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En finir avec la France fonctionnarisée

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« En finir avec la France fonctionnarisée »

"Aucun sens", a estimé François Bayrou, ce mercredi, en commentant le projet du gouvernement de supprimer 120.000 postes de fonctionnaires d’ici la fin du quinquennat. Cet objectif, sur lequel Emmanuel Macron s’était engagé, a été confirmé mardi par le secrétaire d’Etat, Olivier Dussopt. Le gouvernement semble surtout attendre des efforts des collectivités locales, sommées de freiner leurs dépenses de fonctionnement. "Nous leur avions dit de ne pas augmenter de plus de 1,2%, elles sont plutôt autour de 1%", a expliqué Dussopt. Mais l’Etat sera plus crédible s’il se décidait à donner l’exemple, en limitant ses propres fonctionnaires d’Etat. La France fonctionnarisée est, depuis des décennies, suradministrée et sous gouvernée. Le prélèvement à la source, effectif dès la fin de ce mois de janvier, met encore davantage en lumière le poids énorme que constituent les ponctions sur le dos du salarié : ce dernier est exproprié de 56% de ses revenus en moyenne. Aussi bien, Bayrou s’égare quand il juge que "cette arithmétique n’a aucun sens". La question du nombre de fonctionnaires (5,5 millions) doit être légitimement posée, quand 57% de la richesse produite sont consacrés à financer la dépense publique et quand les prélèvements obligatoires représentent 45,3% du PIB. Le ras-le-bol fiscal, qui a été le déclencheur de la révolte des Gilets jaunes comme de toutes les révolutions en France, est intiment lié à la ventripotence d’un Etat incapable de s’appliquer la cure d’austérité qu’il réclame à ses sujets, éreintés par l’impôt. Cette situation est devenue explosive.

La gauche aimerait faire des Gilets jaunes le fer de lance de ses marottes étatistes et égalitaristes. Ce mercredi, Libération consacre son dossier à la meilleure façon d’accentuer la pression fiscale sur les riches. Mais ces revendications sont en contradiction avec la philosophie d’un mouvement qui conteste l’excès de taxes et d’impôts d’un Etat envahissant. N’en déplaise à Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, qui dit vouloir "refonder le capitalisme", les Gilets jaunes ne s’inscrivent pas dans cette dialectique. Ces employés et petits patrons s’accommodent du libéralisme. Ils savent ce qu’est une entreprise privée et ses contraintes de rentabilité. Ils n’évoquent pas le chômage, ni ne contestent le Medef, ces figures imposées de la revendication sociale. Leur extrême sensibilité aux injustices les porte à dénoncer à la fois les privilèges que s’accordent certains puissants, surtout quand ils sont élus, et les préférences sociales de l’Etat-mamma au profit d’une immigration qui, de surcroit, entre en concurrence sur le marché du travail. La lutte des classes, construite sur l’envie et l’égalitarisme, n’est pas dans l’ADN de cette révolte de citoyens qui bossent dur mais qui rament, entravés par un système qui les étouffe. "Qu’est ce vous faites de notre pognon ?", questionnait Jacline Mouraud, une des figures des Gilets jaunes, à l’adresse de l’Etat. Eh bien ! Le pognon sert notamment à payer 20% des salariés de France. Dans certains cas, le privé ne ferait-il pas aussi bien, sinon mieux, et pour moins cher pour les contribuables ? Un bonne question, pour un prochain référendum…

Liberté d’expression par Ivan Rioufol

Voir en ligne : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/201...