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Ces pestiférés de Français d’Algérie

, par  Jean-Louis , popularité : 2%
NJ-PACA

Ces PESTIFÉRÉS de FRANÇAIS d’ALGÉRIE

En juillet 1962, la grande majorité des Français métropolitains a abandonné sans remords à la mort ou à l’exil leurs compatriotes qui ont eu le tort de naître en Algérie.

Comment en sont-ils arrivés à ce degré d’indifférence, à cette méchanceté, à cette dureté de cœur ?

Mais c’est la PROPAGANDE pardi qui a confiné au RACISME !

- De Gaulle en 1962 :


- « Qu’est-ce que tous ces Lopez et autres Ségura qui se voudraient Français ? » ;
- « Les Harkis, ce magma dont il faut se débarrasser sans attendre ».

Il fallait présenter ces Français d’Algérie sous un jour tel qu’ils apparaissaient haïssables et, par conséquent indignes d’être défendus.

Jacques SOUSTELLE l’a écrit :

- Il a été entendu dès le début, pour l’Express comme pour le Monde puis pour le Figaro que le Français d’Algérie avait TOUJOURS TORT.

- Défendait-il ses droits ? C’était un COLONIALISTE. Réclamait-il l’égalité des droits entre les musulmans et lui-même ? Il MENTAIT.

- Le FLN massacrait-il femmes et enfants français ? C’était une pénible conséquence d’un état de choses dont, en dernière analyse, les Français d’Algérie étaient EUX-MÊMES RESPONSABLES.

- Les Français d’Algérie se défendaient-ils ? C’étaient des CRIMINELS….

- Ainsi on concentrait la haine aveugle du public sur le petit artisan de Bab-el-Oued qui vivotait à 20% au-dessous du niveau de vie de son homologue. Toujours pour arriver à l’ABANDON avec BONNE CONSCIENCE, on est descendu jusqu’au RACISME.

« Ces Français d’Algérie,… » chuchotait-on. « Est-ce que ce sont vraiment des Français ? Ne s’agit-il pas plutôt d’un ramassis d’Italiens, d’Espagnols, de Maltais ? » D’où le résultat qu’un Français qui s’appelait GIACOMONI et dont le grand-père fut naturalisé à Aix en Provence, POUVAIT SANS REMORDS LIVRER au couteau des égorgeurs un Français appelé GIACOMONI dont le grand-père était arrivé à CHIFFALO en 1890 !!!

De même qu’il fallait dépeindre les Français d’Algérie comme une meute fasciste d’exploiteurs sans scrupules et de réactionnaires attardés, il fallait que les Métropolitains, en particulier les hommes politiques, qui combattaient pour le maintien de l’Algérie dans la République, fussent disqualifiés par une campagne de calomnies allant jusqu’à l’assassinat moral.

La presse d’extrème gauche s’est chargée de cette opération, reprise avec une ampleur écrasante par l’ÉTAT LUI-MÊME et par TOUS les MOYENS de PROPAGANDE qui dépendaient de lui en 1960.

Du moment où l’on défendait l’Algérie Française, on était un « fasciste », un « activiste d’extrême droite » un « néo-nazi ».

La PROPAGANDE traitait hitlérien GODARD qui se battit au Vercors, BIDAULT qui présida le CNR sous l’occupation nazie, SAINT-MARC qui souffrit à BUCHENWALD et exaltait les « DÉMOCRATES » du genre Mohamedi Saïd qui porta l’uniforme allemand…. BEN KHEDDA qui dirigea avec son chef ZIGHOUT Youcef les épouvantables massacres du 20 août 1955 était un MODÉRÉ tandis que JOUHAUD méritait d’être condamné à mort et l’on donnait du « MONSIEUR » à BEN BELLA tandis que le dernier des pieds-plats de la RTF se permettait d’insulter SALAN !!!...

JAMAIS, quant à moi, je n’admettrai que le crime perpétré en juillet 1962 soit autre chose qu’un CRIME !

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