Où sont, où sont les roses d’antan.
Cueillons, cueillons les roses de la vie. Hélas qu’avons-nous à cueillir aujourd’hui ?
Le confinement, le couvre-feu nous maintiennent à quelques mètres de chez nous.
Comme nous vivons presque tous dans des villes ou même des villages, peu de gens peuvent encore s’approcher de la nature.
Quand un arbuste, en ce moment à Biarritz, un camélia se couvre de fleurs si belles. dans une résidence, qui osera cueillir une fleur en pensant que si chaque habitant de la résidence cueille une fleur, l’arbuste glorieux deviendra morne et terne.
Si par hasard vous approchez d’un pré où quelques fleurs sauvages ont éclos vous n’oserez pas y toucher pour que l’an prochain quelques plantes fleurissent encore.
Pourtant le confinement et le couvre-feu sont censés nous protéger, de quoi, de la vie et des fleurs ?
Il aurait été plus simple et plus logique de laisser chacun se protéger lui-même et lui laisser la possibilité de cueillir les roses d’antan et de mourir heureux au milieu des roses de la vie.
Les hommes en général ont envie de vivre le plus vieux possible en bon état mental. Ils mènent leur vie dans cette optique. Leur culture et leurs coutumes leur permettent de tenter d’y arriver. Ceux qui brûlent leur vie par passion, addiction, ou paresse, savent que leur choix les condamne à mourir plus jeunes.
Doit-on pour ceux là, condamner tous les autres à l’enfermement et à la tristesse d’une vie sans intérêt.
Où sont, où sont les roses d’antan.
