’argent- qui est la raison d’être des grands trusts agro-industriels : il est plus facile et surtout plus rentable de fabriquer des ersatz de viande à partir du pétrole, de produire des fruits et légumes sans goût dans des latifundia où la mécanisation et une main d’œuvre bon marché seront la règle (pécheurs : même punition, même motif, vous êtes appelés à être remplacés par des élevages concentrationnaires). Il y a tous les vampires abreuvés aux confortables dividendes servis par l’internationalisation des marchés. Ne vous en faites pas, s’il y en a qui perdent à ce jeu de monstres, d’autres gagnent, et pas qu’un peu.

Mais il y aussi, et c’est encore plus grave parce que cela relève d’une bêtise insondable, ces écologistes des villes qui, comme l’a déclaré sans la moindre honte, et sans que la terre s’ouvre à ses pieds et l’engloutisse, leur porte-parole Sandrine Rousseau : « les paysans, je n’en ai rien à péter de leur rentabilité ». Ou plus élégamment traduit, qu’ils crèvent, ces pollueurs, ces empoisonneurs, ces ploucs, ces assassins de veaux, vaches, cochons, couvées. A nous les steaks au soja, le quinoa, les graines de chia et le tofu, produits dans des pays parfaitement respectueux de l’environnement (lol) - pays dans lesquels les enfants triment 12 heures par jour -. A nous ces campagnes où nous pourrons acheter pour une bouchée de pain la ferme d’un paysan suicidé sans héritier, dans laquelle nous pourrons passer les week-ends sans être incommodés par le meuglement des vaches, les cocoricos des coqs ou le bêlement des moutons.
Bande de crétins ! S’il n’y a plus de paysans, adieu les vertes campagnes. Les champs livrés aux orties et aux chardons, les forêts impénétrables. Et surtout, adieu à notre indépendance alimentaire. Mais vous n’en avez rien à péter, si on meurt de faim ou si on bouffe de la merde, du moment que la planète est sauvée de l’homo agricolus !

Si nos minus politiques, corrompus ou tout simplement lâches, n’étaient pas complices (et acteurs) de la condamnation à mort des paysans, s’ils voulaient vraiment sauver, comme ils le proclament la main sur le cœur, l’agriculture française, la solution est à leur portée. Elle n’est même pas compliquée. Ainsi, puisqu’on impose des contraintes sanitaires à nos propres agriculteurs, n’entreraient en France que des produits respectant ces mêmes contraintes. Nos trente mille fonctionnaires du ministère de l’agriculture seraient utilisés avec profit à contrôler la qualité des marchandises importées, plutôt qu’à harceler nos producteurs – m’est avis que nos paysans n’auraient pas grand-chose à craindre d’une concurrence loyale. Et puis, s’il y a une chose que les agriculteurs détestent, c’est qu’on leur fasse l’aumône. Les agriculteurs n’ont pas besoin de subventions ou de compensations, ils veulent être rémunérés pour leur travail. Les agriculteurs, on ne le souligne jamais assez, exercent une double mission de service public : nourrir les Français en toutes circonstances -ils sont aussi indispensables que nos armées - ; préserver et entretenir le patrimoine foncier du pays. A ce double titre, les paysans Français doivent être considérés comme des entreprises de services, qui agissent pour le bien de la collectivité nationale et doivent être rémunérés en conséquence. Et avec quel argent, me direz-vous ? Hé bien, la collectivité nationale ne manque pas de prestataires de conseils bidon, d’associations qui crachent à la gueule de la France, de comités Théodule, d’agences, de commissariats à ceci et à cela, tous plus inutiles et dispendieux les uns que les autres. Et puis il y a l’Europe. Nous sommes contributeurs nets pour plus de 10 milliards d’euros à une politique européenne que nous n’avons pas choisie. Avec un petit effort d’imagination, on pourrait récupérer une partie de cet argent « improductif » pour l’utiliser à meilleur escient, ne trouvez-vous pas ?