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Bloc-notes : la France, malade d’être abandonnée

, par  Ivan Rioufol , popularité : 20%
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« Bloc-notes : la France, malade d’être abandonnée »

Que voit l’observateur, lorsqu’il regarde la France ? Il découvre un pays déchiré qui s’effondre et perd son rang, tandis que son actuel président s’admire et se complimente. Dimanche soir, Emmanuel Macron s’est dit satisfait ("nous avons bien fait") de la conduite du confinement, sans s’attarder sur la déroute de l’Etat jacobin, longtemps incapable de fournir ne serait-ce que des masques. Il s’est félicité de sa réponse économique - une mobilisation de "près de 500 milliards d’euros" - en laissant dans le flou le gouffre économique qui attend le pays surendetté et désindustrialisé. Il a dit vouloir "dessiner un nouveau chemin", dont il donnera le tracé en juillet. Mais le chef de l’Etat est-il prêt à tirer les leçons des crises qui, venues de loin, s’additionnent et explosent sous son mandat ? Elles conduisent, toutes, à suggérer des actions politiques qui tournent le dos au progressisme universaliste qu’il défend, au nom d’une modernité dépassée.

De la révolte des "gilets jaunes" à la mise en cause de la police républicaine par des minorités colonisatrices, en passant par la mobilisation syndicale contre la retraite universelle et la fausse "guerre" de l’Etat contre le Covid-19, il ressort une même incapacité du pouvoir à comprendre la société fracturée. La France périphérique réclame toujours sa place dans une démocratie confisquée par un clan élitaire. Le monde du travail a fait connaître sa préférence pour des régimes de retraites adaptés aux disparités de la vie. L’épidémie mondiale de coronavirus a montré l’utilité des nations protectrices et des frontières. Quant aux mobilisations "antiracistes", qui vomissent le "privilège blanc", elles rappellent ce que sont des vraies "foules haineuses", que Macron ne veut voir que dans les manifestations de la "peste" populiste. Ces événements disparates dévoilent une France abandonnée, malade de n’être plus admirée.

Les fins esprits qui se gaussent des "déclinistes" sont des faussaires balourds : ils repeignent vite fait en rose-bonbon les sombres réalités qu’ils cherchent à cacher.

Liberté d’expression par Ivan Rioufol

Voir en ligne : https://blog.lefigaro.fr/rioufol/20...