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La sortie des Emirats arabes unis de l’OPEP est une bonne nouvelle pour les Occidentaux

, par  Yves Bourdillon , popularité : 66%
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Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.

Le départ surprise des Emirats arabes unis, mardi, soir, de l’OPEP, constitue un rude coup pour ce cartel, de loin le plus efficace de tous les temps et certainement le plus crucial, étant donné le poids du pétrole dans l’économie mondiale. Les cartels comme l’OPEP restreignent l’offre, faussent les prix et limitent la concurrence.

Une bonne nouvelle pour les consommateurs d’or noir, notamment les Occidentaux, et les ennemis pour raison doctrinale, de toute entrave au fonctionnement libre d’un marché, et donc une mauvaise nouvelle pour la Russie et l’allié régional d’Abu Dhabi, l’Arabie saoudite, aux intérêts divergents depuis quelques temps ; les Emirats arabes unis ont clairement annoncé que leur départ de l’organisation, qu’ils avaient rejointe en 1967, était motivé par le souci de « l’intérêt national », en clair pouvoir pomper et vendre autant de pétrole qu’ils en ont envie. Avant le conflit au Moyen-Orient, les Emirats arabes unis figuraient au quatrième rang des 22 producteurs de l’alliance, derrière l’Arabie saoudite, la Russie et l’Irak, avec environ 3,5 millions de barils par jour (mbj).

Après le départ du Qatar en 2019, puis de l’Equateur et de l’Angola, l’annonce d’Abou Dhabi crée la surprise même si la monarchie, désireuse de produire plus pour engranger plus de recettes, avait fait entendre une voix dissonante au sein du groupe ces dernières années. Elle avait d’ailleurs reçu un traitement de faveur pour augmenter ses quotas de production davantage que ses partenaires. Mais ces concessions n’ont visiblement pas suffi, au moment où l’impact de la guerre au Moyen-Orient pose de nouveaux défis. Son départ peut aussi s’interpréter comme une réaction aux bombardements iraniens depuis le début de la guerre déclenchée le 28 février par Israël et les Etats-Unis, et notamment au faible soutien apporté par Riyad. Ces deux anciens alliés sont en désaccord sur plusieurs sujets de politique étrangère, et leur brouille a publiquement éclaté en décembre à propos du Yémen où ils soutiennent des factions rivales, mais aussi au Soudan.

Fondée en 1960, l’OPEP, qui réunit actuellement, dans l’attente du départ émirati, 12 membres sous la houlette de Ryad, a noué en 2016 une alliance avec dix autres pays, dont Moscou, sous la forme d’un accord appelé Opep+, cela dans l’optique de limiter l’offre et de soutenir les cours face aux défis posés par la concurrence américaine, devenu numéro un mondial grâce à l’entrée en exploitation des puits de pétrole de schiste. En outre, Abou Dhabi est l’un des seuls membres avec l’Arabie saoudite à posséder des capacités de production inexploitées, un levier essentiel pour la mission de régulation des prix du group.

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Voir en ligne : https://contrepoints.org/la-sortie-...