La plaine d’Alger reçut les premiers colons agricoles venus de France ; ces colons eurent à combattre un ennemi redoutable, la fièvre paludéenne : la Mitidja était dans son ensemble un immense marécage, qu’il fallut dessécher par des canaux d’irrigation, puis assainir par des plantations d’eucalyptus. Le sol néanmoins se montra si riche, les facilités de communications étaient si grandes, que les créations de villages se succédèrent rapidement.
500 émigrants Bavarois, Wurtembergeois et Prussiens attendaient au Havre leur départ pour l’Amérique du Nord. Leurs passeports leur ayant été refusés, tous ces malheureux furent hébergés par la ville du Havre et dirigée ensuite sur l’Algérie où ils arrivèrent en Février 1832.
Le duc de Rovigo plaça 50 de ces familles à Dély-Ibrahim et avait écrit le 26 janvier une lettre adressée à son Intendant, le baron Pichon en ces termes « …Mon intention serait de donner deux arpents de terre cultivable à la bèche par individu, dans les gorges et les montagnes qui entourent la ville … ».
Mais le baron Pichon empêcha, pour des raisons administratives, une installation en février 1832. Il n’avait pas tort, Rovigo, ne savait pas, que les centaines d’arpents achetés sur les plateaux de Dély-Ibrahim et de Staouëli, n’étaient pas des terres domaniales. Elles appartenaient à des investisseurs, qui pour une grande partie, résidaient en France.
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Jean-Claude ROSSO [ jeanclaude.rosso3 chez gmail.com ]