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Sur le wokisme, Poutine a malheureusement raison

, par  irioufol , popularité : 5%
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L’Europe sans-frontières et libre-échangiste, qui redécouvre avec l’Ukraine la force vitale du nationalisme (blog de lundi), acceptera-t-elle également de revoir son atlantisme inconditionnel ? Les Etats-Unis sont en train d’affaiblir de l’intérieur les démocraties occidentales qu’ils disent encore défendre. L’exportation de leur multiculturalisme, de leur cancel culture et de l’idéologie woke sont des poisons lents. Ils peuvent disloquer le monde occidental, à travers des lectures biaisées de la société. Ces approches sont construites sur la culpabilisation de l’homme blanc, la déconstruction des genres, la sacralisation des minorités quérulentes. Discutable est déjà la volonté des Etats-Unis de Jo Biden de dresser le monde libre contre la Russie de l’autocrate Vladimir Poutine : l’affrontement qui se précise entre les deux puissances risque d’entraîner l’Europe dans une guerre planétaire qui devrait rester un conflit localisé au Donbass. Plus grave encore serait le refus d’entendre les critiques qui sont portées à l’Occident décadent par Poutine lui-même, au prétexte de devoir rejeter tout ce que dit l’agresseur. La lutte contre le totalitarisme woke n’a certes pas besoin du Russe pour être verbalisée. Mais quand il explique, mardi devant la Douma, que « la famille est l’union d’un homme et d’une femme », que « les élites (occidentales) deviennent folles » ou qu’il veut « transmettre » les textes sacrés, les traditions et les valeurs russes, il parle avec des mots compris par beaucoup d’autres peuples dans le monde, y compris en France.

Les Etats-Unis sont devenus des alliés insincères. Pour les avoir beaucoup admirés dans leur exemplarité démocratique, je ne peux que reconnaître le pouvoir de nuisance de leurs nouvelles subversions idéologiques. L’Europe serait bien inspirée de ne pas voir un seul ennemi chez les Russes, sans mesurer le rôle oblique des Américains. Fulgurante est la progression de la cancel culture et du wokisme dans le monde français de la culture et de l’enseignement. En Grande-Bretagne, le Daily Telegraph vient de révéler que les livres de Roald Dahl, mort il y a plus de trente ans, avaient été caviardés ou réécrits par l’association Inclusive Minds, dont la mission est de valoriser la diversité, même au prix d’un révisionnisme littéraire. Chez Dahl, les qualificatifs « gros » ou « laids » ont ainsi été notamment censurés. Avant lui, les livres d’Enid Blyton (Le club des cinq) avaient dû subir la même aseptisation wokiste, en allégeant des passages trop écrits donc élitaires ou en supprimant le passé simple pour le plus démocratique présent. Pour Agatha Christie, Les dix petits nègres ont été rebaptisés Ils étaient 10. Un sort identique attend Blanche neige et les sept nains, d’autant que le baiser non consenti du prince ressemble fort à la tentative de viol tel qu’elle est comprise par les féministes. Poutine, sur ces délires, nous trouve ridicules et dangereux. Il a malheureusement raison. Aussi est-il urgent de le démentir.

Voir en ligne : https://blogrioufol.com/sur-le-woki...