Notre Journal
Média d'infos géré par des PN et lisible par tout le monde. Sujets d'actualités et spécifiques à la communauté PN & HARKIS.
le : 4.09.2010
Le 5 décembre d'un appelé du Contingent

Commémoration à Lunéville en Lorraine

Publié le jeudi 11 décembre 2008, par DiaOulRu. - Lecture pendant 30 jours. Abonnez-vous !

 
A Lunéville en Lorraine, conclusion du discours à la Journée du 5 décembre 2008 par un Appelé du Contingent Mesdames et Messieurs, Les deux témoignages que nous venons de vous livrer ne sont pas (...)




Pour lire l'intégralité de cet article - vous devez être abonné(e) à NotreJournal - Cliquez ici pour en savoir + ! Optez pour l'offre d'essai à 2 euros par mois !
Partager
envoyer l'article par mail Envoyer par mail aux amis

Rubrique(s)
Thèmes




Améliorez NJ - Notez cet article !

Contacter DiaOulRu - ses autres articles - Créer/Voir en PDF Enregistrer au format PDF
Répondre à cet article

Les commentaires des internautes

16 messages

Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 14 décembre 2008 par yuguy

je commençais à désespérer de lire un message de vérité.Comme vous j’ai servi dans un régiment de parachutistes, le 18° R.C.P. de 1958 à 1961 date à laquelle il a été dissous avec le 1er REP et le 14° RCP ( suite au puch d’Alger).J’ai donc participé aux opérations Jumelle et étincelle des Aurès Némencha à la Kabylie.Je suis aussi las de voir et d’entendre à la T.V. des témoignages larmoyants d’anciens d’A.F.N. notamment sur le thème principal de la torture.Ils ne se sont pas demandés les causes de ces interrogatoires "musclés" qui n’avaient d’autres buts que d’obtenir des renseignements afin de limiter les attentats terroristes et ainsi épargner de nombreuses vies d’innocentes victimes(femmes,enfants,vieillards).Ils n’ont donc jammais vu les corps découpés, lacérés, égorgés,éviscérés, émasculés…Je suis à me demander dans quelle unité ces gens ont servi car pendant les 3 ans de service je n’ai jamais eu l’occasion de voir ou d’entendre ces soit-disantes tortures….Il faut dire que nous avions suffisamment d’occupations durant les opérations pour pourvoir nous adonner à autre chose.Enfin je vous dis BRAVO pour votre message qui ne m’a cependant pas étonné venant d’un PARA.QUI OSE GAGNE


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 14 décembre 2008 par daniele

BRAVO

A tous les paras et à tous ceux qui ont défendu la France en Algérie.

C’est pour eux aussi que nous attendons avec impatience la décision du Tribunal de Marseille concernant tous vos courageux compagnons qui sont restés sur le champ d’honneur.

Comme il n’y a pas de guerre propre, je ne crois pas que la nôtre ait été plus sale qu’une autre et quelque qu’aient été les méthodes elles étaient certainement moins barbares que celles des terroristes contre lesquels vous nous défendiez.

Encore Merci et Bravo.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par daniele

Comme je plains ces parents qui ont vu partir leur "petit" à la guerre. Je les plains et en même temps je les admire d’avoir eu le courage de les laisser partir.

Est-ce que je le ferais aujourd’hui, moi qui suis devenue mère et grand-mère ?

Comment ne pas comprendre alors la colère qui pouvait les habiter ?

On vous a aimés, vous les "petits soldats-militaires français du Contingent".

On est très fiers de vous.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Gérard

Pied Noir d’Alger, j’ai vécu cette même difficulté de l’arrachement à ma famille lorsque j’ai été appelé à servir mon pays dans le Sud Oranais. Je suis très heureux de lire ce qu’écrit cet ancien parachutiste, qui plus est, Principal de Collège ! Car j’ai gardé un souvenir d’écoeurement lorsque j’entendais mes "copains de régiment" me dire :"J’ai été embarqué dans des camions à coups de baton car je ne voulais pas venir en Algérie" ! Cette phrase me rendait malade !!! Il est vrai que j’étais parti dans le but de conserver MON Algérie au sein de MON pays : La France…avec la peur, mais avec la volonté de participer à conserver les départements Français d’Algérie.
Il aurait fallu que l’Armée entiére (appelés et d’active) se groupe pour aller contre la politique d’alors afin que nos appelés ne soient pas morts pour rien, bien que notre Armée avait gagné sur le terrain !
Je serais heureux le jour où vous enseignerez à nos enfants la véritable histoire de la guerre d’Algérie, la trahison d’un général d’opérette nommé de gaulle, et l’abandon par ce même homme, de nos départements Français d’Algérie !
Il est vrai qu’à l’époque ce même homme faisait croire que l’Algérie coûtait cher à la France….pourtant l’agriculture, l’industrie, le pétrole étaient en plein essor et ce manque nous le payons aujourd’hui !
Je remercie tout de même cet ancien parachutiste et principal de collège pour la compréhension qu’il a tiré de cette période.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Marino

Gérald,à part quelques patriotiques, très sincèrement je ne crois pas que les jeunes P.N étaient heureux de quitter famille, copines ou fiancées, boum voire travail , pour être embarqué dans cette galère pour 30 mois. A 20 ans, beaucoup avaient d’autres ambitions alors les métropolitains qui ne connaisaient ce Pays de m….., on peut comprendre, Non ?


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par SEREIN

Bonsoir .

Marino . Comment pouvez - vous écrire cela MARINO , vous qui avez vécu au MAROC ou 4OOOOO Européens ne pensaient qu’à l’Algérie qui , au passage , tant pis pôur les cris n’avaient pas bougés quand les Français du MAROC se faisaient massacrer et que les P.N d’ Algérie vous disaient quand vous leur demandiez de l’aide . Le MAROC n’est pas l’Algérie , ce qui avait fait dire à un P.N du MAROC que j’aimais beaucoup : leur tour ne tardera plus . Ils parlaient des P.N d’Algérie .

Les P.N du MAROC ont formé l’armature des parachutistes , et tous ont combattus , jusque dans les rangs de la Résistance , et beaucoup ne sont pas revenus .Nous étions payés 50 francs par mois . Nous ne regrettons rien …. non je ne regrette rien .

Les nôtres ont perdu les dents devant le Mont Cassin , et en même temps leurs fiancées qui n’en voulaient plus .
Non , nous n’aurions nous les P.N , même vivant en Chine pas choisi d’aller ailleurs qu’en Algérie . Nos familles nous poussaient à rejoindre l’Algérie , ma grand - mère , je ne devrais pas parler de cette Sainte femme, à 80 ans demandant à tous les hommes de la famille de prendre les armes .

Oui j’ai été heureux en Algérie dans ma HARKA , plus que pendant les classes dans les Chasseurs alpins , où les P.N avaient droit à un traitement de faveur , genre : vous avez peur , ont va faire passer les P.N devant , ou Serein quand je vous appelle ( Lieutenant DURAND ), ne prenez pas l’escalier devant , passer par derrière comme vous traitez les Arabes .


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 13 décembre 2008 par Marino

Serein

Je parle des jeunes du contingent qui avaient 20 ans en 1954-62,époque de l’évolution des moeurs : le début des "trentes glorieuses", les bains de mer et jeux de plages à gogo (époque du hula hoop) joies du pique-nique sur la plage (les oursins) et des ballades en "rumi ou vespa" voire en automobile, arrivée des appareils électro-ménagers (les transistors Teppaz), délices du camping et du farniente avec les copains, tout une explosion musicale : le Rock’n’Roll, le slown (bien sûr..Only you), le sport. L’insouciance quoi.

Pensez-vous que mes copains P.N d’Hussein-Dey ou de Boufarik (à l’époque) , avaient la fibre patriotique… Ils ne demandaient qu’une chose en sortant de la caserne, de pouvoir,enlever la tenue. Bien sûr les "Bandes" avaient adopté, des jeunes Métropolitains (les sympas-"modernes") perdus dans cette galère d’une guerre qui ne portait pas ce nom. Ils remplissaient leur devoir du Service miltaire obligatoire (point barre), heureux d’avoir enfin la quille.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 13 décembre 2008 par Jean-Louis MARTINEZ

Ah ! Only you. Tout le monde aimait, même les parents. C’était le meilleur slow des Platters avec "My Prayer". Au square guillemin, à la limite de Bab-El-Oued, quand nous nous réunissions le soir, on avait oublié les attentats et on fraternisait même avec quelques Arabes de notre âge venus de la kasbah toute proche : On échangeait des 45 tours (Bil Halley and his comets, Elvis, Brenda Lee etc…) et des blousons râpés en soie made in USA aux couleurs criantes. Un jeune Arabe est même venu un soir avec une bouteille de mousseux qu’il avait bombardé "champagne".

C’est aussi à cette époque que j’ai été extrémement heureux d’être déclaré BSA (Bon Service Armée) Car pour moi et la grande majorité des copains et copines, ne pas faire son service militaire, c’était la pire des choses : Une Honte. Les temps ont bien changé.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 13 décembre 2008 par Gérald

Bien entendu Marino, que la majorité des jeunes P.N. n’était pas particulièrement enchantée d’aller "faire son devoir" comme on disait a l’époque et de partir pour 24 voir meme 30 mois et de laisser parents, amis, copains et copines et tout le reste…Mais quand on a assisté, vécu et ressenti pratiquement tous les jours les memes brimades, mensonges, calomnies…moi qui avais 17 ans a l’époque et qui croyais encore a une certaine France..He bien je peux vous dire que ça vous fait tout drole et que vous en restez marqué a tout jamais !! Heureusement que les meilleurs d’entre nous, ensuite, dans les années 61 - 62, si vous voyez ce que je veux dire, étaient des Métropolitains, et je ne leur rendrai jamais assez HOMMAGE, des centaines ont laissé leur peau dans des conditions abominables, ils ont redoré le blason d’une France bien terne, lache et inconstante qui ne pensait qu’a se vautrer dans le lit des teroristes assassins d’hier, voila une partie de mon vécu..Je pense que c’est assez clair !! Gérald.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 16 décembre 2008 par muramag

Tout le monde n’a pas l’étoffe d’un héros, certes, mais je puis vous dire qu’un oncle,
aujourd’hui décédé, est parti à la guerre 39-45 avec la conviction de défendre son pays la FRANCE, puisque né en Algérie il était Français (d’une mère sicilienne et d’un père maltais). Il fut prisonnier en Allemagne, à son retour, il failli perdre la vie en 1945, et dût son salut à la connaissance de l’Arabe en se faisant passer pour un fellah.
Pourquoi vouloir à tout prix ternir notre image ? Personne dans ma famille à l’époque ne connaissait la France, pour autant, personne à la maison n’a jamais dit alors, en parlant de la France "ce pays de m…"


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Roland

Très bien exprimé ; malheureusement j’ai été comme vous , mais quand De Gaulle est venu à Alger début juin 1958 et que les français d’Algérie criaient au Forum Vive De Gaulle, je l’ai dit et écrit que l’Algérie était perdue d’ici 5 ans, car il s’est vengé de Nous français d’Algérie dont tous les bataillons d’AFN en 1940 étaient Pétainiste, et les livres d’histoire escamotent les vérités"Il ne faut oublier que Pétain avait donné l’ordre de prendre contact avec nos alliés et soulever l’Empire d’Afrique" et que De gaulle faisait son discours de Brazzaville, même ST.Exupéry s’en méfier, car personne en voulait du Léon Zitrone de la BBC de ce général à titre précaire et provisoire, mais une foule bien encadrée peut crier n’importe quoi ! C’est en qualité de PN que je peux l’écrire, car encore une fois pour ma part comme dans ma famille, qui avait fait la guerre ainsi que le débarquement en connaissait les tenants et les aboutissants du sieur De Gaulle que l’on porte en héros alors qu’il en a été le catalyseur de la faillite de l’Occident, retour de Maurice Thorez déserteur, donation de la Syrie et du Liban, ouverture des bagnes et j’en passe, d’ailleurs mes chers amis regarder bien sa descente av.des Champs Elysées lors de la Libération, il est devant et avec ses mains le long de son corps il repousse ses valets, Donc il ne fallait pas s’étonner d’un pareille résultat, la vérité en ne peut encore véritablement la mettre à jour, car il a tout prévu les archives sont encore sous le sceau du secret ; quant à nos fameux historien bien peu écrivent la vérité car ils sont dans le vent de l’histoire comme on dit. Pour finir comme avait dit Rommel "La victoire enfante beaucoup de père, mais la défaite est orpheline" Courage on peut mentir pendant un temps mais pas tout le temps - Cordialement à tous.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par choirzy

Comme tout cela est bien dit et clairement exprimé. Si ce texte pouvait être présenté à quelques centaines de milliers d’appelés, il recueillerait à coup sur le même nombre de signatures.

Je vais, pour ma part, m’y employer.

"car en salissant l’armée française d’Algérie, c’est nous les conscrits de 2O ans qu’on salit !"

Merci Guy, de mettre ainsi les points sur les "i" … on ne l’a pas assez fait, et c’est pour ça qu’on en est où on en est.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Gérald

C’est sobre, clair, nette et sans fioritures, exactement ce qu’ont vécu la majorité des jeunes appelés dans ce conflit !! Un souffle d’air pur au milieu de tant de miasmes…ça fait du bien !! BRAVO et longue vie. Gérald.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Marino

C’est très bien que ce soit un principal de collège, honoraire et parachutiste qui raconte l’"Histoire"

- En 1954, les effectifs militaires représentent environ 50.000 hommes, 38% sont des appelés pour 18 mois de service.

- En 1955, ces effectifs passent à 100.000 hommes, du fait de la guerre d’Algérie.

- En 1956, le rappel sous les drapeaux monte les effectifs militaires à 200.000 hommes.

- En 1957, le maintien sous les drapeaux de 18 à 30 mois permet un effectif militaire de 400.000 hommes, 57% sont des appelés.

- Entre 1952 et 1962 ce sont 1.343.000 appelés ou rappelés et 407.000 militaires d’active (soit 1.750.000 militaires) qui participeront "au maintien de l’ordre en Afrique du Nord", opérations qui seront reconnues "Guerre d’Algérie" le 5 octobre 1999

- Pendant la guerre d’Algérie, entre 1954 et 1962, après la durée légale de 18 mois, certaines classes furent rappelées, d’autres furent maintenues sous les drapeaux jusqu’à 30, puis 28 mois.

Source : O.N.AC

Ils prenaient la direction de Marseille dans des camions bâchés, puis, après un centre de transit, la direction d’Alger ou d’Oran : une traversée de deux jours, au fond des cales, dans des bateaux souvent périmés.

Une Unité et un nouveau paquetage étaient affectés, le livret militaire avait suivi.

Une plaque d’immatriculation individuelle, à découper selon le pointillé en cas de décès, indiquait que c’était la guerre.

Les nouveaux arrivants étaient rapidement mis au pas par les chefs de sections qui, si besoin, les emmenaient en embuscade afin d’éveiller leur combativité.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Gérald

C’est quand meme quelqu’un qui avait suffisamment d’instruction et de "jugeotte" pour se faire une idée personnelle de la véritable situation de ce pays, de pourquoi il combattait, quels étaient les enjeux et le finalité de tout ça, malheureusement ça n’était pas le cas de la majorité des gars qui arrivaient en Algérie, loin de la !! Je peux en parler en connaissance de cause, j’y étais de Nov.56 à Oct.59, sauf 6 mois passés en France dans une école de spécialité Marine. Et je m’empresse d’ajouter que ça n’était pas entièrement de leur faute, ces jeunes (et parfois rappelés moins jeunes) étaient littéralement imbibés que dis-je, abrutis de propagande communiste, avec des idées toutes fabriquées (par de savants prof.véritables commissaires politiques communistes) Les clichés habituels, gros colons, profiteurs, racistes, le verre d’eau, etc.etc.Une mentalité pourrie, pas le moindre effort pour essayer de comprendre, tout pour se planquer au max. et éviter le moin dre effort dans tous les domaine (sauf au foyer pour écluser des "bibines" en gueulant la quille b…) J’en ai connu tellement et assisté a tellement de scènes lamentables que j’en étais écoeuré, et encore aujourd’hui !! Disons que c’était le cas d’environ une bonne moitié de ces tristes gugusses, et que de nombreux sous-off. ne faisaient pas grand chose pour changer cet état d’esprit !! Voila une des (nombreuses) causes de la débandade. Gérald.


Le 5 décembre d’un appelé du Contingent
posté le 12 décembre 2008 par Francis

C’est magnifiquement exprimé, très émouvant-Merci.

J’ai eu l’impression d’entendre mon Père me raconter son départ à 17 ans et demi pour la guerre afin de défendre la mère patrie qu’il ne connaissait pas- Blessé Cinq fois, quand il a été démobilisé en 46, il est revenu enfin à Oran , mais se retrouvait Orphelin…., ses frères et sœurs éparpillés ….,Et lui dans la pire des misères.

Sincèrement -Francis




SPIP | APICOM | UI JQuery | MédiaGesTion©2010 | SlideDeck | | Plan du site | Charte | Contact