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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>Alg&#233;rie. Portrait d'une g&#233;n&#233;ration perdue en d&#233;cennie noire</title>
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		<dc:date>2025-02-12T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Lakhdar Benchiba</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Premier roman de Meryem Belka&#239;d, &#201;cris et je viendrai explore avec subtilit&#233; les ravages des ann&#233;es 1990 en Alg&#233;rie, &#224; travers l'amour entrav&#233; de Leila et Ali, et les traumatismes d'un pays en guerre. &#171; Qu'&#233;tait-il arriv&#233; &#224; leur pays pour qu'ils se r&#234;vent autres ? &#187;. Cette r&#233;flexion d'un des deux principaux personnages de &#201;cris et je viendrai de Meryem Belka&#239;d est l'une des cl&#233;s de ce roman dont la trame se d&#233;roule dans les ann&#233;es 90 alors que l'Alg&#233;rie plonge dans cette d&#233;cennie, que (&#8230;)

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&lt;p&gt;Premier roman de Meryem Belka&#239;d, &lt;i&gt;&#201;cris et je viendrai&lt;/i&gt; explore avec subtilit&#233; les ravages des ann&#233;es 1990 en Alg&#233;rie, &#224; travers l'amour entrav&#233; de Leila et Ali, et les traumatismes d'un pays en guerre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Qu'&#233;tait-il arriv&#233; &#224; leur pays pour qu'ils se r&#234;vent autres ? &#187;.&lt;/i&gt; Cette r&#233;flexion d'un des deux principaux personnages de &lt;i&gt;&#201;cris et je viendrai&lt;/i&gt; de &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/auteur/meryem-belkaid' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Meryem Belka&#239;d&lt;/a&gt; est l'une des cl&#233;s de ce roman dont la trame se d&#233;roule dans les ann&#233;es 90 alors que l'Alg&#233;rie plonge dans cette d&#233;cennie, que certains voient noire, que d'autres voient rouge sang, et qui s'av&#232;re finalement bien vaine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une d&#233;cennie d'un &#233;lan bris&#233; &#8212; qu'on n'arrive plus &#224; faire rena&#238;tre, comme cet amour profond entre Leila et Ali, qui dure depuis l'adolescence, perdure, mais ne trouve pas de couronnement, ne parvient pas &#224; lib&#233;rer le potentiel de bonheur qu'il renferme ; comme si la joie &#233;tait prise en otage, rendue impossible par une bifurcation de l'histoire du pays sur laquelle le plus grand nombre de femmes et d'hommes n'ont pas de prise, mais qui les rend n&#233;anmoins captifs d'un &#233;trange sentiment de culpabilit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour ceux qui ont travers&#233; les ann&#233;es 90 l'esprit plein de sid&#233;ration face &#224; un basculement du pays dans une guerre int&#233;rieure &#8212; survenue apr&#232;s les flammes d'octobre 1988 et un printemps alg&#233;rien de courte dur&#233;e mais plein d'espoirs &#8212; ce roman d&#233;crit avec pudeur, sans le pathos et sans cet insupportable exotisme auxquels semblent &#234;tre assign&#233;s les &#233;crivains maghr&#233;bins en langue fran&#231;aise, la fin d'une vision idyllique d'une Alg&#233;rie marchant r&#233;solument dans le sens du progr&#232;s. Meryem Belka&#239;d montre comment une histoire qui bifurque dans la violence happe les individus et les meurtrit au point de cr&#233;er une multitude de vocations pour l'exil. Comme si l'on ne pouvait plus supporter de ne pas avoir pu emp&#234;cher ces supplices inflig&#233;s &#224; un pays plein de promesses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-traumatisme-et-un-silence-amnesique'&gt; Un traumatisme et un silence amn&#233;sique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour Ali, le h&#233;ros du roman, ce moment o&#249; l'horizon s'obscurcit et le futur se brouille est celui de l'assassinat de son p&#232;re, psychiatre engag&#233;, le mardi 8 juin 1993, par &lt;i&gt;&#171; deux ombres. Habill&#233;es &#224; la derni&#232;re mode. &#192; peine plus &#226;g&#233; que lui&#8230; &#187;.&lt;/i&gt; La vie de Leila bascule aussi ce m&#234;me jour &#224; l'annonce de cet assassinat survenu un de ces funestes mardis o&#249; des intellectuels et artistes connus ont &#233;t&#233; cibl&#233;s. Une adolescence qui s'arr&#234;te, un amour naissant qui peine &#224; trouver ses mots et un pays qui se fige. Et aussi, et surtout, la difficult&#233; pour les femmes et les hommes de se relever d'un traumatisme aussi bien national que familial et individuel pour se reconstituer et avancer. Un traumatisme monumental sold&#233; dans un silence amn&#233;sique, sans le&#231;on tir&#233;e pour la collectivit&#233;, sans le&#231;on pour l'avenir, avec la peur paralysante d'y retomber.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il n'y a, pour l'heure du moins, que des &#233;bauches de le&#231;ons individuelles pour contrer la chape du silence. Le couple Ali et Leila ne sera pas, ne se fera pas. Il reste des sentiments et il n'y aura pas d'acrimonie. Reste le poids de ces ann&#233;es terribles &#224; verbaliser, &#224; rendre lisibles. Pour Leila, l'exil, lointain et sans Ali, s'accompagne d'un travail sur l'histoire et la place, minor&#233;e ou instrumentalis&#233;e, des intellectuels en Alg&#233;rie et bien avant le traumatisme des ann&#233;es 90. Apr&#232;s des ann&#233;es d'errance &#224; l'&#233;tranger, Ali construit un projet de fondation au nom de son p&#232;re, comme une tentative de garder le souvenir d'un homme, l'intellectuel en contact avec les gens, par sa profession, mais aussi par un choix moral.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ces qu&#234;tes individuelles que les individus se cherchent une &#171; esquisse de bonheur &#187;, en attendant, peut-&#234;tre, une issue collective, et dont on a eu l'&#233;bauche lumineuse dans le Hirak o&#249; beaucoup d'Alg&#233;riens ont renou&#233; avec l'estime de soi&#8230; Et l'on imagine, sans peine, Ali et Leila parmi les marcheurs pour une Alg&#233;rie s'humanisant et cessant d'&#234;tre si dure avec elle-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;tt&gt;&lt;media9520|insert|center&gt;&lt;/tt&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#201;cris et je viendrais&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Meryem Belka&#239;d&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#201;ditions Casbah, 2024&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;172 pages&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1 000 DA&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/algerie-portrait-d-une-generation-perdue-en-decennie-noire,7910" class="spip_out"&gt;https://orientxxi.info/lu-vu-entend...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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