Le 2 mars, depuis son sous-marin nucléaire, Emmanuel Macron a joué les stratèges souverainistes, appelant à une Europe de la défense. Mais ce théâtre d’ombres militaires ne saurait masquer la capitulation sans condition de notre État face aux géants du numérique américains.
mise à jour le 13/03/26
Alors que notre cher président enfile le costume du souverainiste sur le gaillard d’un sous-marin, l’analyse implacable de Fabrice Epelboin met à nu une reddition numérique inouïe.
Comme le démontre Fabrice Epelboin, l’obsession de notre cher président pour le glaive rafale et le bouclier nucléaire relève de l’écran de fumée, une « illusion de semi-souveraineté » qui nous rend aveugles à la colonisation numérique la plus totale. Pendant que l’exécutif pose en costume-cravate sur nos bâtiments de guerre, il organise méthodiquement, avec une accélération notable sous Macron, le pillage de nos données les plus sensibles – santé, administration, État – offertes sur un plateau aux GAFAM.
Cette politique de la terre brûlée, couplée aux nouvelles législations comme le « digital omnibus » qui détricotent nos dernières protections, achève de transformer la France et l’Europe en une simple colonie de données pour les Américains, exactement comme nous exploitions jadis les matières premières africaines. Le discours souverainiste n’est dès lors qu’un numéro de marionnette d’une hypocrisie rare, servi par ceux-là mêmes qui ont scié la branche sur laquelle ils feignent aujourd’hui de vouloir s’asseoir.
par Yoann
