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LA SAGA DU PRÉSIDENT (Quelques balises)LA...

, par  Ali BouBou , popularité : 4%

LA SAGA DU PRÉSIDENT
(Quelques balises)

LA CHUTE

Jamais on ne l’a su, jamais on ne saura
Que le petit Macron a perdu son aura :
Trop vite il est grimpé au haut de l’escabeau,
Il en a chuté en voulant faire le beau.

On l’a bien vu aller et par monts et par vaux,
Distribuant promesses nées de son cerveau :
Elles ont capoté et toutes aussitôt,
Il les a ravalées et toujours in petto.

Poussé dans son élan, il va en trébuchant
Tenter d’arrêter la bronca de contre-chants,
Mais le voilà poussé dans ses retranchements
Et je l’entends parfois alors crier "maman !".

Ce sont les fonctionnaires et les cheminots
Avec lesquels il devra bien jouer piano :
Les grévistes manifestent en caillassant,
Macron se protège en silence assourdissant.

Il est foutu Macron, et devant son miroir
Il contemple l’image de son beau mouroir
Et de sa fatuité y voyant le néant,
Il fermera les yeux, chutant sur son séant. (23/05/2018)

LETTRE OUVERTE A MONSIEUR MACRON

On peut bien rendre hommage à votre volonté,
On peut louer encore vos capacités,
Mais il est dommage que d’équanimité
Vous manquiez sans cesse de lisibilité.

Vous êtes l’eau dormante qui devient torrent
Quand tous ne veulent pas entrer dans votre rang :
"En marche !", dites-vous : il faut marcher au pas
Gare à celui qui ferait le moindre faux pas.

Vous avez de vous-même une haute opinion,
Vous référant à votre seul petit fanion
Et c’est toujours tout comme un petit caporal
Que de clarinette appelez au général.

Vous lancez des paris que vous ne tenez pas,
Puisque de vos soldats certains ne suivent pas…
Si d’autres vous suivent, c’est que vous protégez
Un avoir qui n’attend qu’à se désagréger.

Votre maître à penser fut notre Paul Ricœur
Je comprends de vous qu’il vous tienne tant à cœur
J’ai retenu de lui tous ses cours si abscons :
Mais vous n’avez pas su franchir son Rubicon.

Il vous faut, cher monsieur, bien plus de modestie :
Je ne suis pas piégé par votre eucharistie…
Ôtez de vos atours toutes forfanteries
Qui vous collent à la peau comme une hystérie.

Vous aurez beau brandir votre Saint Sacrement
Je ne m’engagerai pas dans votre régiment. (16/06/2018)

ENGOUEMENTS

Décidément Macron, l’élève de Ricœur,
Suivra béatement son phare de tout cœur…
… J’ai connu en Sorbonne son maître à penser
Et je vois de lui ce qu’il a pu endosser.

Sans vouloir bien sûr le décrédibiliser,
J’ai subi d’icelui tous ses cours empesés :
De tous ses exposés manquait bien la clarté
Que j’aurais toujours tue par pure humilité.

Macron a donc bien su hériter de son maître :
Il prend des mesures qui, à l’applaudimètre,
Provoquent la bronca des utilisateurs
Qui se font désormais enfin ses contempteurs.

Ainsi pour la limitation de la vitesse,
Le but ainsi brandi d’une fausse justesse…
Le grand arbitre de toutes nos convenances
Ne s’embarrasse pas de lucides nuances….

… En résumé Macron jouera au m’as-tu-vu :
Lui importe qu’il prenne bien au dépourvu
Tous les petits Français qui bien docilement
Obéiront à tous ces piteux engouements. (20/06/2018)

LE BALANCIER

Tiens, tiens ! Voilà que Macron est remis en scène :
Il ne serait donc pas aussi blanc qu’on le pense…
Quand Fillon fut accusé de manips malsaines,
C’est un juste retour pour sa seule défense.

Et oui ! C’est de "détournements de fonds publics"
Que notre grand chef est désormais soupçonné :
Cela donne à croire qu’un fantasque schmilblick
Jouerait au balancier quelque peu gangrené.

Quelques avantages accordés par Collomb
Nous laissent à penser à des détournements :
Les voilà tous les deux sous le marteau-pilon
Et tout "en même temps" voués au châtiment.

Le Macron va devoir se faire tout petit,
Collomb l’accompagnant encor plus déconfit :
C’est le balancier qui, sans aucun démenti,
Les frappera d’un coup dans un beau rififi.

Macron s’était bien fait passer pour l’homme droit,
Lorsque Fillon fut, lui, voué aux gémonies :
Le balancier jamais n’accorde un passe-droit
A toutes les entourloupes que chacun nie. (25/06/2018)

NOTRE CHANOINE

Macron est devenu chanoine du Latran :
C’est vraiment un honneur pour notre président,
Mais que beaucoup voient tout comme récalcitrant
A la laïcité dévolue aux sans-dents.*

De fervents laïques déplient le drapeau rouge
Qui est celui de vertueuse république :
Faut-il que désormais quelque chose enfin bouge,
N’aurait-on plus pour elle qu’un regard oblique ?

Et que diront aussi tous nos bons musulmans ?
C’est un écart voulu à l’égard du Coran !
Macron écrirait-il donc un nouveau roman
Qui les remette en ordre et bien tous dans le rang ?

Notre nouveau chanoine a donc pris le parti
De catholicité qui froisse nos imams ?
… A mon sens il semble que c’est bien mal parti
Pour le pauvre pays dans ce sale ramdam !

Il faut dire pourtant que la belle Brigitte
Avait omis de se coiffer de sa mantille :
Péché véniel certes, mais qui quand même agite
Les bons chrétiens pensant : "ce n’est pas que vétille". (26/06/18)

* Var. : Le pape a donc nommé Grand Cordon des Latrines
Notre Président qui se fait une vitrine
En pouvant durcir les muscles de sa poitrine
Bien enrobée de quelques couches de dextrine.

LA CHUTE

Sentant sa mort prochaine, notre Président
Invite le Congrès et y va droit dedans :
Dans les sondages c’est vertigineusement
Qu’il chute, nous dit-on, bien dangereusement.

Il en appellera à une aide efficace
Avant qu’on ne broie sa déjà vieille carcasse,
Car il a bien besoin d’un second nouveau souffle,
Lui qui avec grand peine toujours plus s’essouffle.

Car sa politique est jugée sévèrement,
Gouvernant la France bien maladroitement :
Le pays dérivant, allant tout à vau-l’eau,
Et le bateau "France" commence à prendre l’eau.

… Un an déjà passé à naviguer sans vue,
Semé de bien trop de fort bien belles bévues :
Il devra s’appliquer à redresser la barre
Avant qu’indécemment alors on le rembarre.

Il a besoin encore d’un adoubement,
Il ira le chercher, ratissant largement :
Le Congrès reste sa bouée de sauvetage…
Mais gare au faux pas qui manquerait l’appontage ! (8/07/18)

PRÉSIDENTIELLES

Monsieur le Président, je ne vous aime pas :
Je vous ai vu marcher, souvent à petits pas
Derrière ceux qui vous ont donné le tempo,
Peut-être dans les temps et souvent da capo.

Je sais pourtant bien ce qui vous a propulsé
Au sommet de l’État, sans en être blessé :
J’ai une petite idée que je vais révéler,
Elle tient bien la route et sans vous harceler.

Sans faire de stat, je sais de nos vieilles rombières
Qu’elles devaient avoir avaler quelques bières !
Évidemment elles étaient ensorcelées
Par celui qui les avait bien tourneboulées.

Et les urnes furent emplies de votre nom :
Vous étiez bien celui qui n’avait pas dit non
A la belle alliance alors inattendue…
Les vieilles retrouvaient grâce tant attendue.

Et vous fûtes sacré par cet électorat :
On n’avait pas vu ça de mémoire de rat…
Je pense qu’il vous faut demander bien pardon
A ce grand général voué à l’abandon. (13/07/2018)

DE NOTRE PRÉSIDENT

Il aura beau tenter de vouloir se grandir,
Il reste bien petit notre "cher" président :
Dans le camp des Grands on le verra s’ébaudir
Avec le grand Donald, c’en est outrecuidant.

On le voit s’agiter, allant de ci de là :
L’agitation pourtant n’est pas l’activité :
De ses capacités il va bien au-delà
En s’échinant bien trop sur des futilités.

Macron a l’obsession du vide "m’as-tu vu" :
Cinq cent mille euros dépensés pour sa vaisselle*
Il faut qu’il enjolive tout ce qu’il a vu,
L’ostentatoire est censé le remettre en selle.

Il est comme cela, toujours superficiel,
En mettant plein la vue, sans rien dans le cerveau
Sans craindre que sur sa tête tombe le ciel…
Mais c’est ainsi que sont conduits tous les bons veaux.

Il finira, je crois, par tomber dans le trou
Et de sa gabegie et de vouloir paraître…
Et la France avec lui, que ce soit peu ou prou,
Elle y est bien déjà, bien prête à disparaître. (18/07/2018)

* Intervention de François Ruffin à l’Assemblée Nationale

FOUTU, MACRON !

Il est foutu, Macron ! Il est foutu, Macron !
Il a couru trop vite dans son cyclotron
Il s’est cogné dedans en petit électron,
Et il s’est comporté comme un sacré poltron.

Bien plus que tracassé, le voilà fracassé :
Il est foutu Macron, je le vois trépasser
Dans ses petits souliers qu’Alexandre cirait :
Retombe bien sur lui quelque Deus Irae.

La honte soit sur toi, mon pauvre président !
Toutes les belles dames claqueront des dents
De leur regret de t’avoir trop bien encensé…
Te voilà honni de tous ces compassés*.

Et ton grand protecteur à la barbe hirsute
N’aura jamais bien fait qu’accélérer ta chute :
Tu sombres dans la boue que tu as fructifiée…
Bien de tes idoles ont été sacrifiées.

Tu es foutu, Macron : tu as grimpé trop vite
Au mat de cocagne, tout fait à la va-vite…
Et te voilà floué, enfin vilipendé
De ton inique orgueil désormais faisandé. (20/07/2018)

* cons passés ?

DE NOTRE BENALLA
(d’un autre benalla)

Ainsi donc il aurait bien changé de prénom,1
L’Alexandre, mais qui donc aurait pu en douter ?
On le voyait très mal accolé à son nom
Tant le faciès pouvait fort mal l’accréditer…

Mohamed, c’est certain, eût bien pu mieux lui seoir,
Mais il se prévalait de son fort beau prénom
Pour éviter alors qu’on pût le faire asseoir
Au banc d’accusé où il dût dire son nom.

Du coup Macron est dans ses petit souliers
Et l’esprit agité de sentiments contraires,
Il n’ose plus bouger, pieds et poings bien liés :
Aux rages populaires peut-il se soustraire ?

Les épisodes prochains pourront nous le dire :
Je le vois mal en point, le fringant président :
De ses contrariétés il peut bien se maudire,
Et je l’entends d’ici fort bien grincer des dents.

Il a beau se couvrir du drap de son grand lit,
Il entend tous les cris d’une foule en colère…
Et le voilà soudain qui rougit et pâlit…
"Mais qu’allait-il donc faire dans cette galère ?"

DE L’OPPORTUNITÉ DU SILENCE

Qu’a-t-il donc à cacher notre Grand Président
Pour qu’autour du salaud la chape du silence
Retombe impunément tout comme un accident ?
Se fermerait-elle, la voie d’une relance ?

Car on est sidéré qu’aucun ne sache rien
On a tout oublié ou bien l’on cache quoi
De tout ce qu’ourdissait notre Grand Agité ?
Et tout un chacun donc de demeurer bien coi.

La maison du Touquet dont l’autre avait les clefs
Pouvait-elle cacher des faits indéfendables
Qu’un ménage trop précipitamment bâclé
Permettrait de taxer comme réprimandables ?

S’est dressé devant lui comme une protection :
Le grand mur des oublis survenu à propos…
Mais ses moellons s’effritent d’altération
Et chacun risque bien d’en prendre tout plein pot.

Et quand enfin la lumière pourra jaillir,
Notre grand président se fera tout petit
Et un dernier sursaut le fera tressaillir…
On en aura fini de ce piètre apprenti. (23/07/18)

RESPONSABLE ET COUPABLE

Non ! Ce n’est plus d’une fourberie de Scapin,
Et non plus de farce de Maître Pathelin,
En attendant Macron d’un voyage lointain
Que j’assiste aujourd’hui aux combats byzantins.

Macron s’est réfugié au bout de la planète
Attendant de faire taire les devinettes
Qui le visent toujours et de plus en plus près :
Le temps révèle bien ce qui advient après.

Pour l’instant c’est son Directeur de Cabinet
Qui porte le chapeau comme un pauvre benêt :
Il endosse en héros ou en pauvre victime
Les fautes de son dieu qu’il pense légitimes.

Macron les entend bien, ces lâches compagnons
Se défendant soudain d’être des responsables :
Ils étaient pourtant là, grappillant son pognon,
Car c’était bien pour eux vraiment indispensable…

Alors notre Macron, revêtant sa cuirasse,
Se dresse à l’horizon, en musclant sa poitrine :
"Il n’y a eu, dit-il, dans toutes paperasses,
Que Moi qui ai signé ce qui est ma doctrine". (24/07/2018)

POUR UNE JUSTE JUSTICE

La faute est excusable quand elle est bénigne…
Tabasser à mort un homme jeté à terre
C’est plus qu’impardonnable tant c’en est indigne…
De tes valeurs, Macron, l’échelle est délétère !

Se targuant de l’avoir embauché au Palais,
Il en bave tant qu’il en vient à dérailler :
Le discours prend des tournures café au lait,
Il est devenu fou tant il en est raillé.

"Alexandre… n’a jamais été mon amant "*
Le dit-il en guise de justification ?
La bassesse à ce point peut donner des tourments
A ceux qui l’adulent, signant leur soumission…

Entendre ces mots peut enfin nous rendre compte
Que notre président frôle quelque folie …
Voulant jouer au pire et tout comme un archonte,
Il monte la fable de quelque homophilie.

Macron n’échappera pas à toutes justices :
Si celle des hommes peut bien lui pardonner,
Que celle enfin de Dieu alors l’anéantisse,
Celle d’un Dieu vengeur qui sait le condamner. (25/07/2018)

LES DEUX COMPÈRES

Toujours bien fanfaron, il va, le président,
Tout auprès des Français pour se faire adouber :
Le pouvoir a failli, mais c’est le mors aux dents
Qu’il tentera de n’être jamais bien plombé.

Il reprend, délivré de féroces soupçons,
Sa grande marche, droit et bille toute en tête :
Il n’a pas de raison de payer sa rançon
Et de ses inepties c’est toujours qu’il s’entête.

De Benalla il se dit toujours satisfait :
"C’est un bon petit gars qui sait me protéger,
Que lui reproche-t-on donc de ce qu’il a fait ?
Quelques tabassages qu’on a trop fustigés ?"

"Benalla, c’est un gars sur qui l’on peut compter :
Il m’est fidèle et jusqu’au bout de ses deux poings,
La polémique ourdie est une absurdité…
Ai-je l’air de mentir ? Vous seriez mal en point !"

"Ainsi donc tout est fait et toujours pour le mieux :
Benalla, je le sais, demeure insoupçonnable,
Le climat ente nous est toujours harmonieux…
Ne cherchez donc point ce qui reste inavouable". (26/07/2018)

TROUBLE MACRON, MACRON DOUBLE
(sur un air connu)

Ses dents sont acérées, comme prêtes à mordre,
Les yeux de ce bleu virant parfois au vitreux,
Il a sur ses lèvres l’empreinte du mot "ordre",
Le double chez lui est souvent malencontreux.

Il se veut alerte, mais le pas saccadé
Maladroitement le porte trop en avant,
Le verbe pauvrement en est vite bradé
Et la fusée promise flotte dans le vent.

Il se voudrait à l’aise, le geste arrondi,
Mais son désir se heurte vite à l’accompli,
La pensée déborde toujours sur ce qu’il a dit :
Il n’en finira point de n’en faire qu’un pli.

Il est bien comme ça, notre grand président :
Sa grandeur est toujours au ras de ses chevilles,
Il rumine et ronfle de ses antécédents,
Dansant un fandango et tout comme à Séville.

Le naturel chez lui fuira au grand galop :
Il veut le rattraper, mais toujours d’un faux pas
Il manquera ce qu’il attend d’un bien gros lot…
Macron bien déphasé, tout au bord du trépas. (27/07/18)

BRIGITTE (sur un air connu)

Brigitte Macron, Macron,
Mais de ton vrai nom Trogneux !
Tu nous fais tourner en rond
Et nous rends tout scrogneugneux.

R. Brigitte Macron, Brigitte
Arrête tes pirouettes :
L’Élysée prend de la gîte
Et Macron plein les chaussettes…

Brigitte Macron, Macron !
Que fais-tu de Benalla ?
A tourner toujours en rond
Arrête ton tralala !

Brigitte Macron, Macron !
Tes genoux sont trop cagneux :
Rien ne tourne bien plus rond,
Benalla est un teigneux.

Brigitte Macron, Trogneux !
Cesse donc tes ronds de jambe :
Ton cirque est trop besogneux,
T’as plus rien dans l’entrejambe.

Ferme donc ton ouverture :
Elle a l’air d’une aperture…
Rentre vite à la maison
Et fais-t’en une raison. (28/07/2018)

DE L’IMMUNITÉ

Quand en finira-t-on avec le Benalla ?
Il semble intouchable, protégé de Macron,
L’anguille est sous roche ! Mais est-elle bien là ?
Et dans le landerneau rien ne tourne plus rond !

C’est un petit malfrat déguisé en barbouze :
Qu’il soit rasé ou pas, le regard est fuyant,
Et chacun de humer les relents de sa bouse
Qui semblent de plus en plus bien émoustillants.

Macron s’est replié dans une tour d’ivoire…
Se sentirait-il donc parfois un peu coupable ?
"Passez, dames, messieurs, il n’y a rien à voir !"
Se croirait-il enfin bien plus qu’irrattrapable ?

"Qu’ils viennent me chercher !" dit-il comme en défi…
On ira en chantant oui, "auprès de ma blonde"
Et on le verra bien alors tout déconfit
Et pétrifié dans ses odeurs nauséabondes.

Il s’en est bien passé, des choses au Touquet…
Les saura-t-on jamais ? Je m’en fous, président !
Mais il ne suffit pas de tourner le loquet
Pour être immunisé de tout antécédent. (30/07/2018)

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