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ORAN , les genets

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Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.

 Du lycée annexe de Gambetta aux genets.

En ce début des années 60 , l’appariteur venait trop souvent chercher l’un d’entre nous pour lui annoncer qu’un membre de sa famille venait d’être victime d’un attentat terroriste des fellagas .Pour protester contre cette insécurité , nous nous formions en longs cortèges criant notre foi en « l’Algérie Française plurielle » de Gambetta vers le lycée de filles Ali Chekkal , avant d’affronter les crosses des « gardes rouges » qui protégeaient la nouvelle préfecture. Les marques des coups sur nos corps pouvaient donner lieu à une « palissa » de première catégorie , à la maison, pour avoir manqué les cours –double peine dirait on aujourd’hui-.

Avant que notre »lycée annexe de Gambetta » ne soit réquisitionné par les troupes, d’un gouvernement d’abandon, chargées de la répression des partisans de l’Algérie Française, nous avons pratiqué le jardin des délices » des Genets » .Au bout de l’avenue des palmiers du lycée se trouvait le chemin qui descendait la falaise, le chemin des genets. A l’ombre des massifs de genets nous allions fumer la cigarette anglaise blonde sans filtre dont les vapeurs nous faisaient découvrir une légère ivresse. La sieste à l’ombre des genets pouvait être un paradis artificiel plus puissant encore quand l’ardeur du soleil nous explosait au nez les effluves enivrantes de la plante généreuse. Et là, le regard noyé dans la baie d’ORAN, la lumière du monde semblait encore une fois reconquise sur les ennemis de la beauté.

2014 01 27 GG

Voir en ligne : http://lesamisdalgerianie.unblog.fr...