
Selon les extraits diffusés mardi sur le site internet de l’hebdomadaire, le ministre de l’Intérieur cite en exemple le cas, "il y a quelques semaines, à Toulon", d’une "soeur (qui) a essayé de protéger son jeune frère pour l’empêcher de passer à l’acte. Elle a alors alerté la police qui a pu l’interpeller et, sans doute, éviter le pire".
Evoquant "l’émergence d’une nouvelle génération de djihadistes", Manuel Valls juge que "les dérives liées à la délinquance, à la violence, au séjour en prison où peut se produire une rencontre avec l’islamisme radical, nous obligent à (une) réponse adaptée".
"Nous procéderons par ailleurs à des expulsions d’éléments radicaux" affirme-t-il.
"La menace ne provient plus seulement de l’extérieur, elle vient désormais aussi de l’intérieur, car il s’agit de jeunes Français", souligne-t-il. "Désormais, la menace est plus diffuse, elle vient notamment de nos quartiers".
"Elle peut mêler petite délinquance, crime, antisémitisme virulent et terrorisme. Nous sommes face à un processus de radicalisation. Le travail de surveillance est donc considérable. Et c’est un fait que l’affaire Merah a révélé des failles".
Manuel Valls se veut donc désormais d’une "très grande vigilance". Evoquant le démantèlement d’une "cellule" djihadiste il y a quelques jours, il souligne qu’une "action rapide, sous la conduite du parquet, s’imposait, car il y avait un risque" et "il n’est pas question de prendre le moindre risque concernant un éventuel passage à l’acte de certains individus".
"Incontestablement, des séjours en Tunisie ou en Egypte ont conforté les parcours des interpellés de samedi" dernier, précise-t-il. "Il semblerait bien que certains d’entre eux avaient le projet d’aller combattre en Syrie".