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	<title>NotreJournal</title>
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	<description>Un site pour tous, fait par des Pieds Noirs pour enrichir le d&#233;bat, responsable de ce qu'il &#233;crit mais pas de ce que vous comprenez.</description>
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		<title>Maroc. Le cri de r&#233;sistance des cheikhat</title>
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		<dc:date>2025-01-17T08:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Eva Sauphie</dc:creator>


		<dc:subject>article-externe</dc:subject>

		<description>Dans Everybody Loves Touda, en salles le 18 d&#233;cembre, Nabil Ayouch s'int&#233;resse &#224; une chanteuse d'a&#239;ta en qu&#234;te d'&#233;mancipation. Mais en quittant la campagne pour la ville et ses cabarets fi&#233;vreux, elle est bient&#244;t r&#233;duite &#224; un objet de convoitise, malgr&#233; l'admiration que suscite sa voix. L'occasion de revenir sur le statut ambivalent des cheikhat au Maroc. Touda, l'h&#233;ro&#239;ne du r&#233;alisateur marocain Nabil Ayouch, chante la r&#233;sistance et l'amour dans les petits bars de son village pour gagner (&#8230;)

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&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Everybody Loves Touda,&lt;/i&gt; en salles le 18 d&#233;cembre, Nabil Ayouch s'int&#233;resse &#224; une chanteuse d'&lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; en qu&#234;te d'&#233;mancipation. Mais en quittant la campagne pour la ville et ses cabarets fi&#233;vreux, elle est bient&#244;t r&#233;duite &#224; un objet de convoitise, malgr&#233; l'admiration que suscite sa voix. L'occasion de revenir sur le statut ambivalent des cheikhat au Maroc.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Touda, l'h&#233;ro&#239;ne du r&#233;alisateur marocain Nabil Ayouch, chante la r&#233;sistance et l'amour dans les petits bars de son village pour gagner sa vie. Illettr&#233;e, elle r&#234;ve d'inscrire son fils, sourd et muet, dans une &#233;cole sp&#233;cialis&#233;e. C'est en Casablanca que cette m&#232;re c&#233;libataire fonde tous ses espoirs d'&#233;l&#233;vation sociale et financi&#232;re. L&#224;-bas, elle pourra offrir une &#233;ducation &#224; son enfant et devenir une cheikha, une interpr&#232;te de l'&lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; (cri, en arabe), ce chant traditionnel marocain h&#233;rit&#233; de la po&#233;sie r&#233;volutionnaire rurale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais en quittant la campagne pour la ville et ses cabarets populaires, Touda est bient&#244;t r&#233;duite &#224; un corps bien plus qu'&#224; une voix. En attendant de monter sur sc&#232;ne, elle retient les clients pour les faire consommer. Et discute avec eux, une chicha &#224; la main, une bi&#232;re coup&#233;e &#224; l'eau dans l'autre pour tenir toute la nuit. Quand vient son tour de chanter, la ferveur de sa voix et ses d&#233;hanch&#233;s ne manquent pas de captiver l'attention d'une client&#232;le suffisamment enivr&#233;e pour lui glisser des billets dans le corsage. Objet de curiosit&#233;, de convoitise et de fascination, elle est tout cela &#224; la fois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un statut ambivalent qui ne rel&#232;ve pas uniquement de la fiction. &lt;i&gt;&#171; Ces femmes sont autant idol&#226;tr&#233;es que m&#233;pris&#233;es,&lt;/i&gt; soutient Widad Mjama, pionni&#232;re du &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/fractures-et-renouveau-des-scenes-musicales-au-maroc-et-en-tunisie,0812' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;rap au Maroc&lt;/a&gt; et moiti&#233; du duo &lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; mon amour qu'elle forme avec Khalil Epi :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On ne les juge pas en tant qu'artistes, mais en tant que femmes. Car le corps des femmes appartient &#224; tout le monde dans l'espace public. Cela ne vaut pas que pour le Maroc, c'est le propre des soci&#233;t&#233;s patriarcales&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-chant-poetique-et-politique'&gt; Un chant po&#233;tique et politique &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Traditionnellement pourtant, les cheikhat, de cheikh au masculin qui signifie &#171; ma&#238;tre, &#233;rudit &#187;, sont des figures respect&#233;es. &#192; ses d&#233;buts, l'&lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; est une po&#233;sie &#233;crite sans mise en musique, port&#233;e par les hommes et transmise de village en village. Proches du conte, ces po&#232;mes comportent en g&#233;n&#233;ral un fait historique, des personnages et un lieu. S'il est difficile de dater l'apparition du genre, on peut l'estimer entre l'&#233;poque pr&#233;coloniale et le &lt;a href=&#034;https://orientxxi.info/magazine/quand-la-france-colonisait-le-maroc-par-la-dette,1709' class=&#034;spip_in&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;protectorat fran&#231;ais&lt;/a&gt; , o&#249; les textes se font particuli&#232;rement cinglants &#224; l'encontre de l'occupant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; &#192; l'origine, il s'agissait principalement de chants de r&#233;sistance contre les d&#233;nomm&#233;s ca&#239;ds, pachas et gouverneurs locaux &#187;,&lt;/i&gt; pr&#233;cise l'acteur culturel marocain Brahim El Mazned, coordinateur de l'anthologie &lt;i&gt;Chikhates et Chioukhs de l'a&#239;ta&lt;/i&gt; (Atlas Azawan, 2017).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le XIXe si&#232;cle, la tradition se f&#233;minise avec Kharboucha, une chanteuse issue de la tribu des Oulad Zayd Osire, de la r&#233;gion de Safi. Cette pionni&#232;re ose &#233;lever sa voix contre le pouvoir central et les injustices sociales en ciblant principalement un ca&#239;d local, A&#239;ssa Tamri Ben Omar, &#224; l'origine de l'extermination de son village. Dans les souks et les f&#234;tes, elle l'attaque et le caricature au moyen de son art devant une foule en liesse. Mais ses textes parviennent aux oreilles de l'int&#233;ress&#233;, qui lui ordonne de chanter devant lui. Fi&#232;re et combative, Hada El Ghiatia, de son vrai nom, interpr&#232;te l'une de ses chansons les plus v&#233;h&#233;mentes. La l&#233;gende raconte que, furieux, le ca&#239;d la tortura et l'emmura vivante. &lt;i&gt;&#171; On ne sait pas si c'est un mythe ou non, mais, &#224; partir de l&#224;, Kharboucha est devenue une l&#233;gende et une figure de la r&#233;sistance &#187;,&lt;/i&gt; observe Widad Mjama. Avec elle, une musique na&#238;t et s'accorde au f&#233;minin. Cheikha Rimitti, Fatna Bent Lhoussine, Khadija El Bidaouia...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres artistes lui embo&#238;tent le pas et deviennent des cheffes de troupes, ou sont accompagn&#233;es d'hommes aux instruments. &lt;i&gt;&#171; Ces femmes n'ont ni fait d'&#233;tudes ni le conservatoire, mais elles ont d&#232;s le d&#233;but parl&#233; de leurs droits &#224; travers l'art &#187;,&lt;/i&gt; expose Soumaya Laghiti, dit Stanger Soum, DJ et productrice marocaine qui se pla&#238;t &#224; m&#234;ler &#233;lectro et &lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; traditionnelle. &lt;i&gt;&#171; Avec le regard d'aujourd'hui, on dirait d'elles qu'elles sont f&#233;ministes &#187;,&lt;/i&gt; poursuit-elle. &lt;i&gt;&#171; L'amante est enceinte et alit&#233;e. Toi qui pars, toi qui l'aimes, va plut&#244;t au march&#233; ! Am&#232;ne la viande, les pruneaux, les figues. La saveur de la viande grill&#233;e (...) &#187;,&lt;/i&gt; chante par exemple A&#239;da &#8212; une cheikha qui a fait carri&#232;re dans les ann&#233;es 1950 &#8212; qui renverse ainsi les injonctions de genres [[&#192; voir dans le film documentaire &lt;i&gt;Le Blues des Chikhates&lt;/i&gt; d'Ali Essafi sorti en 2004..&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='Un-regard-colonial'&gt; Un regard colonial &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Quand la pratique de l'&lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; s'installe en milieu p&#233;riurbain et urbain au courant du XXe si&#232;cle, elle se vide peu &#224; peu de sa substance po&#233;tique et politique. Une m&#233;tamorphose qui tend &#224; &#233;corner l'image de ses premi&#232;res ambassadrices. Certaines artistes semi-professionnelles continuent de chanter l'opposition dans des lieux confidentiels. D'autres, plus install&#233;es, int&#232;grent les milieux bourgeois et se montrent plus consensuelles. Mais Brahim El Mazned pointe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne faut pas oublier que beaucoup d'entre elles chantent pour des raisons &#233;conomiques. Si l'&#233;lite politique et &#233;conomique a fait appel &#224; ces femmes pour le plaisir des oreilles, elle agissait aussi en m&#233;c&#232;ne pour qu'elles chantent &#224; la gloire des gouverneurs locaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chants s'accompagnent de danses festives, et le mouvement devient bient&#244;t un divertissement &#224; caract&#232;re licencieux. Brahim El Mazned poursuit :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les cheikhat ont commenc&#233; &#224; &#233;crire sur l'alcool, la s&#233;duction, l'amour... Elles ont le verbe assez libre, ce qui fascine autant que r&#233;vulse. Le milieu de la nuit, l'alcool, la danse... c'est un trio qui peut d&#233;g&#233;n&#233;rer. La fronti&#232;re entre ce type de spectacle et la prostitution est t&#233;nue aux yeux de la soci&#233;t&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais difficile pour les cheikhat de se lib&#233;rer de cette image de femmes aux m&#339;urs l&#233;g&#232;res qui leur colle &#224; la peau. Soumaya Laghiti observe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pendant l'occupation fran&#231;aise que cette r&#233;putation leur a &#233;t&#233; accol&#233;e. Ces femmes &#233;taient utilis&#233;es comme un moyen de divertissement par les colons arm&#233;s. Or, les normes des Fran&#231;ais n'&#233;taient pas les m&#234;mes que les n&#244;tres. &#192; ce moment-l&#224;, les regards ont chang&#233; sur le m&#233;tier, qui est pass&#233; d'un art &#224; quelque chose qui rel&#232;ve de la perversion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est notamment dans le quartier Bousbir de Casablanca que les colons ont construit des ensembles r&#233;serv&#233;s aux travailleurs et travailleuses du sexe et &#224; toute forme de divertissement. &lt;i&gt;&#171; Ces quartiers comportaient des souks, des motels, des bordels militaires&lt;/i&gt; [&#8230;]&lt;i&gt;. Depuis, la confusion est faite entre les cheikhat et les prostitu&#233;es &#187;,&lt;/i&gt; d&#233;cortique Jamal Ouazzani, cr&#233;ateur du podcast &lt;i&gt;Jins,&lt;/i&gt; dans son livre &lt;i&gt;Amour&lt;/i&gt; (&#201;ditions Le Duc, 2024).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='lt-lt-Une-partie-de-l-ADN-culturel-marocain'&gt; &#171; Une partie de l'ADN culturel marocain &#187; &lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; le regard &#233;quivoque que la soci&#233;t&#233; porte sur elles, les cheikhat connaissent leur &#226;ge d'or dans les ann&#233;es 1980-1990 gr&#226;ce &#224; l'av&#232;nement des enregistrements sur cassettes audio. Si le mouvement s'essouffle &#224; l'aube des ann&#233;es 2000 avec l'arriv&#233;e de la pop, son h&#233;ritage n'a cess&#233; d'infuser la culture marocaine. &lt;i&gt;&#171; On a tous grandi avec cette musique de c&#233;l&#233;bration dans les mariages, les f&#234;tes... La musique des cheikhat a donn&#233; naissance au cha&#226;bi et fait partie de l'ADN culturel marocain &#187;,&lt;/i&gt; mart&#232;le Widad Mjama. Cette derni&#232;re a men&#233; tout un travail de r&#233;colte aupr&#232;s des Chioukhs pour se r&#233;approprier le r&#233;pertoire &#224; l'aide d'outils contemporains. Car, comme toute tradition orale, l'&lt;i&gt;a&#239;ta&lt;/i&gt; traditionnelle est menac&#233;e. Ses premi&#232;res interpr&#232;tes &#233;tant toutes mortes, il appartient &#224; la nouvelle g&#233;n&#233;ration de conserver cet art en voie de disparition. Stranger Soum observe :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chercheurs, chanteurs et cin&#233;astes s'int&#233;ressent de pr&#232;s &#224; ce mouvement pour le documenter et le pr&#233;server, comme cela a &#233;t&#233; le cas avec la musique gnaoua et les m&#226;alems. Aujourd'hui, c'est au tour de ces femmes d'&#234;tre honor&#233;es dignement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est d'ailleurs dans cette optique que Nabil Ayouch a fait campagne pour repr&#233;senter le Maroc aux Oscars avec &lt;i&gt;Everybody Loves Touda.&lt;/i&gt; Le cin&#233;aste, qui avait plut&#244;t coutume de d&#233;ranger le pouvoir en place en voyant ses films censur&#233;s ou soumis &#224; une interdiction aux moins de 16 ans (&lt;i&gt;Much Loved&lt;/i&gt; en 2015 et &lt;i&gt;Razzia&lt;/i&gt; en 2018), a &#233;lud&#233; la dimension politique du mouvement pour mieux se concentrer sur sa dimension artistique. Une fa&#231;on, sans doute, de mettre toutes les chances de son c&#244;t&#233; pour convaincre le royaume de faire rayonner ce patrimoine musical local &#224; l'&#233;chelle internationale, et de redonner toute la place que les cheikhat m&#233;ritent dans l'histoire de la musique.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034; id='t'&gt; # &lt;/h2&gt;&lt;figure class='spip_documents spip_lien_ok'&gt;
&lt;img src='https://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L64xH64/webp-55e14-0cb21.svg?1772819138' width='64' height='64'
alt=&#034;WEBP - 9&#160;kio&#034; style='max-width:100%;' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption&gt;
&lt;/figcaption&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Everybody Loves Touda&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;R&#233;alis&#233; par Nabil Ayouch&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec Nisrin Erradi, Joud Chamihy, Jalila Talemsi, El Moustafa Boutankite&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;1h42&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;18 d&#233;cembre 2024&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class="hyperlien"&gt;Voir en ligne : &lt;a href="https://orientxxi.info/lu-vu-entendu/maroc-le-cri-de-resistance-des-cheikhat,7870" class="spip_out"&gt;https://orientxxi.info/lu-vu-entend...&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
		
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