Avez-vous pris votre abonnement 2026 ? Non ! CLIQUEZ ICI !
Ou alors participez avec un DON et Devenir Soutien Régulier

Vous pouvez aussi faire connaître NotreJournal à vos amis et proches !
ATTENTION pour 2026 les participations vont augmenter, les engagements actuels ne varient pas !
Découvrez des pages au hasard de l’Encyclo ou de Docu PN
A compter du 25 mai 2018, les instructions européennes sur la vie privée et le caractère personnel de vos données s’appliquent. En savoir +..

Vous êtes le 975ème visiteur(s) pour aujourd'hui pensez à vous abonner pour soutenir le travail du site !
Faites un Don/soutien régulier ou autre ! Soutien-Don


Ormuz bloqué : Leclerc reconnaît s’être trompé, la hausse des carburants s’installe

, par  Mickael Lelievre , popularité : 100%
Version imprimable de cet article Version imprimable
Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.

Le détroit d’Ormuz est bloqué par l’Iran, le baril repart à la hausse, et Michel-Édouard Leclerc se retrouve à admettre publiquement qu’il s’est trompé. Cette séquence, aussi anodine qu’elle puisse paraître dans le flux de l’actualité économique, révèle quelque chose de plus structurel : la dépendance radicale des économies européennes aux dynamiques géopolitiques du Golfe, et l’impuissance des acteurs privés, même les plus puissants, à anticiper les trajectoires de prix dans un tel contexte de crise.

Il y a dix jours, le président du comité stratégique des centres E. Leclerc prédisait une baisse prochaine des carburants à la pompe. Ce lundi, sur CNews, il reconnaissait son erreur sans détour : le prix des carburants « ne baissera pas de sitôt ». La formule vaut aveu. Non pas d’incompétence, Leclerc est un observateur sérieux des marchés de consommation, mais d’illisibilité fondamentale d’une situation que personne, en réalité, ne maîtrise vraiment.

« Pour l’instant, c’est du yoyo, aujourd’hui c’est impossible d’avoir un plan d’achat, il y a des volatilités de 60 centimes. »

PNG - 940 octets
PNG - 233 octets

FLASH | Le prix des carburants ne « baissera pas de sitôt », prévient Michel-Édouard Leclerc, qui évoque « au moins six mois, peut-être jusqu’à l’hiver prochain » de crise énergétique. pic.twitter.com/rpCLnTMoZs — Novia News (@NoviaNewsGroup) April 20, 2026

Cette volatilité de 60 centimes sur les carburants n’est pas un accident de marché. Elle est le reflet direct d’une crise géopolitique active : le blocage du détroit d’Ormuz par l’Iran perturbe les flux pétroliers mondiaux, désorganise les chaînes d’approvisionnement et rend toute planification commerciale à court terme quasiment impossible. Pour un distributeur dont le modèle repose sur des volumes considérables et des marges serrées, cette incertitude est paralysante.

Leclerc l’admet lui-même : il « ne sentait pas le truc », entre les infrastructures détruites et les bateaux bloqués dans le passage stratégique. Sa prévision d’« au moins six mois de crise énergétique, jusqu’à l’hiver prochain » est moins une analyse qu’une projection de bon sens, fondée sur la durée prévisible des tensions régionales. Elle a le mérite de ne pas minimiser l’horizon du problème.

Qui paie, qui profite, qui décide ?

Face à cette situation, la tentation politique est connue : encadrer les marges des distributeurs, montrer que l’État agit, désigner un responsable accessible. Leclerc s’y oppose avec une clarté qui mérite d’être entendue. Ce ne sont pas les distributeurs qui captent la rente dans cette chaîne : « ceux qui font du profit sur le dos des consommateurs, ce sont les États pétroliers, les revendeurs, les raffineurs et les traders ». L’argument n’est pas corporatiste, il est structurellement exact. Quand le prix du baril monte sous l’effet d’un blocage géopolitique, le surplus de valeur ne s’accumule pas dans les rayons d’un hypermarché français.

La proposition qu’il formule est plus concrète : supprimer temporairement les taxes liées aux certificats d’économie d’énergie, ce qui permettrait, selon lui, de diminuer le prix de l’essence d’environ 17 centimes. Il ne s’agit pas d’abandonner la transition énergétique, qu’il dit soutenir, mais de suspendre provisoirement une contribution fiscale pour alléger la pression sur les consommateurs le temps que la crise passe. C’est une logique de gestion de crise, et non une remise en cause de la politique énergétique.

Plus intéressante encore est la remarque sur la TVA. Leclerc souligne que la hausse des prix à la pompe génère mécaniquement un surplus de recettes fiscales pour l’État, via la TVA appliquée sur un montant hors taxe lui-même plus élevé. Il suggère que ce surplus pourrait être redistribué, il cite les infirmières en exemple, plutôt qu’absorbé dans les comptes publics sans ciblage particulier. Ce n’est pas une revendication idéologique : c’est une observation arithmétique sur qui bénéficie, in fine, de la hausse des prix à la pompe.

Le prix des carburants ne « baissera pas de sitôt », estime Michel-Édouard Leclerc, qui table sur « au moins six mois, peut-être jusqu'à l'hiver prochain, de crise énergétique devant nous ».

PNG - 411 octets

Notre DIRECT

PNG - 363 octets

https://t.co/fefvuVJhCh pic.twitter.com/wSxo0ej8DV — Le Parisien (@le_Parisien) April 20, 2026

Il ajoute une mise en garde macroéconomique que les gouvernements ont tendance à sous-estimer en période de crise : une croissance qui ralentit, c’est mécaniquement moins de recettes fiscales. Autrement dit, la crise énergétique n’est pas seulement un problème pour les ménages à la pompe, elle affecte l’ensemble de l’équation budgétaire de l’État. Aider les consommateurs et établir un plan d’économies ne sont pas deux objectifs contradictoires ; ils sont, dans ce raisonnement, les deux faces d’une même nécessité.

Ce qui frappe dans ce tableau d’ensemble, c’est à quel point le débat public sur les carburants reste piégé dans une logique de court terme. On cherche un coupable domestique, le distributeur, la marge, la taxe, alors que la variable déterminante est externe, géopolitique, et sur laquelle ni Leclerc ni le gouvernement français n’ont de prise directe. Le blocage d’Ormuz est une décision souveraine de l’Iran, prise dans le cadre d’un rapport de force régional qui dépasse largement les intérêts des consommateurs européens. C’est cette réalité-là que les six prochains mois vont rendre difficile à esquiver.

Source : lefigaro.fr

L’article Ormuz bloqué : Leclerc reconnaît s’être trompé, la hausse des carburants s’installe est apparu en premier sur PLANETES360 .

Voir en ligne : https://planetes360.fr/ormuz-bloque...




Nouveau
ORIENTATION sur le serveur

A utiliser pour toute recherche dans les sites PN de NotreJounal.

Navigation