
Le discours historique de Milei d’hier mettant fin à l’irresponsabilité budgétaire des politiques argentins :
« Les politiciens n’ont aucune incitation à préserver le portefeuille des Argentins, car ce ne sont jamais eux qui paient les pots cassés. C’est pourquoi ce projet fera enfin payer celui qui commet les erreurs.
En pratique, le carcan budgétaire fonctionnera ainsi : si, pendant plusieurs mois consécutifs, le résultat budgétaire est déficitaire, le Congrès disposera de quelques semaines pour rétablir l’équilibre des comptes. S’il n’y parvient pas, un « shutdown » automatique entrera en vigueur : les activités non essentielles de l’État seront suspendues, les nouvelles dépenses gelées, aucun contrat ne sera attribué, aucun recrutement effectué, et les transferts discrétionnaires aux provinces seront stoppés. Et surtout, pendant toute la durée du carcan, le président, le vice-président, les sénateurs, les députés, les ministres, secrétaires et sous-secrétaires ne toucheront pas un seul peso de salaire.
Pour la première fois de notre histoire, si la politique ne fait pas ses devoirs, c’est la politique qui en paiera le coût, et non le peuple. Je veux être clair, en anticipant ceux qui vivent de la désinformation : cette loi protège, dans la lettre de la norme, les tâches et prestations essentielles de l’État. Les retraites, les pensions, les allocations familiales et universelles, l’assurance chômage, la santé, la sécurité, la défense nationale et le service pénitentiaire, entre autres, en seront expressément exemptés. Une fois la loi adoptée, nous inviterons les provinces à adhérer à ce même régime. C’est l’occasion pour chaque gouverneur de montrer l’exemple et de prouver à ses administrés que, lorsque les comptes se dégradent, c’est à la politique de faire un pas en avant et d’en payer le prix, et non à la société. »
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