Quel salopard de complotiste néo-nazi, fasciste, d’extrême-droite, climatosceptique, islamophobe ose encore affirmer, après 9 ans de règne de notre guide suprême, que les forces de l’ordre manquent cruellement, que c’en est une honte nationale, de moyens et de personnels ? Que dans certains commissariats, on installe des bassines quand il pleut pour recueillir l’eau qui suinte des plafonds ? Que dans les toilettes, il n’y a plus de papier ? Que les forces d’intervention doivent payer de leur poche un gilet pare-balles digne de ce nom, le gilet que leur fournit l’administration étant à peine capable de les protéger contre le tir d’un pistolet à bouchon ? Que plus de la moitié du parc de véhicules est immobilisé, en panne ou faute de dotation suffisante en carburant ? Ce salopard est un menteur, un ennemi de la France, c’est pour lui qu’il faudra construire de nouvelles prisons, et prononcer des peines de perpétuité réelle.

Je suis passé en voiture mercredi de la semaine dernière devant le château de Versailles, où notre bienaimé président (oui, aussi curieux que cela puisse paraître, il y a encore des français qui trouvent ce guignol aimable) recevait en grande pompe le leader du monde libre, peu de temps avant que la circulation soit interdite à la populace. Et j’avoue que j’ai été fier de mon pays. De véhicules de police en ruine, des policiers en haillons, je n’en ai point vus. Par contre, dans les avenues de Saint-Cloud, de Paris et de Sceaux, flamboyaient des myriades de véhicules de police flambant neufs, d’un blanc immaculé, resplendissaient les uniformes impeccables de forces de l’ordre innombrables… Un démenti cinglant à tous les déclinistes de France et de Navarre.
Trêve de plaisanterie. Devant le château de Versailles, mercredi, j’ai eu le sentiment de parcourir un village Potemkine. Un décor en carton-pâte loin, très loin des réalités de la France. Et de plus, un décor qui nous coûte un bras, comme dirait l’autre (on parle d’un demi-million d’euros). Et qui ne nous rapporte rien. Trump a signé à Versailles un accord de principe, plutôt fumeux, avec l’Iran. Super ! Il aurait pu aussi bien le signer à Genève, à Rome ou à Pétaouchnok. Sans compter la lubie macronesque d’organiser un G7 à Evian,- au lieu de Saint-Denis, par exemple, où l’on trouve toutes les commodités (à deux pas de Roissy) et une France exemplaire-, 7.000 policiers mobilisés, aéroport le plus proche, Genève, paralysé, ce qui a rendu fou-furieux les Suisses, embarqués dans une apoplexie aérienne et routière qui ne les concernaient pas. Tout cela pour satisfaire l’égo, surdimensionné, et la personnalité très surestimée d’un président boursouflé, plein de contradictions, qui rejette l’essence même de la France mais adore les pompes royales, grenouille qui s’étend, et s’enfle, et se travaille, et finira par éclater !
Du temps de Louis XIV, tout le monde pouvait entrer au château et croiser le roi, à condition, pour les hommes, de porter chapeau et épée (on pouvait en louer à la grille). Pour la visite de Trump, les voies d’accès ont été vidées de toute humanité autre que policière. La déconnexion entre ces gens-là et leurs peuples ne pourra que mal finir… mais pour qui ?
P.S. A Evian, les « puissances » du G7, Macron en tête, ont décidé d’intensifier l’aide militaire à l’Ukraine, alors que celle-ci est exsangue et prête à accepter des négociations avec la Russie… au risque de nous faire entrer dans la guerre. Notre conducator pourra enfin jouer au soldat d’opérette. On lui doit bien cela, après tout ce qu’il a fait pour nous.
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