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Présidentielle : la déchirure française

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Article du 28 avril

Libération, dès lundi, a demandé paiement de son coup de main. «  Merci qui  ?  », a écrit en une le quotidien de gauche au-dessus d’un portrait d’Emmanuel Macron à demi enfoui. Il est vrai que le matraquage médiatique contre Marine Le Pen aura été particulièrement virulent dans la presse «  progressiste  ». Mardi, Le Monde a feint la neutralité en titrant : «  L’extrême droite à un niveau historique  ». La veille, le président réélu (58,5 % contre 41,50 %) avait salué, devant une petite foule rassemblée au Champ-de-Mars, le «  sens du devoir  » de «  ceux qui ont fait barrage à l’extrême droite  ». Est-ce à dire que les 13,3 millions d’électeurs de Le Pen seraient des factieux et des racistes  ? À l’évidence, non. En Martinique et en Guadeloupe, les électeurs, en majorité noirs, ont plébiscité la candidate à plus de 60 %. Il n’empêche : la diabolisation de l’adversaire et le bourrage de crâne sur un «  retour de Vichy  » ont contribué à la victoire de Macron et du Système.

Incontestable est le succès du président reconduit. 60 % de ses électeurs auraient fait un choix d’adhésion, 40 % un choix de rejet. La défaite de Le Pen (qui gagne néanmoins 2,7 millions de voix depuis 2017, tandis que son adversaire en perd 2 millions) tient pour partie aux doutes sur ses compétences et aux craintes liées à sa politique économique. Pour autant, il y a bien eu un pilonnage unanime sur sa candidature et un procès en sorcellerie digne de la propagande poutinienne sur les «  nazis  » ukrainiens. Ces procédés sont indignes d’une démocratie : non seulement les débats de fond ont été évacués, y compris par la volonté du candidat, mais la pensée aseptisée a été un impératif moral non contesté. Or, derrière le vote Le Pen ne se dissimulait pas «  l’extrême droite  », mais les légitimes colères d’une France rurale, périphérique. Assignés à leur relégation économique et sociale, les oubliés ont, en plus, reçu les crachats des nantis.

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