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Le Massacre des innocents rue d’Isly devant la Poste

, par  Jean-Louis , popularité : 4%
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Le Massacre des innocents rue d’Isly devant la Grande Poste d’Alger

((Vivre c’est se souvenir, et se souvenir c’est vivre)) (Samuel Butler)

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Je vous présente le tableau que je viens d’achever et que j’ai réalisé en hommage aux vies fauchées le lundi 26 mars 1962 devant la Grande Poste d’Alger (80 morts et 200 blessés).

Il s’agit d’une huile sur toile de 1m21 sur 0,80m décrivant les lieux du drame à 15H02, soit 12 petites minutes après l’ouverture du feu par les Tirailleurs du 4ème RTA sur une foule d’Algérois désarmée, drapeau tricolore en tête et chantant la Marseillaise ou les Africains (voir l’horloge en haut et à gauche du tableau) ;

Le personnage en treillis à gauche du tableau, représente le servant du fusil mitrailleur du 4ème RTA qui s’est appliqué à arroser longuement les manifestants. Il s’agit d’Amrati Mohamed (ancien Bellouniste) dont j’ai récupéré la photo du buste sur internet ;

Au sol et autour de ce monstre, la multitude de douilles percutées du fusil mitrailleur AA 52 ;

Le personnage à droite du tableau représente un jeune Algérois déployant une seule couleur du drapeau BBR : le rouge du sang des victimes étendues sur l’asphalte ;

Au centre du tableau, je me suis appesanti sur la Grande Poste pour rappeler aux ignorants, nombreux de l’autre côté de la Méditerranée, que ce bijou, marqué par le sang des Pieds-Noirs, a été édifié entre 1911 et 1913 par les architectes Français VOINOT et TOURDOIRE et que son style néo-mauresque a été voulu dans un souci de rapprocher les communautés.

C’est à ses pieds que le lundi 26 mars 1962, le pouvoir gaulliste donna aux Français d’Algérie, le funeste signal sanglant de la valise ou du cercueil.

Jean-Louis Martinez

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