Macron renonce !

, par  NEMO , popularité : 4%
NJ-Ile de France

Cet article déjà publié le 24 mars 2017 est remis en ligne, car il prend tout son sens !

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Vous vous souvenez ? Dans ma tribune Marine, François, les juges et le Président, du 3 mars, je soupçonnais l’Élysée d’être à la manœuvre dans les affaires Fillon et Marine le Pen. Et j’ajoutais que, la vengeance étant un plat qui pouvait aussi se manger chaud, le locataire en fin de bail de l’Élysée pourrait bien aller jusqu’au bout de sa petite entreprise de démolition, en nous sortant de derrière les fagots un dossier aux petits oignons sur le chéri des médias, du Cac 40, de la bobo-sphère et des people réunis, j’ai nommé le séraphique Macron.

Alors cette semaine, pour détendre un peu une atmosphère devenue irrespirable, je vais me livrer devant vous à un exercice de haute voltige et de politique fiction… quoique.

Nous sommes mercredi 12 avril 2017. Le Canard enchaîné, là où on attendait la révélation hebdomadaire sur les petits arrangements financiers de Fillon, sort l’affaire Macron ! Tout d’un bloc, un numéro historique, les 8 pages traditionnelles consacrées pour la première fois dans l’histoire du Canard à un seul sujet : le vrai visage de l’archange Emmanuel. Un tsunami, une explosion nucléaire, une exécution ! Macron, dès 13 heures, dans une conférence de presse où se sont étripés des centaines de journalistes prêts à tuer père et mère pour entrer dans la salle trop petite (4 morts et 53 blessés, dont 8 en urgence absolue), n’est plus candidat. « Sali par des calomnies qui me scandalisent et m’écœurent, je n’ai pas d’autre choix que de renoncer à l’élection présidentielle, pour me consacrer pleinement à la défense de mon honneur et de ma famille. Ceux qui sont à l’origine de cet assassinat politique en rendront compte devant l’Histoire, devant les Français, et, je le souhaite, devant la justice de mon pays ».

Jeudi 13 avril, 18 heures. Laurent Fabius, président du Conseil Constitutionnel, sur le perron du Palais Royal, siège de cette noble et anachronique institution, annonce que « le Conseil, à l’unanimité, constatant que le retrait de l’un des candidats majeurs à l’élection présidentielle rend impossible la tenue du scrutin au 23 avril, décide de le reporter de deux mois, soit les 18 juin et 2 juillet. Les éventuelles nouvelles candidatures pourront être reçues jusqu’au 5 mai. »

Vendredi 14 avril, le Figaro. Dans une lettre ouverte à François Fillon, cent sept parlementaires, proches d’Alain Juppé et de Nicolas Sarkozy, invitent le candidat de la droite et du centre à suivre l’exemple d’Emmanuel Macron. « Le retrait de monsieur Macron est pour notre mouvement un signe du destin. François, que tu aies tort ou raison, le mal est fait. Les Français ne te font plus confiance. Il faut, pour le bien de la France, que tu renonces, et que tu appelles, pour te remplacer, le seul d’entre nous qui puisse porter ton projet, qui est aussi le sien et le nôtre. »

Le même jour, 16 heures, émeute au siège des LR. Conférence de presse de François Fillon, Nicolas Sarkozy est à ses côtés, modeste et grave. « Dans l’intérêt de mon pays, le seul intérêt qui compte, je ne suis plus candidat à la présidence de la France. J’appelle de tous mes vœux Nicolas Sarkozy à mener notre combat jusqu’à la victoire. Je me mets à son service comme le plus humble de ses soldats ». Sarkozy prend alors la parole, ému mais déterminé : « Françaises, Français, je ne me déroberai pas à mon devoir. J’ai pleinement conscience de l’immensité de la tâche à accomplir. J’ai mis ma vie au service de la France. Je suis prêt. Je ne vous décevrai pas. Vive la France, vive la République »

Le même jour, 19h00. Communiqué de la présidence de la République. « Moi, François Hollande, président de la République, garant des institutions et de la paix civile, n’accepterai jamais que notre chère et belle France tombe aux mains d’extrémistes qui conduiraient le pays au chaos et les Français à la ruine. Aussi, et comme il en est de mon devoir, je renonce à mon retrait et me porte candidat au renouvellement de mon mandat. Vive la République, vive la France ! »

De la politique fiction ? Hé hé…

Post scriptum : je voudrais exceptionnellement décerner le prix de la bécasse d’honneur à une certaine Clémentine Célarier, comédienne dont, même sous la torture, je serais bien incapable de citer un seul de ses rôles au théâtre, au cinéma ou à la télévision , pour sa prestation face à Florian Philippot, dans « On n’est pas couché ». Clémentine, si ce monsieur te dégoute à ce point, pourquoi as-tu accepté de participer à cette émission ? Tu n’avais qu’à rester chez toi… oui, mais, à part Ruquier, il n’y en a pas beaucoup qui m’invitent, à la télé, alors, tu comprends, la promo de ma pièce, c’est important aussi... Pauvre Clémentine !

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