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Pitoyable 11 novembre. Fermez le ban !

, par  noreply@blogger.com (atoilhonneur corto) , popularité : 1%
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Ce matin, j’ai été aux cérémonies du 11 novembre. Rassemblement à la mairie puis la messe pour les morts et les anciens combattants avant d’aller de nouveau à la mairie, aux monuments aux morts. J’y étais parce que j’aime y aller et, cette année, pour amener l’Ancien qui avait souhaité, pour une fois, se faire la totale. Il avait mis l’uniforme et toutes les breloques qui normalement imposent le respect à qui les voit.

La messe impeccable, tout Béninois que soit notre curé, son homélie était parfaite, mêlant dans un même speech le souvenir des anciens et l’espoir que représente la jeunesse. L’Ancien avait été accueilli et par le curé et par le chef des anciens combattants du coin. Du coup, nous avons eu droit au premier rang, avec les officiels. J’adore le moment, lors de l’offertoire, quand les drapeaux se baissent pour couvrir de leur protection l’autel. La messe finie, direction la mairie à nouveau où avait lieu le barnum " républicain ".

Toutes les huiles civiles locales étaient là. Une " escadron " de pompiers, les flics municipaux, les représentants de la gendarmerie, les deux maires du coin et deux députés. Nous dûmes à la gentillesse d’un conseiller municipal que je connaissais d’être, là aussi , placé au premier rang ; l’Ancien eut droit à une chaise. Le premier plan, c’est bien car on voit tout, mais c’est super car cela permet d’entendre ce que se disent entres elles les " z’élites " locales.

Un des deux députés au maire de la commune voisine : " Bon et ben, ça fait encore un 11 novembre de plus au compteur, la corvée. "

Le maire de la commune à un de ses adjoints : " qu’est-ce qu’on se caille ! "

L’autre député à l’Ancien : " B’jour Monsieur ". Il va de soi qu’il n’avait aucune idée de qui était l’homme qu’il saluait.

La maire-adjoint : " ils auraient pu nous mettre des chaises comme pour le vieux " (sic)

Le chef de l’autre assoce d’anciens combattants ne prenant pas le temps de saluer l’Ancien tout occupé qu’il était à lécher les pompes du maire et des deux députés.

Les élites locales, environ une cinquantaine de personnes, " bien entre-elles ", ne prenant même pas le temps d’aller vers la population et ne cessant de bavarder, y compris, pour certains, pendant la Marseillaise, la sonnerie aux morts et la minute de silence.

Trois dépôts de gerbe exécutées au pas de charge.

Le Maire fit un discours pendant lequel il n’a cessé de bafouiller, mettant du 2016 là où il aurait du parler de 1916, annonçant 500 morts au lieu de 500 000. Pressé d’en finir. Il faisait face à l’Ancien et ne pouvait donc pas ne pas le voir. La cérémonie finie, pensez-vous qu’il viennent le saluer ? Que nenni. L’Ancien fit l’effort d’aller le saluer, il eut droit, là aussi, à un " B’jour M’sieur ", l’édile se retournant aussitôt vers ses amis.

Les seuls qui sont venus saluer l’Ancien, avec le respect dû à son rang, sans doute l’homme le plus décoré à 30 kilomètres à la ronde, sont quelques anciens combattants...

Toutes les autorités civiles n’étaient visiblement là, entre elles, que par obligation et/ou électoralisme, assumer la " corvée ".

Je n’ai évidemment pas répété à l’Ancien ce que j’avais entendu et ce que je pensais de cette manifestation. Pas eu besoin. Au lieu d’aller au " pot " offert par la mairie, il m’a regardé et dit : " Allez, on rentre, que des gougnafiers ! On m’y reprendra pas ". Moi, non plus, en tout cas pas de si tôt.

Fermez le ban.

Folie passagère 3351.
D’accord, pas d’accord : atoilhonneur chez yahoo.fr

Voir en ligne : http://corto74.blogspot.com/2016/11...

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