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Présidentielles : la place doit être bonne !

, par  NEMO , popularité : 48%
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Quand on constate le « merdier » dans lequel la France se trouve, quand on sait qu’au stade terminal auquel on est arrivé il n’y a plus grand-chose à proposer sinon les soins palliatifs ou, mieux, l’euthanasie, comment se fait-il qu’il y ait tant de candidats déclarés à la présidence de la République ?

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Il est vrai que le diagnostic devrait donner envie de sauter dans un canot de sauvetage plutôt que de s’installer sur la passerelle de commandement. Ce qui va bien, en France, tient en une phrase : la ponction de l’argent des Français qui ont le malheur d’en avoir un peu en travaillant. Nous piquer le moindre centime qui dépasse, ça, nos grands timoniers successifs, qu’ils se prétendent de droite ou de gauche (mais Républicaine), savent faire. Ils sont d’ailleurs admirés par le monde entier pour l’imagination dont ils font preuve pour nous taxer toujours plus, tout en se faisant réélire en nous expliquant, sans rire, qu’avec les extrêmes (qui ne sont pas compris dans l’arc républicain, eux), ce serait une catastrophe, comme si eux ne l’étaient pas, catastrophiques.
Tout le monde se doute, y compris l’électeur le plus zombifié par des heures de somnolence devant la télévision publique, qu’avec une dette qui va bientôt atteindre les 4.000 milliards d’euros, on ne pourra pas continuer à emprunter à ce rythme infernal jusqu’à la Saint Glin-Glin. Tout le monde constate que l’argent dit « public » - en réalité l’argent dont on prive les Français qui travaillent pour le distribuer généreusement à tort, à travers et à soi-même-, n’améliore en rien les services au « public ». C’est la santé, que l’on ne nous envie plus depuis longtemps, l’école, qui n’apprend plus à vos enfants à lire et à écrire, mais qui les rend incollables sur le dérèglement climatique et les dysphories de genre, la sécurité des Français, coincés entre la police qui tue, les couteaux qui n’ont pas pris leurs médicaments, les bolides qui ne peuvent plus s’arrêter et les incendies qu’on ne peut plus éteindre. C’est notre industrie bradée à des puissances étrangères ; notre énergie nucléaire, l’un de nos rares avantages compétitifs, sabotée par des ennemis de l’intérieur qui, en plus, s’en vantent. Et j’en passe… Sauf que les responsables de ce merdier ne sont pas tous morts et enterrés, que, parmi les survivants, il n’y en a pas un en prison, que, bien au contraire, ils sont toujours là, et pour les plus valides, prêts à solliciter, sans la moindre gêne, encore une fois vos suffrages. Et pour quoi faire ? Pour améliorer votre sort ? Ils savent mieux que personne que ce n’est plus possible. Ils savent par exemple que même si on s’y mettait tout de suite, nous ne retrouverions pas notre compétitivité énergétique avant des décennies, parce qu’ils ont méthodiquement détruit tout notre savoir-faire : on ne forme plus des ingénieurs atomistes, puisqu’on expliquait aux étudiants des filières scientifiques qu’on allait remplacer tout ce bazar particulièrement sale et dangereux par des énergies propres non polluantes (non polluantes, mon c…). Nos problèmes de sécurité, de logement, d’embolie des hôpitaux, de budget de l’État, et j’en passe, seraient bien moindres si l’on prenait à bras le corps le sujet de la présence étrangère non assimilable et non productive dans notre pays. Ils le savent, mais ils ne feront rien, ou de la gesticulation stérile, parce qu’ils sont les mieux placés pour savoir que c’est trop tard. Quant à la réindustrialisation promise les yeux dans les yeux, on va la faire avec qui, avec quels capitaux, avec quelle main d’œuvre, des diplômés en sociologie ? Comment voulez-vous susciter des vocations de créateurs d’entreprises, de paysans, d’artisans, quand les rares entrepreneurs qui nous restent encore sont persécutés par des ratés qui vomissent toute réussite ? J’arrête là l’énumération, je ne veux pas vous pourrir la rentrée.

Mais seulement vous faire toucher du doigt que s’il y a tant de candidats pour présider à ce désastre, c’est tout simplement parce que la place est bonne, super-extra-bonne. Demandez confirmation à Macron et à ses prédécesseurs. Pour se faire élire, je l’admets, ce n’est pas une sinécure. Pour se mettre dans la poche un peuple Français qui attend un homme providentiel qui leur garantira qu’on ne touchera à aucun de ses privilèges, que rien ne changera pour lui, ou alors en nettement mieux, Il faut des qualités hors du commun : savoir mentir, n’avoir aucun surmoi, aucun sens (et respect) du bien public, flatter ceux qu’on méprise, vendre son âme (si on en a une) pour financer sa campagne, s’aimer à la folie, trahir ses amis, etc… En résumé, dans le marigot électoral, c’est le plus féroce crocodile qui gagne. C’est dur, mais quand vous passez de l’ombre à la lumière de la victoire, la récompense fait taire votre conscience (si vous en avez une). C’est l’orgasme permanent. Vous vivez dans les palais les plus prestigieux de la république monarchique, vous pouvez tout faire, tout dire, vos moindres fantaisies, y compris sexuelles, y compris guerrières, sont immédiatement satisfaites, vous décidez de tout et de son contraire sans le moindre risque personnel. Quand vous vous déplacez, c’est toute une armada qui vous précède, vous accompagne et vous suit pour sécuriser votre parcours. Vous faites le tour du monde dans un palace volant, vous allez de dîner officiel en dîner officiel, et, c’est loin d’être négligeable, pour vous, vos femmes, vos enfants, vos maîtresses, vos amants, vos cousins, vos amis, c’est l’État qui paie, c’est-à-dire le pauvre couillon de citoyen-électeur… Et quand vous ne serez plus président, vous continuerez toute votre vie à bénéficier des largesses de l’État, appartement de fonction, collaborateurs, voiture, chauffeur, rente annuelle… Vous comprenez pourquoi les candidats se bousculent ?

Note : un exemple de l’impossibilité d’améliorer quoi que ce soit en France, l’immigration.
Voici le résumé des travaux récemment publiés par Jean-Paul Gourevitch : il a compté 8,2 millions d’immigrés en situation régulière, 800.000 illégaux, 7,3 millions de « Français » descendants directs d’immigrés première génération, dont 3 millions de deux parents immigrés, et 4 d’un parent immigré… et il ne tient pas compte des descendants de deuxième ou troisième génération. Il estime le coût annuel de l’immigration ((recettes – dépenses, hors descendants Français d’immigrés) à plus de 50 milliards d’euros. Pour lui, l’idée de « remigration » non seulement est illusoire, mais il faut s’attendre à un accroissement de l’immigration venue non seulement d’Afrique du Nord et sub-saharienne, mais aussi de certains pays asiatiques à dominance musulmane (Inde, Pakistan, Bangladesh, Indonésie)… A moins que l’Europe décide d’une politique qui la rendrait moins attractive que d’autres continents, et que la France, la plus « envahie », coupe les avantages sociaux accordés sans discernement. M’est avis que ce n’est pas demain la veille.




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