Syndicats et manifestants ont défilé vendredi pour des hausses de salaires et contre la remise en cause du caractère férié et chômé du 1er-Mai, en ce jour où de nombreux boulangers et fleuristes ont fait travailler leurs salariés, avec le soutien de l’exécutif.
Devant le rejet unanime des syndicats, le gouvernement avait écarté une proposition de loi de Gabriel Attal visant à élargir le travail salarié le 1er-Mai. Le problème, comme pour toute dérogation, est que cela provoque forcément un deux poids deux mesures ; pourquoi les boulangeries auraient-elles droit d’être ouvertes ce jour-là et pas les boucheries, les marchands de fruits et légumes, ou les poissonniers ? Pourquoi les hôtels, les cafés et les restaurants bénéficient-ils d’une dérogation du fait qu’ils sont considérés comme « activités ne pouvant être interrompues vu leur participation à la continuité de la vie sociale, et pas d’autres ? Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie et de la boulangerie-pâtisserie française, a assuré que « 70% des boulangeries » seraient ouvertes.
Le 1er mai est chômé, avec restriction plus ou moins sévères sur le travail volontaire payé double, dans près de 160 des 193 pays du monde. Il est considéré mondialement comme la Fête du Travail et des Travailleurs, date fixée en commémoration de la répression sanglante d’une grève aux Etats-Unis fin XIXème siècle… qui le fêtent en…septembre mais il ne s’agit pas d’un jour chômé obligatoire. Pas de fête au Royaume-Uni.
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