Le vernis patriotique craque de toutes parts. Tandis que Catherine Vautrin vante avec des accents de cirque un service national "exceptionnel", Ursula von der Leyen achève d’enterrer, dans un mépris souverain, les dernières prétentions françaises à l’autonomie.
La « magie » des mots ne suffit plus à cacher l’amère potion de la soumission.
C’est un double mouvement, parfaitement orchestré, qui résume l’impuissance actuelle : à Paris, on agite le drapeau et l’aventure « magique » pour la jeunesse, sur un mode qui frise la propagande de parc d’attractions, pendant qu’à Bruxelles, on acte sans sourciller l’application immédiate et provisoire du traité Mercosur, balayant d’un revers de main l’opposition française.
