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Macron, un Tyran de comédie ?

, par  NEMO , popularité : 39%
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Ce serait un moindre mal. Je crains, hélas, que les mots « de comédie » soient de trop. Démonstration par le livre de Philippe Bornet, « Aujourd’hui la tyrannie ».

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J’écoutais l’autre jour sur CNews l’inénarrable Robert Ménard sommer Marine le Pen et Eric Zemmour de qualifier Vladimir Poutine de « dictateur ». Jamais ils ne l’ont fait, jamais ils ne le feront, c’est un point majeur de divergence entre nous, clamait-il… en n’oubliant pas d’ajouter combien Macron avait la juste attitude dans le conflit méchante Russie contre camp du bien.

Ce terme de « dictateur » appliqué à tout bout de champ au maître du Kremlin par le chœur des bienheureux m’a donné envie de faire un peu de publicité à l’ouvrage cité plus haut, pile poil au cœur du sujet qui nous occupe. Philippe Bornet commence par rappeler que la souveraineté, selon la conception romaine qui est à la base de notre système juridico-politique, est constituée de deux blocs : l’autorité et la puissance. La dictature est la restauration de la souveraineté par l’augmentation de l’autorité. Sous les Romains, le Sénat nommait un dictateur, muni des pleins pouvoirs, le temps de régler un problème grave et ponctuel. Quand le dictateur avait rétabli la souveraineté, il rendait le pouvoir aux autorités constituées.
La tyrannie, c’est exactement l’inverse : un gouvernement en perte d’autorité n’a plus que la contrainte et la puissance pour se faire obéir. Quand le dictateur s’impose par la parole et par la loi, le tyran recourt à la force brutale : police, armée, services spéciaux.
Lorsque les pensionnaires des plateaux TV qualifient Poutine de « dictateur », c’est que leur ignorance crasse les fait prendre un terme pour un autre. C’est évidemment à l’abominable tyran Poutine qu’ils pensent (peut-être considèrent-ils aussi le terme de tyran comme daté)…

Alors, concrètement et objectivement, qu’est-ce qu’un tyran ? Philippe Bornet propose 10 critères qui permettent de le reconnaître à coup sûr  : une nullité stratégique crasse…, un système bureaucratique à sa dévotion…, une information cadenassée, sous contrôle étroit…, la détestation de la famille et du mariage…, une fascination pour la technologie…, le déplacement (le remplacement) des populations…, la soumission à des influences étrangères…, la mise en place d’un passeport intérieur…, la mise à profit des épidémies…, l’instrumentalisation de la religion.
A l’aune de ces critères, Poutine est-il un tyran ? Je ne connais pas assez la Russie pour avoir une opinion tranchée, encore qu’il y ait au moins deux critères qui ne collent pas : la nullité stratégique, quand Poutine veut rétablir la grandeur de la Russie ; la soumission à des influences étrangères, quand l’Occident lui reproche justement de ne pas accepter de se coucher devant les dictats américains.

En revanche, j’ai découvert avec une certaine stupéfaction qu’il y a aujourd’hui, près de chez vous, un chef d’État à qui, sans trop forcer et avec un minimum de mauvaise foi, tous les critères pourraient s’appliquer. Oui, oui, oui, tous, sans en omettre un seul. Etonnant, non ? Et ce chef d’État, c’est, je vous le donne en mille, oui, vous brûlez, c’est notre Macronul national !
Voyons un peu :
- la nullité stratégique : la catastrophe énergétique (Alstom vendu aux américains et racheté deux fois plus cher, le démantèlement du nucléaire), le contrat du siècle des sous-marins australiens torpillé (c’est le cas de le dire), les Rafale Suisse, les coups de Jarnac des Allemands, des Anglais, des Américains, la soumission à l’Algérie et au Maroc, la décapilotade au Mali, la guerre économique à la Russie qui nous retombe sur le nez, la gestion du Covid, des Gilets Jaunes… N’en jetons plus, la cour est pleine.
- Le système bureaucratique : la multiplication des comités Théodule pour mettre à l’écart la représentation nationale, le limogeage de tous ceux qui déplaisent au prince, remplacés par des ectoplasmes, la fermeture de l’ENA, le démantèlement du corps diplomatique, les nominations arbitraires, les ministres petits pois…
- Une information sous contrôle : jusqu’à créer un organisme chargé de débusquer les fakenews, en clair les nouvelles qui ne conviennent pas au conducator.
- La détestation de la famille et du mariage : le mariage pour tous qui perd tout son sens, la GPA et la PMA, les avancées sociétales, l’euthanasie, l’avortement industriel, c’est ni plus ni moins que programmer la fin de la famille, pilier de toute Société, sans laquelle notre monde ne peut que se désintégrer (Macron, doit-on le rappeler, n’a pas d’enfant).
- Une fascination pour la technologie : rappelez-vous la France Startup Nation, la Seine Saint Denis nouvelle Californie sans la mer, le financement de la campagne Macron par Bill Gates, Mark Zuckerberg, McKinsey, les pitreries de notre président sur les réseaux sociaux, la honte…
- Le déplacement des populations : c’est tout chaud, peupler les campagnes avec des migrants, quelle bonne idée progressiste ! Mais pas à Hossegor ou au Touquet, le vivre ensemble, c’est bon pour les ploucs.
- La soumission à des influences étrangères : Macron, le toutou de plusieurs maîtres, les Américains, les Allemands, l’Union Européenne… et jusqu’à l’Algérie, ça fait beaucoup, même pour quelqu’un dont il se murmure qu’il aime se faire (censuré)… non ?
- La mise en place d’un passeport intérieur : le passe sanitaire, c’est quoi, l’objectif, d’après vous ? et la carte d’identité biométrique, le paiement sans contact, la carte vitale, le compteur Linky…
- La mise à profit des épidémies : pour serrer la vis, gouverner par la peur, c’était déjà vrai pour Denys le Tyran, au 5ème siècle avant Jésus Christ, c’est dire que le nouveau monde n’a rien inventé avec le Covid dont nous attendons avec angoisse la 8ème vague, suivie de la 9ème, 10ème, et quand ça ne marchera plus, on nous sortira la variole du singe, du cochon, du cheval, du poulet...
- Enfin, l’instrumentalisation de la religion : quitte à en créer une nouvelle. Et quelle est la nouvelle religion d’aujourd’hui ? l’écologie, œuf corse ! le réchauffement climatique, tout le monde à genoux devant Greta Thunberg, la grande prêtresse de l’apocalypse. Chassez ce diabolique CO2 que je ne saurais voir.

Et dire que ce zigoto a été élu pour la deuxième fois président de la France. « Mon Dieu, mon Dieu, faites que ce soit, un mauvais rêve, réveillez-moi, réveillez-moi » (Claude Nougaro)