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Les hommes sont des loups… et les femmes, des agneaux ?

, par  NEMO , popularité : 56%
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Le goudron et les plumes pour Depardieu, Bruel, Hakimi (joueur vedette du PSG) !

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Je n’apprécie pas les gros blaireaux aux plaisanteries lourdes et grossières, ce qui semble caractériser Depardieu, pas plus les colleurs et frotteurs aux mains (et autres choses) baladeuses comme ses victimes décrivent Bruel, je ne sais rien d’Achraf Hakimi, le joueur du PSG, et je n’aurais pas écrit une seule ligne sur eux si les accusations dont ils font l’objet ne présentaient pas un intérêt qui les dépasse. Pour le coup on n’en serait plus au fait divers sordide ou au fait de société, mais carrément à la remise en cause des relations entre les deux sexes qui assurent l’existence de l’Humanité.

Ces trois personnalités connues et riches sont donc accusées de viols par des femmes jeunes, voire très jeunes à l’époque des faits - mineure même pour Bruel. Les principales plaignantes, rejointes par d’autres « victimes » pour lesquelles la libération de la parole des premières a servi d’exemple, décrivent à peu près le même scénario. Un rendez-vous en tête à tête chez le futur violeur ou dans un hôtel, des avances appuyées, la peur, une sidération paralysante face au Serpent, des caresses intimes, un viol digital, une pénétration buccale ou vaginale (excusez la trivialité des propos, mais l’extension juridique de la notion de viol nécessite d’en préciser la nature).

Si vous prenez Depardieu et son accusatrice, la comédienne Charlotte Arnould, il semblerait bien qu’elle se soit rendue en toute connaissance de cause à l’invitation de son « violeur » (c’était en 2018, elle n’avait que 22 ans), qu’elle n’ait, de son aveu même, opposé aucune résistance, qu’après le « viol », elle ait gardé le contact avec l’affreux Gégé, SMS très tendre à l’appui. Accessoirement, deux ans plus tard, elle a accusé un autre comédien de l’avoir violée après l’avoir fait boire, mais l’enquête a démontré qu’elle avait apporté des préservatifs et une bouteille de vin au rendez-vous, qu’elle avait provoqué.

Bruel, lui, a été dénoncé en 2026 par Flavie Flament, animatrice connue de télévision et de radio. Il l’aurait violée en 1991, alors qu’elle n’avait que 16 ans. Elle s’était rendue toute seule chez lui, il lui aurait proposé un thé dans lequel il aurait ajouté un somnifère, et elle se serait réveillée alors qu’il lui remettait son pantalon. En 1987, elle n’a pas encore 14 ans, Flavie Flament affirme avoir été violée lors d’une séance de photos par David Hamilton, rencontré à la terrasse d’un bar au Cap d’Agde, où elle passait ses vacances dans le camp naturiste bien connu. Victime d’une amnésie traumatique, Flavie Flament ne s’est souvenue de ces viols que plus de 20 ans après et en a fait un bouquin. Hamilton s’est suicidé peu de temps après ses « révélations ». Notons pour être complet que dans ce bouquin, Flavie Flament révèle qu’elle avait participé à un concours de Miss à 14 ans et qu’elle passait dès son adolescence tout son temps libre à assister à des émissions publiques de la télé pour essayer (et réussir) de se faire remarquer.

Quant à Hakimi, il échange pendant plusieurs semaines sur Instagram avec une jeune femme qu’il ne connait pas. La demoiselle accepte enfin une rencontre chez lui. Le rendez-vous est fixé autour d’une heure du matin, parce que la prude donzelle passe la soirée avec des amis. On ne sait pas jusqu’où Hakimi serait allé trop loin, elle parle de viol digital, lui s’en tient à des caresses, mais ce qui est certain, c’est que les échanges concomitants de mails entre la jeune « victime » et sa meilleure amie présentent des éléments qui tendraient à démontrer que les intentions de ces deux demoiselles n’étaient pas d’une pureté virginale.

Le problème dans ce genre d’affaire, c’est qu’en l’absence de preuves incontestables, de témoignages de tiers « neutres », d’examen gynécologique ou recherche d’ADN lorsque la plainte est très éloignée des faits, c’est la parole du plaignant contre la parole du défendeur. Il fut un temps où la justice, devant la difficulté de caractériser les faits, hésitait à instruire les plaintes pour viol. Face, en particulier, à une personnalité connue et disposant de moyens financiers conséquents, les juges avaient plutôt tendance à pencher du côté de la défense, au motif qu’un homme riche et célèbre se révèle, comme l’a dit Mimie Mathy à propos de Bruel, plus souvent harcelé qu’harceleur. Depuis Mee too, dans le but louable de rendre enfin justice aux victimes d’agression sexuelle, le principe intangible retenu est que la parole des femmes est la preuve absolue, incontestable. C’est la parole sacrée de la femme innocente contre « tais-toi, sale violeur », baisse la tête, demande pardon et paie pour tes fautes.

Qu’on ne se méprenne pas sur mes propos : une femme violée, c’est insupportable, le violeur doit payer, et très cher. Mais je ne suis pas convaincu que la voie que nous sommes en train de prendre, sur laquelle nous, les hommes, ne pourrions plus approcher une femme sans risquer d’être désignés à la vindicte publique, soit une avancée idyllique dans les rapports entre les sexes. Nous sommes Français. Il n’y a pas si longtemps, nous étions, nous les mâles français, loués par le monde entier (en toute modestie, je l’ai vérifié à mes dépens) pour notre galanterie envers le sexe non pas opposé, mais complémentaire, égal, et respecté.

Note : si j’ai essentiellement employé le conditionnel dans ce texte, c’est qu’il s’agit d’affaires non jugées. Les mis en cause sont présumés innocents, et les plaignantes sont présumées crédibles.




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