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Les hommes/femmes sont tombés/ées sur la tête

, par  NEMO , popularité : 1%
NJ-Ile de France
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En cette belle rentrée de septembre, pleine de cyclones et de macroneries (ce qui revient au même), j’ai jugé urgent de vous remonter le moral en vous racontant un émouvant conte de fées. Nul doute qu’il vous fera retrouver confiance en vous et en la capacité de l’humanité d’aller toujours plus loin, plus haut, plus fort.

Il était une fois, nous dirons « une personne », pour ne pas encourir les foudres des LGBTQI, qu’une nature phallocrate et des critères physiques obscurantistes tels qu’un vagin et deux chromosomes X avaient classée dans la catégorie des femmes, qui portait, à l’état civil, la mention de demoiselle, et le prénom féminin que ses parents, en toute bonne foi, lui avaient donné. Or, cette « personne » ne se sentait pas du tout, mais alors pas du tout femelle, mais viscéralement mâle.

Elle décida donc de revendiquer ses droits fondamentaux d’être humain à s’inscrire dans la catégorie qui lui convenait, en l’espèce, celle des hommes. Elle obtint sans difficulté des autorités de son pays moderne et ouvert à toutes les exigences de ses habitants une nouvelle identité, masculine, un nouveau prénom, Trystan, et même un nouveau nom, pour effacer toute trace de son passé de femme. Elle, que nous appellerons dorénavant « il », trouva des médecins assez accommodants avec le serment d’Aristote pour lui prescrire force œstrogènes, mixtures et poudre de perlimpimpin, de quoi lui faire pousser des poils pour en faire un ressemblant d’homme, mais « il » ne voulut pas aller jusqu’à la greffe d’un pénis. Cela coûtait très cher, était risqué (50% des opérations se terminent par de l’incontinence urinaire, parait-il), et puis… aller jusqu’au bout de la démarche vers la masculinité ne présentait pas vraiment d’intérêt pour « il », parce que bien que se sentant homme jusqu’au bout des mamelons, « il » s’était découvert homosexuel… « passif ». Un pénis purement décoratif, face au risque encouru, et au budget nécessaire, c’eut été ostentatoire.

« Il », comme de juste, tomba raide (enfin, façon de parler) amoureux de Biff, un homme, homosexuel « actif ». Mariage, adoption des deux neveux de Biff, le parfait bonheur, dans le meilleur des mondes de tolérance et de marche en avant… si ne s’était insinué le désir impérieux d’un enfant qui serait la chair de leur chair. PMA, GPA, c’est toujours du tracas, et ce n’est pas donné, en Amérique… C’est alors qu’ « il » se souvint qu’il disposait de tout ce qu’il fallait pour faire un bébé, ce qui lui fut confirmé après examen par le corps médical. Son mari se montra bien évidemment plus que réticent pour passer par l’entrée principale, lui qui n’avait goût que pour les portes de service, mais l’amour fut plus fort que tout, Biff finit par se laisser convaincre. Et c’est ainsi qu’ « il » se retrouva « enceint », et mit au monde un bébé parfaitement constitué. Aux dernières nouvelles, Trystan se dit prêt à fonder une famille nombreuse. Biff, semble-t-il, ne sait plus trop où il en est avec sa sexualité. Quant au collège de psychiatres qui les suivent, ils trouvent l’expérience passionnante.

Cela se passe à Portland, dans l’Orégon. Le journaliste de Paris Match qui commentait cette merveilleuse histoire d’amour en était tout attendri.

Il n’y a pas si longtemps, dans les temps obscurs où les hommes étaient des hommes, les femmes des femmes et un chat un chat, « il » aurait fini à l’asile… Le progrès est en marche vers l’abime. On ne l’arrêtera pas.

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