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C’était un 24 octobre 1870 : le décret Crémieux

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portant le nom d’Adolphe Crémieux (de son vrai nom Isaac Moise), député et ministre, et cosigné par Clémenceau, il accorde, en profitant de la débâcle de 70, la nationalité française aux Israélites indigènes des départements d’Algérie.

Il restera en vigueur jusqu’à l’indépendance (hormis sous l’État français).
Dans une circulaire adressée aux maires le 3 mai suivant, son instigateur Crémieux tente de se justifier « nous devons être disposés à accorder la nationalité française aux étrangers animés de l’esprit de nos institutions républicaines et qui, en outre, ont apporté en France, soit des capitaux, soit des industries [...] ».

Son décret déclenche un tel tollé que, le 21 juillet 1871, Thiers propose son abrogation.
Alphonse de Rothschild menace de retirer ses concours aux emprunts engagés par l’État : le décret est maintenu.

Pourquoi Isaac Moïse, de papiers français, voulut-il « naturaliser » des non français ?
Cette disposition législative farfelue et totalement injustifiée est le simple fruit du communautarisme juif, qui fait fi des frontières.

Par ailleurs, les musulmans d’Algérie ont été légitimement indignés de ce traitement de faveur pour les seuls juifs, et de là allait naître un malaise qui allait se payer cher.

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