La vengeance du teinté de l’Elysée

, par  NEMO , popularité : 5%
NJ-Ile de France
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C’est ce que l’on voudrait nous faire croire. Que l’important, ce sont les turpitudes impardonnables du candidat Fillon à l’Elysée. Que savoir quel brave citoyen, lanceur d’alerte exemplaire mais suffisamment modeste pour ne pas vouloir se dévoiler (un véritable héros qui restera hélas anonyme), est à l’origine du « Pénélopegate », est anecdotique. Que ce qui compte, c’est, encore plus qu’une infraction pénale qui sera difficile à établir, la gravité de la faute morale de Fillon, qu’il est urgent de clouer au pilori cet immonde profiteur de l’argent public.

Hé bien, moi, je le dis : si Fillon a commis une faute morale incontestable, et une faute pénale dont je rappelle que c’est à la justice de la démontrer, pas à Fillon de prouver son innocence, j’en ai autant au service de l’auteur de ce que mes parents m’ont appris à qualifier de vulgaire délation.
C’est que, moi, j’ai été élevé à l’ancienne, quand on appelait un chat, un chat, et un délateur, un salopard, pas un « lanceur d’alerte ». Surtout quand le lanceur d’alerte, sous couvert de Nation, Justice, Égalité, est exclusivement animé par son intérêt personnel, et, qu’à défaut de pouvoir l’emporter à la loyale, il ne trouve comme solution que de faire détruire par d’autres ses adversaires.

Quant au plan pénal, que penseriez-vous d’un président qui, pour s’assurer coûte que coûte d’une réélection triomphale, s’empresserait, dès son arrivée au pouvoir [1], de mettre en place un système qui lui permette de fouiller les recoins les plus sombres de la vie de tous ses concurrents potentiels, y compris les plus improbables - on n’est jamais assez prévoyant ? Croyez-vous que toute cette organisation « mafieuse » (ne dites surtout pas un « cabinet noir », hein, les journalistes du Canard Enchaîné, qui l’ont pourtant décrit par le menu dans leur bouquin, se sont empressés d’en démentir l’existence – on est de gauche, que diable !), serait gratuite ? Qu’elle ne coûterait rien au contribuable français ? La facture serait d’autant plus lourde que le maître d’ouvrage, ne voulant rien laisser au hasard, aurait vu large, très large. A preuve, comme l’ont reconnu naïvement les mêmes journalistes du Canard qui n’ont pas trouvé le cabinet noir, les chances de Fillon de remporter la primaire de la Droite et du Centre étaient tellement hypothétiques qu’aucun journaliste n’aurait eu l’idée saugrenue de s’intéresser à lui avant qu’il la gagne… Et ces mêmes voudraient nous faire croire qu’ils ont monté en quelques jours un dossier accablant et détaillé jusqu’au nombre de feuilles de PQ que le « châtelain de la Sarthe » consomme pour se torcher.

Allons-donc, l’hypothèse la plus probable (je prends mes précautions, on ne sait jamais), est que ce dossier Fillon, ainsi que ceux de tous les adversaires ou « amis » considérés de près ou de loin comme dangereux pour le pouvoir en place, sont alimentés depuis des années par ces fameuses officines qui n’existent pas… et que nous finançons avec nos impôts, pas avec l’argent de poche des commanditaires ! Détournement d’argent public, atteinte à la vie privée, abus de pouvoir, entre autres. De quoi poursuivre pour forfaiture, même un Président en exercice !

PS : Quelques considérations, pour entretenir vos conversations entre amis :
-  pourquoi croyez-vous que nombre de « journalistes » nient l’existence d’un cabinet noir à l’Elysée ? Sans doute parce qu’il est inconcevable, pour des journalistes de gauche, d’admettre qu’un socialiste ait pu manquer à ce point de sens moral. Mais surtout parce que nos éclaireurs de la conscience prêt-à-porter, qui se piquent d’intégrité, de professionnalisme et de loyauté, ont soigneusement caché son existence à leurs clients. L’avouer maintenant rendrait les Français encore plus journalophobes qu’ils ne sont.
-  Vous aurez remarqué que le monde médiatique a consciencieusement minoré l’accusation de François Fillon, et, en particulier, a décrété que la révélation fantasmée du « cabinet noir » ne devrait pas avoir d’impact sur les intentions de vote. Je pense tout à fait le contraire. Comme je suis persuadé (peut-être à tort, nous le saurons bientôt) que Hollande n’a aucune envie de laisser Macron, le traitre, remporter l’élection, et qu’il est à la manœuvre pour lui casser les reins au moment le plus jouissif, c’est-à-dire lorsque le chouchou du CAC 40 sera en train de déboucher la bouteille de champagne.

tribunes choisies :
IL FAUT LICENCIER HOLLANDE !
Les corbeaux de la République...
La parade du cirque Hollande
ça pue à l’Elysée !

[1vous trouverez ci-dessous une série choisie de tribunes que j’ai écrites sur Hollande depuis sa funeste élection

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