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Intelligence artificielle ou humanité ? Qui va gagner ?

, par  NEMO , popularité : 1%
NJ-Ile de France

C’est la question philosophique de comptoir du moment. Est-ce que les machines vont nous dépasser ? Nous remplacer ?...

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Aristote, au 4ème siècle AVJC, énonçait que ce qui différenciait l’homme de l’animal, c’était le rire. Affirmation immortalisée par la célèbre formule de Rabelais (et non pas de Bergson) : « rire est le propre de l’Homme  ». Descartes, de son côté, pensait que les animaux étaient ni plus ni moins que des machines. En fait, on s’est rendu compte récemment que certains animaux supérieurs riaient, pouvaient faire des « farces », mais, n’exagérons rien, cela reste à un niveau relativement modeste.

Je vais pourtant me risquer à avancer une théorie qui m’est toute personnelle (à moins que d’autres l’aient émise avant moi sans que je le sache) : ce n’est pas tant le rire en général qui fait de l’homme un être unique dans la Création, mais une de ses composantes particulières, l’humour. L’humour qui, contrairement aux prestations insipides de nos si-mal nommés « humoristes », n’est pas le fait de se moquer grassement et sans risque des absents, mais de rire de soi-même en illustrant ses propres travers, ses petites mesquineries, ses ridicules pitoyables, bref, la faculté de ne pas se prendre au sérieux. Pour ce que j’ai constaté de l’intelligence artificielle, je ne doute pas que les robots qui sont supposés égaler l’Homme, voire le surpasser, soient un jour dotés de la fonction « rire » (c’est un pur problème de programmation, et vu ce qu’on fait avec le moindre smartphone, on y arrivera). Par contre, des « machines » qui ne se prendraient pas au sérieux, qui se moqueraient d’elles-mêmes, qui par conséquent bénéficieraient d’une forme de « pensée » que l’on pourrait qualifier de « libre » (l’humour est le fondement de la liberté), donc qui pourraient se mettre en grève, contester, aimer, se juger et juger, n’en faire qu’à leur « tête », quelle espèce d’investisseur fou serait prêt à financer un projet pour créer des « monstres » qui se retourneraient un jour contre lui ?

Alors, me direz-vous, en poussant un soupir de soulagement, nous aurons toujours au moins cet avantage-là sur les machines. Certes, elles pourront faire des tas de choses (pour la plupart inutiles) que nous ne savons pas faire, elles iront plus vite que nous (pour aller où ?), elles nous remplaceront dans des tas de domaines (et nous, on s’occupera à quoi ?), mais elles ne sauront pas se foutre de leur propre gueule comme nous nous foutons de la nôtre… L’intelligence artificielle restera toujours (au moins pour le prochain millénaire) soumise à l’homme, comme les animaux qui peuvent rire mais pas d’eux-mêmes…

Et c’est là que la bonté naturelle de l’Homo-éliticus de Davos a pris le pas sur ses intérêts égoïstes… Si l’intelligence artificielle ne va pas à l’homme, faisons que ce soit l’homme qui aille à l’intelligence artificielle. L’IA n’a pas d’humour ? Elle nous prouve tous les jours, par son efficacité et sa docilité qui dépasse largement celle de l’être humain, que l’humour non seulement ne sert à rien, mais qu’il est mauvais pour le bien être des hommes, des femmes, des LGBTQI+, des animaux, des végétaux et de la planète.

Soyons sérieux. Nous vivrons soumis et heureux !