L’île d’Epstein, ce petit paradis privé des Caraïbes surnommé « Little St. James », fut le théâtre d’un réseau de traite sexuelle impliquant des mineures souvent âgées de 14 à 17 ans.
Des jeunes filles étaient transportées par avion ou bateau, privées de leurs passeports, abusées sexuellement de manière systématique dans un cadre luxueux mais carcéral.
Ces actes étaient criminels, secrets et condamnés par la loi occidentale : Epstein a été jugé, ses complices poursuivis, et l’île est devenue le symbole d’une perversion cachée derrière la richesse et le pouvoir.
Les pratiques maritales traditionnelles de l’islam, quant à elles, autorisent légalement la polygamie (jusqu’à quatre épouses) et le mariage avec des filles très jeunes. Selon les hadiths les plus authentiques (Sahih Bukhari et Muslim), le prophète Mahomet a épousé Aïcha à six ans et consommé le mariage lorsqu’elle en avait neuf.
Ce précédent reste une référence pour de nombreux oulémas qui considèrent qu’une fille pubère ou même pré-pubère peut être mariée à un homme bien plus âgé, sans que cela soit vu comme un crime. Dans plusieurs pays musulmans, l’âge légal du mariage reste bas (parfois 9 ou 13 ans avec autorisation), et la consommation du mariage avec des mineures est encore pratiquée ou tolérée au nom de la Sunna.
Les deux phénomènes impliquent une sexualisation d’adolescentes ou d’enfants par des hommes adultes influents. Mais la grande différence réside dans la nature : l’île d’Epstein était un scandale illégal, dénoncé et poursuivi ; les mariages islamiques précoces sont souvent codifiés, sacralisés et défendus comme une tradition religieuse légitime.
Ce qui est condamné comme pédocriminalité en Occident peut être présenté comme un « mariage honorable » dans le cadre de la charia. L’un est un abus caché, l’autre un droit revendiqué ouvertement. Les deux révèlent cependant une même réalité troublante : la vulnérabilité des très jeunes filles face au désir des hommes puissants, qu’il soit criminel ou sanctifié par la religion.
