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Un certain 8 janvier 1961 !

, par  Manuel Gomez, NJ_Publication , popularité : 1%
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Le 8 janvier 1961 le peuple de la France métropolitaine était convoqué devant les urnes pour voter un OUI au référendum qui proposait l’autodétermination pour le devenir de l’Algérie Française souhaité par de Gaulle.

Par 75% des votants l’autodétermination, donc l’abandon de l’Algérie par la France, était voté.

Rejetée par 72% des votants, en Algérie, ce résultat n’était pas pris en compte.

Interrogé en novembre 2009, lors d’un reportage du magazine « Historia », Alain Duhamel, chroniqueur à RTL et l’un de nos plus éminents journalistes politiques, répondait à la question posée : "Quel est, selon vous, l’acte de trahison le plus retentissant de la Ve république ?"

Un mois plus tard, février 1961, naissait à Alger l’OAS (Organisation Armée Secrète) sous l’autorité militaire du colonel Godard.

Il est certain que l’OAS n’aurait jamais vu le jour si De Gaulle avait respecté sa parole et n’avait pas trahi.

Avant même que l’on entende parler de l’OAS, une organisation de « barbouzes » sévissait déjà en Algérie et s’illustrait en pratiquant des enlèvements, en torturant des partisans de la présence française et en plastiquant en toute impunité. Il s’agissait du MPC (Mouvement Pour la Coopération), mise en place par Jacques Dauer, sur ordre de De Gaulle.

Par la suite, en décembre 1961, ce sera la constitution d’une police parallèle, sous le nom de « Mission C », dirigée par le directeur de la Police Judiciaire, Michel Hacq, avec sous ses ordres 200 commissaires et officiers de police soigneusement sélectionnés.

Christian Fouchet, Haut-commissaire du gouvernement en Algérie, rendait compte directement à de Gaulle, via Louis Joxe, ministre des affaires algériennes.

Plus de 500 victimes à l’actif de cette organisation et Fouchet pouvait se féliciter de ces succès en déclarant : « Il faut remonter au 16e siècle pour trouver l’équivalent de telles mesures répressives ».

Selon le témoignage vécu de Constantin Melnik, conseiller pour la sécurité du premier ministre Michel Debré, dans son livre : « De Gaulle, les services secrets et l’Algérie », il avoue avoir reçu les ordres de pratiquer des attentats afin d’incriminer l’OAS, avec l’aide du SDECE. Par exemple le plasticage du restaurant « Le Grand Rocher », à Alger, le 22 décembre 1961, bilan 12 morts, des exécutions attribuées à l’OAS, l’explosion du Quai d’Orsay, à Paris, un employé tué et une vingaine de blessés, l’explosion d’une voiture piégée, le 10 mars 1962, à Issy-les-Moulineaux, 3 morts et 43 blessés, le mitraillage de la façade du Parti Communiste, place Kossuth à Paris, un blessé, etc. plus d’une vingtaine d’explosions et de plasticages qui tous furent attribués à l’OAS et qui aboutiront à la manifestation organisée par le PC et les syndicats de gauche qui laissera 9 morts, parmi les manifestants qui tentaient de se réfugier au métro « Charonne ».

(Davantage de détails dans mon livre « J’accuse De Gaulle »)

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