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Terrorisme : doubles standards dites-vous ? Tout de suite les gros mots…

, par  Régis de Castelnau , popularité : 7%
Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.
NJ publie cet article car il souligne certains aspects qui malgré les engagements/opinions de chacun, suscitent quelques questions.

La guerre secrète, ça existe. Et lorsqu’on est en guerre on la pratique. Israël qui est en guerre depuis sa création le fait, mais habituellement discrètement. Car quand ses services interviennent sur le territoire d’État étranger, en droit cela s’appelle du terrorisme. On renvoie pour cela au film de Spielberg « Munich ».

Le problème c’est que les fanatiques qui sont actuellement au pouvoir en Israël se croient tout permis et, sûrs de leur impunité, revendiquent à l’avance les assassinats que le Mossad ou le Shin Bet commettraient à l’étranger.

Le chef du Shin Bet Ronen Bar, a déclaré « qu’Israël travaillera à l’assassinat des dirigeants du Hamas. Le Conseil ministériel, le cabinet israélien nous a fixé un objectif, qui est en termes simples, l’élimination du Hamas, et nous sommes déterminés à le faire. Partout, à Gaza, dans la Cisjordanie, au Liban, en Turquie, au Qatar » . Comme d’habitude Netanyahou ne s’est pas gêné lorsqu’il a annoncé son intention le 22 novembre 2023 en déclarant : « J’ai donné l’ordre au Mossad d’agir contre les dirigeants du Hamas où qu’ils se trouvent ». Ben voyons…

Comprenons-nous bien, vouloir frapper son ennemi à la tête a une autre légitimité morale que le massacre des civils de Gaza. Et à la guerre, ça marche comme ça. Mais en la circonstance ce qui est effarant c’est le sentiment d’impunité qui anime Nétanyahou et sa bande. Qui revendiquent par avance le droit d’aller pratiquer le terrorisme sur le territoire d’autres états ! Avec ces déclarations ceux-ci pourrait immédiatement lancer contre les dirigeants israéliens impliqués des mandats d’arrêts internationaux pour les crimes commis chez eux qu’ils en sont les commanditaires. Concernant la France, si jamais cela arrivait, on peut être sûr de ce que serait la réponse de Macron et celle de nos vaillants magistrats.

C’est rappelons-le, ce qui est arrivé à Georges Ibrahim Abdallah, militant libanais qui avait tué sur le territoire français deux diplomates américains et israéliens notoirement des agents secrets. Assassinats perpétrés alors qu’Israël était en guerre contre le Liban qu’il avait envahi, provoquant la mort de 18 000 combattants et civils arabes, et le massacre de Sabra et Chatila. Arrêté sur le territoire français, et malgré ses dénégations, il sera condamné en 1984 à la réclusion criminelle à perpétuité par une cour d’assises spéciale chargée de juger les affaires de terrorisme. Et ce après une procédure pour le moins biscornue. Il y eut la violation de la règle « non bis in idem » avec Abdallah jugé deux fois pour les mêmes faits, et ensuite l’aveu postérieur de son avocat reconnaissant qu’il l’avait trahi et travaillé avec les services français. Cette énormité ne déboucha pas sur une révision de la procédure

Georges Ibrahim Abdallah est libérable depuis 1999. Sa libération a été prononcée à plusieurs reprises par le tribunal d’application des peines. Libération systématiquement annulée par les juridictions supérieures sous de faux prétextes, mais bien sûr en raison des pressions américaines et israéliennes. En prison depuis près de 40 ans, il est aujourd’hui probablement le plus ancien détenu des pays de l’UE.

« Comment dites-vous ? Doubles standards ? Tout de suite les gros mots… »

Voir en ligne : https://www.vududroit.com/2023/12/t...