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La France, un canard sans tête.

, par  NEMO , popularité : 31%
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Du sommet de l’État, au plus petit rouage de la « République », il n’y a plus d’abonné au numéro que vous demandez (sauf les impôts, bien entendu).

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Macronain est intervenu dimanche soir à la télé pour, au fait pour quoi ? Lui qui aime tant parler de guerre, « nous sommes en guerre », à tout bout de champ, pour le Covid, pour le réchauffement climatique, pour l’Ukraine, pour le détroit d’Ormuz, pour l’invasion de punaises de lit, contre les fake-news, les ingérences étrangères et intérieures (autre nom de l’opposition), du ton pénétré et grandiloquent qu’il affectionne, aujourd’hui que nous sommes vraiment en guerre, que la France est à feu et à sang, ça ne lui est pas venu à l’idée, dans son allocution martiale, de parler de guerre. Il n’a d’ailleurs parlé de rien, comme d’habitude, et il a bien fait, puisque de toute façon tout le monde, urbi et orbi, se fiche complètement de ce qu’il pense, de ce qu’il dit, et de ce qu’il ne fait pas.

Macronain, qui aime tant se déguiser en baroudeur, se faire hélitreuiller sur un sous-marin nucléaire, faire des pompes avec les militaires, chanter de l’Aznavour avec le président arménien, apparemment, ça ne lui disait rien de se déguiser en CRS pour déguster avec eux du pavé dans la tronche. Comme pour les gilets jaunes, il s’est réfugié dans son bunker élyséen, un hélicoptère prêt à l’exfiltrer au cas où des manifestants (pour lesquels la police aurait d’après lui manqué d’empathie) décident de lui rendre une petite visite de courtoisie.
Macronain, Néron de carnaval, assistant au concert de Céline Dion pendant que la France brûle, la vidéo ravageuse montrant la « première dame », en pâmoison, se trémoussant comme une groupie de 16 ans à un concert de Patrick Bruel. Couple présidentiel lamentable, élu par des Français lamentables à qui le droit de vote devrait être retiré, pour les punir de leur pusillanimité.

Bref, avant Macron, ce n’était déjà pas terrible, mais depuis Macron, c’est la Bérézina tous les jours. Et dire qu’il y a des commentateurs qui osent encore, infatués de leur don d’analyse, considérer que nous « sommes au bord de ». Au bord de la guerre civile, au bord de la faillite, au bord de ceci, au bord de cela. Mais non, bande de pompeux crétins, nous ne sommes pas « au bord de », nous sommes en plein dedans. La France est en guerre, et pas au bord. Le pays n’est pas « au bord » du bordel, mais en plein dedans. Les racailles ne sont pas « au bord » de piller, elles sont en plein dedans. Que nous, Français « historiques », ne voulions pas voir ce que nous voyons, que nous niions obstinément être en guerre, il n’empêche qu’on nous fait la guerre, que nos ennemis ne nous ont pas demandé notre permission, qu’ils sont parfaitement identifiés, et que, quand on est en guerre, il y a des destructions, des ruines, des blessés et, ce que nous refusons d’accepter mais que nous subissons tous les jours, il y a et il y aura des morts. « Mort », ce mot qu’il ne faut pas prononcer. Ne serait-ce qu’un seul mort chez nos ennemis, et ce ne serait pas "une circonstance malheureuse mais il l’a bien cherché", ce ne serait même pas un drame inévitable, ce serait, déclament la main sur le cœur les mêmes commentateurs pétrifiés d’horreur, un « drame absolu » (absolu : Qui est total, sans réserve ou sans nuances). Et pourquoi pas incompréhensible, inexcusable, impardonnable ?

Et après, comment voulez-vous qu’on s’en sorte, quand même la favorite des sondages pour la prochaine présidentielle promet une France « apaisée ». Apaisée comment, en faisant quoi ? Des processions mariales ? Des rappels à la loi ? Des stages de citoyenneté ? Des travaux d’intérêt général ? En décrétant l’Aïd el Kébir fête nationale ? En envoyant au casse-pipe plus d’enseignants dans les cités ? En intensifiant les stages de sensibilisation au réchauffement climatique pour les forces de l’ordre (authentique) ?

Qu’on se débarrasse au plus tôt de Macron, c’est une nécessité (pour le coup) absolue. Mais que l’on pense qu’on sauvera la France avec un nouveau président qui refusera comme ses prédécesseurs de voir la « mort » en face, c’est juste une illusion. Comme le chante Céline Dion, « on ne change pas ».

P.S. Dès lundi matin, notre président de l’impuissance s’est envolé pour le Koweït. Sans commentaire.




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