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TU ES LA FEMME

, par  Ali BouBou , popularité : 4%

Tu es la femme
Tu es l’Amour
Qui damne mon âme
Au fil des jours.
Perpétuel mouvement
De tes seins romanesques,
Balancier en chansons
De tes fesses dantesques,
Tu séjournes en moi
Comme la Damnation.

Tu portes en toi
Le désir en bouton,
Tu désires le Désir
Et tu ne peux tarir
Le gouffre si chaud
De ton sexe inassouvi.

Tu es le Tout
D’où part tout,
Où tout revient,
Tu es le Centre,
Cercle mythique
De ton ventre,
Centre symbolique
Des dieux païens.

Lascive ou passionnée,
Attirante et obstinée,
De tes poses magiques,
Tu dévoiles, pudique
Les charmes hiératiques
De ton corps parabolique,
Je t’aime nue,
Ou mieux dévêtue.
Tu es la femme
Qui incarne l’Amour.

Tu es la Femme,
La damnation de mon âme
Et son eau vive
Où elle s’abreuve :
Arc cintré en ogive
De tes jambes qui se donnent
Et m’emprisonnent.
Tu es la joie toujours neuve
De mon être qui fuit
Vers toi. Magicienne du rythme,
Tu es l’Amour, t
Tu le mimes de chaque geste

Tu ensorcelles de ta main preste
Le sexe qui se dit fort
Et qui le croit encore…
Tu te donnes,
Tu t’abandonnes,
Mais tu refuses toujours
Un peu l’Amour.
Ardente et saturée,
Pressante et refusée
Tu es la Berge
Où tout converge.

Tu es Rome,
La religion de l’homme,
Et Venise
Où s’en vient mourir
La chaude brise
Des soupirs.
Tu es l’envoûtement
Des rites d’antan,
La Création,
L’Inspiratrice,
L’Accomplissement.
Tu es la Femme
Toujours.

Tu es la terre féconde des labours,
Le sillon
Où la main attendrie sème
La terre brune de vallons
Où le regard aime
Courir… Et sur le crêtes,
L’efflorescence
D’un sein lourd.

Tu es l’Olympia de Manet
Et la Florence
Du temps des fêtes.
Tu pares ta beauté
De voiles et de bijoux
Et tu feins d’ignorer
Ce joyau bien plus doux
Qu’est ton corps :
Je t’aime mieux encore
Nue, dévêtue.

Et quand ta chair frisonne
Sous la caresse,
C’est une messe
Qui chantonne…
Et la forge
De ta gorge
Souffle le feu
Sous le jeu
De ma main qui le presse.

Tu es la femme
Qui incarne
L’Amour. (10/10/1966)

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