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Pourquoi Trump ne mérite pas d'être diabolisé

, par  Ivan Rioufol , popularité : 1%
Cet article provient d'une source externe à NJ

« Pourquoi Trump ne mérite pas d’être diabolisé »

Ne pas oublier ceci : Donald Trump et ses gros sabots est une créature de Barack Obama et ses entrechats. Non seulement le messie post-racial a échoué dans sa politique d’apaisement de la société américaine, mais le président démocrate a contribué à l’exacerber en négligeant le sort des plus vulnérables. Trump s’est habilement fait le porte-parole des "ploucs" en révolte contre les "élites". Lors de son ultime discours, hier soir, Obama a d’ailleurs admis ce bilan négatif : "La race reste une force puissante et qui a souvent divisé. Nous ne sommes pas là où nous devrions être. Les cœurs doivent changer". Il a invité ses partisans à se mettre à la place du "type blanc d’âge moyen" qui voit ses repères disparaître. Or cette attitude, qu’il a lui-même négligée, semble au-dessus des forces de la gauche américaine en perdition. Retranchée derrière ses solides bastions des médias et du show-biz, elle n’a de cesse de pilonner le nouveau président, qui prendra ses fonctions le 20 janvier. Ce mercredi, la presse américaine fait ses choux gras de "révélations" non authentifiées. Ce week-end, lors de la soirée des Golden Globes, l’actrice Merryl Streep a illustré jusqu’à la caricature ce Camp du Bien coupé du réel, en dressant un réquisitoire anti-Trump devant une assemblée de paillettes et de strass. La mimétique gauche française, qui avait ovationné l’Obamania au seul prétexte que l’homme était métis, est dans ce même manichéisme qui lui interdit un jugement nuancé sur les premiers pas de Trump. Mais l’unanime diabolisation résiste mal aux faits.

Lundi, Bernard Arnault, président de LVMH, a été le premier patron français à rencontrer Trump. Il lui a annoncé son intention d’agrandir les usines Louis Vuitton en Californie et de bâtir une nouvelle usine en Caroline ou au Texas. Des constructeurs automobiles ont commencé à donner des gages au successeur d’Obama : Ford a annulé un projet d’usine au Mexique et a promis à la place un investissement de 700 millions de dollars dans le Michigan. Fiat Chrysler a annoncé pour sa part la création de 2000 emplois nationaux après le rapatriement d’une production de pick-up actuellement fabriqués au Mexique. A l’intention de General Motors, Trump a tweeté récemment : "Fabriquez aux Etats-Unis ou payez une importante taxe douanière !". L’usage intempestif de ce procédé de communication n’est guère prisé par ses détracteurs, mais il n’en est pas moins efficace. Comme est efficace, plus généralement, le parler clair de celui qui entend casser le carcan du politiquement correct. C’est sous la férule de ces interdits qu’Obama se refusait, par exemple, d’évoquer l’"islam radical", pour lui préférer "l’extrémisme violent". Trump n’aura pas ses pudeurs sur l’islam politique, qu’il entendcombattre. Il envisagerait pour cela, selon Le Figaro, de soutenir les pays musulmans prêts à combattre l’islamisme, comme l’Egypte, la Jordanie, la Tunisie, les Emirats arabes unis. "L’effet Trump" ne fait que commencer.

Voir en ligne : http://blog.lefigaro.fr/rioufol/201...

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