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Liban. Le Hezbollah, grand perdant de la stratégie iranienne

, par  Elie Kossaifi , popularité : 8%
Cet article provient d'une source externe à NJ sans autorisation mais à titre d'information.
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La réticence du Hezbollah à s’engager dans une confrontation à grande échelle avec Israël, malgré les pertes humaines et matérielles importantes qu’il a subies, jusqu’à l’assassinat de son secrétaire général historique Hassan Nasrallah, a suscité plusieurs interrogations sur le soutien de son parrain iranien. Téhéran avait-elle décidé de sacrifier le mouvement libanais pour éviter une guerre ouverte avec Tel-Aviv ?

Après le début de la guerre génocidaire menée par Israël contre Gaza au lendemain du 7 octobre 2023, la question s’est posée de savoir dans quelle mesure l’Iran était prêt à soutenir le Hamas contre Tel-Aviv, au risque de son implication directe. Rapidement, cette interrogation s’est étendue au Hezbollah, qui a ouvert dès le 8 octobre un front avec Israël pour soutenir Gaza.

L’organisation libanaise avait des motifs politiques et militaires d’entrer en guerre. Dépositaire du concept de « l’unité des champs de bataille », qui appelle les mouvements de résistance à se soutenir mutuellement dans toute confrontation avec Israël, le Hezbollah aurait eu beaucoup de mal à justifier sa neutralité. Celle-ci aurait fait planer le doute sur la crédibilité de son discours. D’autre part, il pensait qu’une absence de réaction encouragerait Israël à lui faire la guerre sur le terrain libanais.

Il n’est toutefois pas concevable que le Hezbollah ait pu prendre la décision d’ouvrir ce « front de soutien » avec Gaza sans l’approbation de l’Iran, son principal soutien. Cet engagement armé devait servir les desseins de Téhéran. Ainsi, et sans entrer directement en guerre, l’Iran aurait tout de même soutenu et appuyé la participation de son allié régional le plus important. Téhéran croyait dans le potentiel dissuasif de cet allié, au nom de son concept de « défense avancée », selon lequel la sécurité de l’Iran se construit loin de ses frontières par l’intermédiaire de ses alliés régionaux. Mais l’intervention du Hezbollah lui permettait en plus de réduire l’écart entre les menaces proférées contre Israël avant l’attaque du 7 octobre, au point d’appeler à « le supprimer en sept minutes et demie »1, et sa réticence à entrer en guerre, voire son insistance pour nier toute responsabilité dans l’attaque du Hamas. Même le guide suprême Ali Khamenei avait déclaré qu’il n’était pas au courant de cette attaque, et que le Hamas ne l’avait pas informé du moment où elle allait avoir lieu, de peur de voir son territoire ciblé par Israël ou même par les États-Unis, et d’être ainsi entraîné dans ce conflit. Rappelons que Washington avait alors envoyé ses plus grands porte-avions dans la région, dans le cadre d’une mission qualifiée simplement de défensive et de dissuasive. Toutefois, en agissant de la sorte, l’Iran a progressivement exposé ses alliés, à commencer par le Hamas puis le Hezbollah.

Le besoin d’une force de dissuasion

Sur le plan intérieur, la victoire du président réformiste Massoud Pezeshkian à l’élection présidentielle de juillet 2024 s’est traduite par une révision des priorités nationales . Celles-ci s’articulent désormais autour de la reprise économique et du renforcement de la légitimité du régime, notamment après la révolte qu’a connue le pays et un faible taux de participation au scrutin présidentiel. Par conséquent, Téhéran a réduit ses engagements régionaux afin de préserver ses chances de négociations pour la relance de l’accord sur le nucléaire, initialement signé en 2015 , et dans le but de faire lever les sanctions économiques qui lui sont imposées.

Or, la stratégie de dissuasion mise en place par la République islamique envers Israël reposait sur un réseau régional de milices fortes, capables d’attaquer Tel-Aviv de manière suffisamment efficace pour la dissuader de s’en prendre directement à l’Iran. D’où l’idée, réitérée au début de la guerre, que Téhéran ne voulait pas impliquer le Hezbollah « plus que nécessaire », car elle en avait besoin comme force de dissuasion au cas où Israël déciderait d’attaquer son programme nucléaire. Cela explique les opérations « calculées » du parti de Dieu, mises à mal par l’attaque globale lancée contre lui par Israël à partir de la mi-septembre 2024. Consciente de la capacité de nuisance d’Israël à l’encontre de son allié, Téhéran a tenté de « préserver » le Hezbollah en maintenant le plafond de ses attaques contre Israël assez bas.

Dans ce contexte, le premier discours de l’ancien secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, après l’attaque du 7 octobre 2023, donnait une indication sur la stratégie du parti pour faire face au « front de soutien » au Sud-Liban. Le 3 novembre 2023, il déclarait : « Sur ce front, toutes les options sont sur la table, et nous pouvons y recourir à tout moment. Si l’ennemi commet une opération préventive contre le Liban, il aura commis la plus grande folie de son histoire. » Contrairement à la propagande politique véhiculée par le Hezbollah, ce dernier n’envisageait pas d’intensifier les opérations militaires, afin de ne pas donner à Israël un prétexte pour lancer une guerre ouverte contre le Liban, semblable à celle menée dans la bande de Gaza. Surtout qu’une escalade régionale aurait augmenté la pression américaine et israélienne sur l’Iran, en accusant ce dernier d’être le soutien actif de l’organisation libanaise.

Côté israélien, l’intensité des opérations variait en fonction du rythme des bombardements du Hezbollah. Mais Tel-Aviv prenait de temps à autre l’initiative d’éprouver la patience de la milice, comme avec l’assassinat de Saleh Al-Arouri, vice-président du bureau politique du Hamas, dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du Parti de Dieu, le 3 janvier 2024. Là encore, la réponse de ce dernier a été mesurée. Au lieu de viser Tel-Aviv en réponse au ciblage de Beyrouth, selon l’équation « Tel-Aviv contre Beyrouth », l’organisation chiite a bombardé une base de contrôle du trafic aérien près de la frontière. Encore une fois, elle apparaissait comme la partie qui ne voulait donner aucun prétexte à Israël pour faire la guerre au Liban.

Cependant, ces manœuvres n’ont réussi ni à freiner l’agression israélienne sur le territoire palestinien, ni à empêcher Tel-Aviv de lancer plus tard une guerre au Liban.

« La patience stratégique » et les promesses américaines

En réalité, le comportement du Hezbollah depuis le 7 octobre 2023 était indissociable de celui de l’Iran. Il obéissait à la stratégie de la « patience stratégique ». La première épreuve sérieuse à laquelle Téhéran a dû faire face après l’opération du Hamas a été l’attaque israélienne contre le consulat iranien à Damas, le 1er avril 2024. Cette dernière a constitué un défi clair aux lignes rouges fixées par Téhéran. La République islamique considérait le bombardement de son consulat et l’assassinat de Mohammad Reza Zahedi, commandant de la Force Al-Qods, comme une attaque sur son territoire. La menace d’une réponse a immédiatement été brandie face à Tel-Aviv.

Quelques jours plus tard, 200 drones et une centaine de missiles ont été lancés contre Israël dans la nuit du 13 au 14 avril 2024. Bien qu’il s’agisse d’un tournant dans le conflit entre Israël et l’Iran, faisant sortir les deux acteurs de « la guerre de l’ombre », cette réponse ne franchissait pas les lignes rouges dont Téhéran semblait avoir convenu avec Washington, afin d’éviter une extension régionale du conflit ; un objectif commun pour l’Iran et pour les États-Unis.

La suite des événements a montré que la réticence de l’Iran à entrer en confrontation directe avec Israël a incité ce dernier à intensifier progressivement ses attaques contre le Hezbollah, certain qu’il était que l’intervention de Téhéran pour le défendre serait limitée.

Or, cette escalade israélienne ne s’est pas limitée au Hezbollah, mais a également touché l’Iran. Le 30 juillet 2024, Israël assassinait Fouad Chokr, un des principaux chefs militaires du Hezbollah, en plein cœur de la banlieue sud de Beyrouth. Sept heures plus tard, en plein Téhéran, Ismaïl Haniyeh, directeur du bureau politique du Hamas, subissait le même sort.

Le Hezbollah a riposté à l’assassinat de Fouad Chokr en orchestrant, le 25 août 2024, une attaque aérienne de plus de 300 missiles sur la base militaire de Galilut, près de Tel-Aviv, comme l’a annoncé Nasrallah après coup. La réponse tant promise par l’Iran après l’assassinat de Haniyeh tardait, quant à elle, à venir. Washington y était pour quelque chose, en laissant entendre qu’une telle opération nuirait au bon déroulement des négociations de cessez-le-feu à Gaza, que Téhéran souhaitait voir aboutir et que l’administration américaine avait reprises directement après l’assassinat de Haniyeh.

Dans ce contexte, plusieurs responsables politiques iraniens — dont le président Massoud Pezeshkian — ont déclaré par la suite avoir été dupés par les États-Unis. L’Iran s’était ainsi gardé de venger l’assassinat de Haniyeh sans que cela ne conduise à un cessez-le-feu. Pire, cela a permis à Israël d’intensifier ses frappes contre le Hezbollah.

Les 17 et 18 septembre 2024, dans une opération de sécurité et de renseignements complexe, Israël a fait exploser des bipeurs et des talkies-walkies . Des milliers de personnes ont été tuées et blessées, dont plusieurs membres du Hezbollah. En plus d’avoir démontré la supériorité des renseignements israéliens, cette attaque a renforcé les craintes qu’Israël se préparait à mener une guerre d’envergure contre le Hezbollah.

Deux jours plus tard, le 20 septembre 2024, Israël faisait assassiner les commandements des forces d’élite du Hezbollah, l’unité Redwan, accusée par Israël de préparer contre le nord du pays une attaque similaire à celle menée par le Hamas le 7 octobre. Pourtant, le Hezbollah maintenait qu’un cessez-le-feu à Gaza suffirait à rétablir le calme à la frontière libano-israélienne.

Il se peut qu’Israël ait voulu, en faisant exploser les bipeurs ou en assassinant les chefs de l’unité Redwan, provoquer le Hezbollah et le pousser à la faute. Il se peut également qu’il comptât dans tous les cas étendre son offensive, abstraction faite des réactions de l’organisation chiite. Dans tous les cas, les opérations menées par Tel-Aviv ont commencé à semer le doute sur « l’équilibre de la terreur » dont le parti disait qu’il suffisait à empêcher une attaque israélienne contre le Liban. Ces opérations prouvaient également qu’Israël était rassuré sur le fait que l’Iran n’avait aucune intention de voler à la rescousse du Hezbollah, malgré les lourds dégâts que ce dernier subissait.

Le double jeu de Téhéran

Dans la nuit du 23 au 24 septembre 2024, Israël a mené des raids aériens intensifs sur le Sud-Liban, qu’il a étendu à la banlieue sud de Beyrouth puis à d’autres zones du pays, au prétexte de cibler des dépôts d’armes du Hezbollah. Trois jours plus tard, Tel-Aviv assassinait Hassan Nasrallah. Appuyée par les États-Unis, elle semblait ainsi déterminée à aller jusqu’au bout dans sa guerre contre l’organisation. L’assassinat de Nasrallah posait la question de savoir si l’Iran allait sortir de sa « patience stratégique », au vu du rôle majeur joué par le chef chiite, non seulement au niveau du Hezbollah, mais également au niveau de « l’axe de la résistance ».

Si l’Iran a alors commencé à réagir différemment, il n’a pour autant pas dévié de sa stratégie adoptée depuis le 7 octobre 2023 : ne pas s’impliquer outre mesure dans cette guerre, quelles que soient les pertes de ses alliés. La République islamique craignait qu’Israël, après avoir franchi les lignes rouges en assassinant Nasrallah, ne mène des attaques en plein cœur du pays. Pour cela, il ne faut pas interpréter le lancement de près de 180 missiles balistiques le 1er octobre 2024 comme une simple réponse à l’assassinat de Nasrallah, mais également comme une tentative iranienne de rétablir son système de dissuasion à l’égard d’Israël. A ce jour, Téhéran n’a toujours pas riposté à l’attaque perpétrée le 26 octobre 2024 par une centaine d’avions de chasse israéliens qui ont ciblé ses bases militaires. Cette opération venait elle-même en réponse à l’attaque iranienne du 1er octobre.

Cependant, Téhéran a intensifié son soutien politique au Hezbollah après l’assassinat de Hassan Nasrallah, et ses responsables politiques ont multiplié leurs visites au Liban. De son côté, le Hezbollah a également amplifié ses bombardements contre Israël, atteignant même Tel-Aviv pour la première fois. Après de nombreux coups durs, l’organisation semblait enfin reprendre son souffle, et rééquilibrer le rapport de force, même de manière relative. Chose qui a poussé la Maison Blanche à reprendre les négociations pour un cessez-le-feu entre le Hezbollah et Israël, à travers la médiation de son envoyé spécial Amos Hochstein.

Cette reprise a été bien accueillie à Téhéran. Le 15 novembre 2024, Ali Larijani, le principal conseiller du Guide iranien, a annoncé depuis Beyrouth le soutien de son pays à toute décision prise par les autorités libanaises et le Hezbollah : « L’Iran ne cherche pas à saboter quoi que ce soit, mais à trouver des solutions. »

Un avenir incertain

Avec l’accord de cessez-le-feu du 27 novembre 2024, qui a été prolongé jusqu’au 18 février, plusieurs questions se posent quant à l’avenir du Hezbollah, affaibli par cette guerre, contrairement à la guerre de 2006, dont il est sorti renforcé. À l’époque, le parti avait progressivement développé ses capacités militaires, notamment à travers un arsenal d’une centaine de milliers de missiles — selon les déclarations de l’organisation —, qu’Israël prétend avoir anéanti à 80 %. Indépendamment de la véracité des affirmations israéliennes, le principal défi qu’impose cet accord au Hezbollah réside dans sa capacité à compenser ses pertes en artillerie lourde, au moment où l’acheminement des armes iraniennes via la Syrie est devenu impossible, après la chute du régime de Bachar Al-Assad, et au vu de l’hostilité des factions armées qui occupent désormais le palais présidentiel de Damas à l’encontre de Téhéran, comme en témoignent les différentes déclarations de leurs dirigeants.

Avec l’élection de Donald Trump aux États-Unis, on peut également se demander comment l’Iran compte opérer à l’avenir. Trump lui-même ne semble pas décidé quant à sa politique iranienne : serait-ce celle de la « pression maximale », comme durant son premier mandat ? Ou se montrera-t-il plus flexible — comme il l’avait laissé entendre pendant sa campagne électorale — et signera-t-il l’accord tant espéré par Téhéran ? Dans ce cas, l’Iran adoptera-t-il une politique régionale « modérée », avec pour conséquence la réduction de son aide à l’armement pour ses alliés régionaux, et principalement le Hezbollah ?

Dans tous les cas, l’accord de cessez-le-feu est indéniablement une étape cruciale pour le Hezbollah. Il renforce la mise en œuvre de la résolution 1701 du Conseil de sécurité de l’ONU ayant mis fin à la guerre entre le Hezbollah et Israël en 2006, à travers un comité de contrôle dirigé par les États-Unis et comprenant la France, le Liban, les Forces intérimaire des Nations unies au Liban (Finul) et Israël. Ses activités se concentreront sur la région au sud du fleuve Litani, d’où le Hezbollah doit retirer ses troupes. Parallèlement, un autre accord israélo-américain donne le feu vert à Tel-Aviv d’attaquer le Hezbollah, si ce dernier enfreint l’accord du point de vue d’Israël. En revanche, les troupes israéliennes sont, quant à elles, toujours déployées dans les villages frontaliers du Sud-Liban et le délai prévu par l’accord de cessez-le-feu a été prolongé. Prétexte de l’armée d’occupation : l’armée libanaise n’est pas suffisamment présente dans ces villages, et le Hezbollah tente d’y reconstruire ses positions.

Cet accord, régulièrement enfreint par Israël, représente un obstacle majeur pour le redéploiement du Hezbollah au sud du fleuve Litani et la reconstitution de son arsenal militaire. La retenue du Hezbollah devant les atermoiements de l’armée israélienne à se retirer du Sud-Liban montre bien qu’il évite, du moins pour l’instant, un retour à la guerre, tout en soutenant les populations qui affrontent, désarmées, l’armée israélienne, dans leurs tentatives de rentrer dans leurs villages. Celle-ci tire régulièrement sur eux, tuant plus de 20 personnes à la fin janvier et en blessant plus d’une centaine.

Il ne fait aucun doute que le Hezbollah prend en compte les pertes subies et les destructions massives de ses zones d’influence, notamment dans le Sud et la banlieue de Beyrouth, ce qui fait de la reconstruction une priorité pour lui. Toutefois, il ne dispose pas des ressources financières suffisantes pour y parvenir. Les voix de certaines victimes se sont déjà élevées publiquement pour critiquer l’absence d’indemnisation. L’organisation chiite a par ailleurs déclaré qu’elle n’était pas concernée par la prolongation de l’accord de cessez-le-feu annoncée dimanche 26 janvier 2025 par l’administration américaine car n’ayant pas pris part aux négociations. L’on peut alors s’interroger sur la réaction du parti de Dieu si l’armée israélienne continue de tergiverser sur son retrait du Sud-Liban. Mais l’approbation par le principal allié du Hezbollah, Nabih Berri, président du Parlement et chef du mouvement chiite Amal, de prolonger l’accord, réduit les risques d’escalade.

D’autre part, l’élection du commandant de l’armée Joseph Aoun à la présidence de la République après plus de deux ans de vide à la tête de l’État, et la nomination du juge Nawaf Salam comme chef de gouvernement, créent une nouvelle donne politique. Les deux hommes ont promis que le dossier de la reconstruction serait leur priorité absolue, en faisant miroiter une aide étrangère qui sera sans doute conditionnée à un changement de politique du Hezbollah, tant au niveau national que régional.

Une autre question est celle de l’avenir des relations entre l’Iran et le parti de Dieu, le 7 octobre ayant révélé les limites de la volonté de Téhéran à défendre son allié, qui était pourtant le fer de lance de sa stratégie régionale, et qui a beaucoup sacrifié à cet égard, notamment durant son engagement en Syrie. Les soutiens populaires du Hezbollah se posent certainement, eux aussi, ces questions, ayant payé cher le prix de l’engagement du parti durant cette dernière guerre.

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Traduit de l’arabe par Fatma Ben Hamad et Sarra Grira.

1Selon les propos du conseiller militaire du commandant de la force Al-Qods, émanation des Gardiens de la révolution.

Voir en ligne : https://orientxxi.info/magazine/lib...