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	<title>Notre Journal</title>
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		<title>Notre Journal</title>
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		<title>TEST : Etes-vous fran&#231;ais ?</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>NEMO</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>Sondages</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;si avant de me demander quel fran&#231;ais je suis, on commen&#231;ait par le commencement : est-ce que je suis vraiment fran&#231;ais ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Sondages,105-+" rel="tag"&gt;Sondages&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-choixboost-+" rel="tag"&gt;choixboost&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logos' alt=&quot;&quot; align=&quot;right&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L148xH150/arton2769-ff621.png&quot; width='148' height='150' style='height:150px;width:148px;' /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;Voir R&#201;SULTATS &lt;a href='http://notrejournal.info/Resultats-du-Test-etes-vous,2805' class='spip_in'&gt;R&#233;sultats du Test : &#234;tes-vous Fran&#231;ais ?&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Je suis certain que depuis que notre ministre de l'Identit&#233; Nationale et de l'int&#233;gration a lanc&#233; ce grand d&#233;bat qui occupe tant les m&#233;dias, vous vivez une p&#233;riode angoissante de grande remise en question : qui suis-je ? O&#249; vais-je ? Dans quel &#233;tag&#232;re ? &lt;strong&gt;L'identit&#233; Nationale, c'est bien beau, mais si avant de me demander quel fran&#231;ais je suis, on commen&#231;ait par le commencement : est-ce que je suis vraiment fran&#231;ais ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;NOTRE JOURNAL, vous le savez, fid&#232;les lecteurs, n'a qu'un seul but : vous aider, dans tous les domaines. C'est pour vous exclusivement que nous avons donc demand&#233; aux meilleurs experts mondiaux de l'Identit&#233; Nationale (il y en a plein les caves du CNRS qui ne savent pas &#224; quoi occuper leurs journ&#233;es et qui ont r&#233;pondu avec reconnaissance &#224; notre sollicitation) de concevoir un moyen simple, accessible aux petits comme aux grands, de r&#233;pondre &#224; la question qui vous mine, et dont d&#233;pendent vos futures allocs : &lt;strong&gt;&#234;tes vous fran&#231;ais, oui ou non, nom de Dieu ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s des journ&#233;es de 24 heures d'effort, la mise en batterie de centaines d'ordinateurs, nos experts ont con&#231;u ce test que je n'h&#233;siterai pas &#224; qualifier de L&#233;onardin (comme Vinci), tant il est complet, facile, intemporel et pour r&#233;sumer le tout d'un seul mot : g&#233;nial.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amis lecteurs de NOTRE JOURNAL, en exclusivit&#233; mondiale, LE TEST !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'id&#233;e (g&#233;niale) des experts a &#233;t&#233; de s'appuyer sur un r&#233;v&#233;lateur universel : le sport. Que vous soyez amateur de sport, sportif vous-m&#234;me, ou au contraire r&#233;fractaire &#224; l'id&#233;e m&#234;me du moindre effort gratuit ne remet absolument pas en question l'infaillibilit&#233; garantie du r&#233;sultat. &lt;strong&gt;Il vous suffira de lire attentivement le texte qui suit, et de choisir parmi les trois cas pr&#233;sent&#233;s, la proposition unique (parmi les 10, de A &#224; J) qui vous correspond. R&#233;sultat la semaine prochaine.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;TEST : ETES-VOUS FRAN&#199;AIS ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Contexte g&#233;n&#233;ral : une &#233;quipe fran&#231;aise, nationale ou de club, de quelque sport que ce soit, (sauf l'&#233;quipe de France de football qui est exclue du test, du moins tant qu'elle sera coach&#233;e par Raymond de Domenech, qui pourrait fausser le r&#233;sultat).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cas n&#176;1 &#8211; &#8230; L'&#233;quipe fran&#231;aise rencontre n'importe quelle autre &#233;quipe, de n'importe quel autre pays.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous &#234;tes fran&#231;ais de France, de souche, de couche, et de tout le tremblement - &#231;a marche aussi pour les bretons, les alsaciens et m&#234;me les Corses.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;A&lt;/strong&gt; : Vous &#234;tes amateur de sport, vous supportez l'&#233;quipe Fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A' : Vous &#234;tes amateur de sport, vous supportez l'&#233;quipe fran&#231;aise, jusque et y compris l'&#233;quipe de France de Football (bien qu'elle soit exclue du test, &#231;a compte si vous la supportez quand m&#234;me)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;B&lt;/strong&gt; : Vous n'&#234;tes pas amateur de sport, vous pr&#233;f&#233;rez quand m&#234;me que ce soit l'&#233;quipe fran&#231;aise qui gagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C&lt;/strong&gt; : Vous vous en foutez, mais tant qu'&#224; faire, vous n'irez pas jusqu'&#224; encourager l'&#233;quipe adverse, sauf &#224; la fin, et par d&#233;rision, si l'&#233;quipe fran&#231;aise prend une pile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&lt;/strong&gt; : Vous vous en foutez mais vous supportez l'&#233;quipe adverse, rien que pour emb&#234;ter vos copains supporters, et parce que vous &#234;tes de mauvaise humeur, cocu, gauchiste, con, ou les quatre &#224; la fois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cas n&#176; 2 - &#8230; L'&#233;quipe fran&#231;aise rencontre une &#233;quipe qui repr&#233;sente le pays de vos origines.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous &#234;tes fran&#231;ais issu de la diversit&#233;, n&#233; en France ou ailleurs, de parents n&#233;s en France ou r&#233;sidant depuis longtemps dans le pays.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;E&lt;/strong&gt; : vous souhaitez la victoire de l'&#233;quipe fran&#231;aise, avec un petit pincement au c&#339;ur quand m&#234;me. C'est plus fort que vous, il vous est impossible de traiter les joueurs adverses d' &#171; encul&#233;s &#187;, comme vous le faites d'habitude pour d'autres &#233;quipes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;F&lt;/strong&gt; : vous souhaitez la victoire de l'&#233;quipe de votre pays d'origine. Mais vous n'irez pas jusqu'&#224; traiter de &#171; p&#233;d&#233;s &#187; les joueurs de l'&#233;quipe fran&#231;aise. Vous applaudirez les uns, sans siffler les autres. Et, en dehors de ce cas pr&#233;cis, vous &#234;tes un inconditionnel de tout ce qui est fran&#231;ais. On vous voit r&#233;guli&#232;rement au stade, drapeau bleu blanc rouge &#224; la main et peint sur la figure.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Cas n&#176;3 - &#8230; L'&#233;quipe fran&#231;aise rencontre une &#233;quipe d'un pays dont votre religion est la religion d'Etat ou majoritaire&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (musulmans, juifs, shinto&#239;stes, bouddhistes etc&#8230;), &lt;strong&gt; &lt;i&gt;ou dont les habitants sont de votre &#171; ethnie &#187;&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; (les experts demandent de pr&#233;ciser qu'ils ont retenu le mot &#171; ethnie &#187; par commodit&#233;, mais qu'ils ne veulent voir quant &#224; eux entre les humains que des diff&#233;rences d'ordre culturel, religieux et social &#224; l'exclusion de toute connotation de race).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous sommes bien d'accord que l'adversaire de l'&#233;quipe fran&#231;aise n'est pas de votre pays d'origine, m&#234;me tr&#232;s, tr&#232;s lointaine. Il est m&#234;me possible que vous n'ayez jamais mis les pieds dans le pays en question, et que vous n'y connaissiez personne :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;G&lt;/strong&gt; : vous trouvez incongru, voire injurieux que l'on vous pr&#233;sente ce cas. Vous &#234;tes fran&#231;ais, vous supportez l'&#233;quipe fran&#231;aise, point final. Vous estimez que Notre Journal ne s'honore pas en &#233;voquant une hypoth&#232;se aussi impr&#233;gn&#233;e de relents racistes, anti s&#233;mites et x&#233;nophobes (je vous rappelle que ce n'est pas NOTRE JOURNAL, mais une &#233;quipe d'experts qui a con&#231;u ce test. Vous comprendrez que NOTRE JOURNAL, pourtant r&#233;ticent, ne pouvait pas escamoter ce cas, au risque de rendre le test parfaitement inutile.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;H&lt;/strong&gt; : c'est l'autre &#233;quipe que vous supportez, mais c'est parce que vous &#234;tes de mauvaise humeur, cocu, gauchiste, con&#8230; et au fond vous vous fichez comme d'une guigne de tout ce fourbi.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;J&lt;/strong&gt; : vous souhaitez ardemment la victoire de l'autre &#233;quipe. Vous vous reconnaissez en elle. Les fran&#231;ais sont vos adversaires. Vous allez jusqu'&#224; brandir le drapeau de l'autre &#233;quipe, &#224; vous installer avec ses supporters dans le stade, et, si votre religion vous le permet, &#224; traiter les joueurs de l'&#233;quipe fran&#231;aise d' &#171; encul&#233;s &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Fin du test. &lt;strong&gt;Relisez attentivement ces trois cas et les 10 propositions qui les accompagnent. Je vous rappelle que vous ne pouvez choisir qu'une lettre.&lt;/strong&gt;
R&#233;ponse la semaine prochaine&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;N.B. Vous &#234;tes impatient de savoir si vous &#234;tes vraiment fran&#231;ais au point de ne pas &#234;tre certain de pouvoir attendre une semaine sans crise cardiaque ? Je vous offre un moyen malhonn&#234;te d'obtenir un passe droit : &lt;strong&gt;faites un don &#224; NOTRE JOURNAL&lt;/strong&gt;, en fonction de vos ressources, et non seulement vous recevrez en avant premi&#232;re la r&#233;ponse, mais vous ferez une bonne action : &lt;strong&gt;NOTRE JOURNAL vient d'&#234;tre en effet lourdement condamn&#233; pour une &#171; faute &#187; qui, s'il ne s'agissait pas d'un journal libre et d&#233;di&#233; aux Pieds Noirs, n'aurait donn&#233; lieu qu'&#224; une amende symbolique et au versement d'un euro du m&#234;me nom. A croire que d'aucuns auraient pr&#233;f&#233;r&#233; que les Pieds Noirs se noient au milieu de la M&#233;diterran&#233;e, l&#224; o&#249; on aurait eu le moins de chances de retrouver leurs corps&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>T&#233;moignage de Alain R. PEREZ </title>
		<link>http://notrejournal.info/Temoignage-de-Alain-R-PEREZ</link>
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		<dc:date>2009-03-24T23:55:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>
		<dc:subject>BAB EL OUED</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Robert PEREZ apporte des compl&#233;ments &#224; : le 23 mars BAB EL OUED&lt;/p&gt;

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&lt;a href="http://notrejournal.info/-ALGER-du-23-au-26-mars-1962-" rel="directory"&gt;ALGER - du 23 au 26 mars 1962&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Dossier-du-mois,15-+" rel="tag"&gt;Dossier du mois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Temoignage-+" rel="tag"&gt;T&#233;moignage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-choixboost-+" rel="tag"&gt;choixboost&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-BAB-EL-OUED-+" rel="tag"&gt;BAB EL OUED&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Mais les deux v&#233;hicules d&#233;marr&#232;rent en trombe malgr&#233; (...)&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Alain PEREZ apr&#232;s avoir lu la relation de J.C Thiodet sur le site de Bernard VENIS &#233;crit&lt;/strong&gt; :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt; En fait, apr&#232;s avoir parcouru votre site en m'attardant longuement sur certaines cartes postales qui m'ont plong&#233; dans un univers qui s'&#233;tend bien en de&#231;&#224; de ma naissance, j'ai vu, j'ai lu le t&#233;moignage du docteur Jean-Claude Thiodet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce r&#233;cit bien qu'int&#233;ressant manque d'exactitude quant &#224; l'encha&#238;nement des &#233;v&#232;nements qui ont meurtri le centre, puis l'ensemble de ce faubourg d'Alger. Il le reconna&#238;t d'ailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais donc tr&#232;s volontiers lui apporter mon concours puisque j'ai eu le triste privil&#232;ge d'&#234;tre pr&#233;sent avant, pendant et apr&#232;s la trag&#233;die.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici donc, telle que ma m&#233;moire jusqu'&#224; ce jour irr&#233;prochable, veut bien en restituer la version :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Quelques jours auparavant j'avais pu lire des affiches coll&#233;es &#224; la sauvette sur des murs de l'avenue de la Bouzar&#233;a. Ces affiches qui se voulaient &#234;tre une s&#233;v&#232;re mise en garde &#224; l'arm&#233;e fran&#231;aise se r&#233;sumaient &#224; un ultimatum :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Rejoignez-nous sans quoi vous serez consid&#233;r&#233;s comme des ennemis et trait&#233;s comme tels.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous nous &#233;tions demand&#233; alors comment l'OAS, puisqu' il s'agit d'elle, aurait les moyens de soumettre les r&#233;ticences. Mais comme ce genre de mise en garde se retourne contre son auteur lorsqu'il n'est pas suivi d'effet une sourde inqui&#233;tude &#224; laquelle se m&#234;lait une certaine fiert&#233; commen&#231;ait &#224; &#233;treindre chacun de nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et puis, devant la multiplicit&#233; des informations relevant autant de la plus grande objectivit&#233; que de la plus pure &quot;intox&quot; (selon un terme &#224; la mode dans ce contexte de crise) nous avions un peu rel&#233;gu&#233; quelque part dans nos esprits l'imminence du jour fatidique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait un vendredi, si mes souvenirs sont exacts : quelqu'un frappait &#224; la porte de notre petit appartement de la rue Suffren : Un voisin, un gar&#231;on de mon &#226;ge (19 ans). A huit heures du matin, lui, &#224; qui des membres de l'OAS du secteur avaient confi&#233; la responsabilit&#233; de l'immeuble, choix qui ne me plaisait gu&#232;re ayant une toute petite exp&#233;rience de la guerre subversive, ce qui n'&#233;tait pas son cas, osait m'annoncer que j'&#233;tais &quot;&lt;i&gt;r&#233;quisitionn&#233;&lt;/i&gt;&quot; par l'organisation comme lui m&#234;me et comme d'autres voisins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous devions nous rendre sur une petite place qui, &#224; quelques m&#232;tres pr&#233;s, faisait face &#224; la fois au cin&#233;ma Plaza et &#224; la fabrique de cigarettes Bastos (de l'autre cot&#233;). Celle-ci &#233;tait &#224; l'angle de la rue qui dans un sens rejoignait le Frais-vallon(il s'agit de l'Avenue du Frais Vallon, rebaptis&#233;e depuis une date non pr&#233;cise dans mes souvenirs :&quot; Avenue g&#233;n&#233;ral Verneau&quot;) et de l'autre le haut du square Guillemin en passant devant le cin&#233;ma : La perle (pr&#233;s la rue Cavelier de la Salle). L'autre rue sur laquelle s'avan&#231;ait le grand rideau bleu de la manufacture de cigarettes conduisait &#224; des escaliers qui rejoignaient la rue Mizon.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet endroit allait sous peu devenir le th&#233;&#226;tre de l'horreur sur seulement une quarantaine de m&#232;tres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le minuscule commerce (une boulangerie me semble-t-il) enferm&#233; dans un angle d'une &#233;troitesse surprenante constituait le pendant de la fabrique qui lui faisait face.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce dernier devait jouer un r&#244;le important dans ce qui allait suivre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De tous les alentours des hommes d'&#226;ges divers venaient grossir le groupe de ceux qui attendaient d&#233;j&#224; dans le petit jardins place DESAIX).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je me trouvais l&#224;, parmi ces gens qui ne savaient pas &#224; quel dessein on les avaient r&#233;unis. Les visages &#233;taient graves car nul n'ignorait qu'un pas d&#233;cisif serait franchi sous peu. Le lien avec l'ultimatum pos&#233; devenait une &#233;vidence. Mais chacun conservait une confiance in&#233;branlable en l'arm&#233;e secr&#232;te qui, jusque l&#224;, avait d&#233;montr&#233; son s&#233;rieux.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Cette arm&#233;e secr&#232;te forte de ses cent cinquante mille combattants dans le maquis, sans compter les ralli&#233;s du MNA&#8230;&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Ces chiffres, bien entendu n'avaient qu'un lointain rapport avec la r&#233;alit&#233; mais ils &#233;taient colport&#233;s avec l'enthousiasme de ceux qui, apr&#232;s avoir vainement esp&#233;r&#233;, veulent encore croire que la providence est toujours dans le camp des justes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais il n'y aura pas de providence et m&#234;me si nous ouvrons la fen&#234;tre sur ce pass&#233; aussi douloureux qu'absurde en r&#233;organisant les &#233;v&#232;nements &#224; notre convenance, comme pour Waterloo, l'issue reste la m&#234;me. C'est encore pire pour ceux qui ont perdu un, ou des proches, et pas toujours abattus &quot;proprement&quot; par une balle assassine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au bout d'une vingtaine de minutes tous les regards se tourn&#232;rent vers un groupe de quelques personnes qui passaient devant le cin&#233;ma Plaza portant un &#233;quipement qui ne laissait rien pr&#233;sager de bon. Les visages m'&#233;taient vaguement familiers mais je reconnaissais tout particuli&#232;rement Robert H&#8230;. (je doute que l'orthographe soit juste), un copain de quartier et aussi du club de judo SABO dont l'&#233;quipe, (j'en faisait partie), devait se distinguer &#224; Paris le 17 mai 1962 en remportant la coupe de France (quelques ann&#233;es plus tard j'ai appris qu'il &#233;tait d&#233;c&#233;d&#233; &#224; la suite d'un grave probl&#232;me de diab&#232;te).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sans risque de se tromper il s'agissait d'un commando et selon toutes probabilit&#233;s appartenant aux &#233;quipes de J&#233;sus, connu &#224; Bab-El-Oued comme le loup blanc.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce qui m'a frapp&#233; sur le moment c'est l'allure d&#233;sinvolte de ces hommes dont le plus jeune n'&#233;tait qu'un adolescent de quinze ans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On aurait pu penser qu'ils partaient &#224; la p&#234;che d'un pas d&#233;cid&#233; mais ils s'appr&#234;taient simplement &#224; commettre un terrible crime avec la bonne conscience que conf&#232;rent les id&#233;aux &#224; ceux qui croient accomplir leur devoir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur ce plan je pr&#233;cise, si toutefois cela est n&#233;cessaire, que je ne renie pas mes id&#233;es d'antan, d'autant que ce qui &#233;tait pr&#233;visible &#224; l'&#233;poque en cas d'&#233;chec se r&#233;alise actuellement encore plus rapidement que nous le redoutions.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'estime qu'il y a eu des erreurs de faites et l&#224; je n'h&#233;site pas &#224; qualifier celle-l&#224; de monumentale (je ne me sens personnellement pas exempt de tout reproche).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Quel raisonnement a pu conduire &#224; croire que la mort de soldats du contingent nous am&#232;nerait l'adh&#233;sion ne serait-ce que d'une partie des troupes qui nous &#233;taient d&#233;favorables ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment l'impensable a-t-il pu se produire ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la vue du fusil mitrailleur, des p.m. et d'une valise qui de toute &#233;vidence contenait des munitions, certains d'entre nous ont estim&#233; qu'il &#233;tait pr&#233;f&#233;rable de se mettre &#224; l'abri derri&#232;re les voitures gar&#233;es le long de la rue G&#233;n&#233;ral Verneau.(ex.avenue du Frais Vallon)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'est &#224; partir de ce nouveau &quot;poste&quot; distant d'une centaine de m&#232;tres du premier que j'ai vu arriver, remontant la rue Montaigne &#224; contre-sens un convoi militaire plut&#244;t h&#233;t&#233;roclite puisqu'il comprenait des gendarmes mobiles install&#233;s dans des sortes de grosses Jeeps, ou gros 4x4 dont j'ignore le nom, et des zouaves dans deux GMC qui fermaient la marche.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce moment il s'est d&#233;roul&#233; devant nos yeux une &#233;trange man&#339;uvre, qui reste &#224; ce jour un myst&#232;re pour moi : Arriv&#233;s au carrefour de la rue Montaigne et de la rue g&#233;n&#233;ral Verneau les gendarmes, dont le visage ferm&#233; dissimulait mal la peur, ont vir&#233; &#224; gauche prenant l'avenue g&#233;n&#233;ral Verneau sur le tron&#231;on qui les menait &#224; l'avenue de la Bouzar&#233;a (art&#232;re principale de Bab-El-Oued) et vers leur salut.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi l'itin&#233;raire des GMC a-t-il diverg&#233; au point de s'orienter dans la direction oppos&#233;e ? Le saurais-je un jour ? Mais est-il bien n&#233;cessaire qu'il me soit confirm&#233; ce que plus ou moins je soup&#231;onne depuis longtemps : Le rassemblement d'une foule non &quot; briff&#233;e&quot;, celle d'un commando en armes pr&#234;t &#224; agir et ce qui ressemble &#224; s'y m&#233;prendre &#224; un abandon de la part des gendarmes, tous ces param&#232;tres indiquent sans l'ombre d'un doute le sale guet-apens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le premier des deux GMC ralentit puis s'arr&#234;ta, interpell&#233; par quelques personnes dont je ne sais pas si elles appartenaient au groupe arm&#233; ou si elles &#233;taient comprises dans cette foule r&#233;unie pour la circonstance et &#224; laquelle j'&#233;tais int&#233;gr&#233;. Les propos adress&#233;s au chauffeur du premier camion &#233;taient dits sur un ton ferme ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ils enjoignaient les soldats de se rendre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;div id='decoupe_bas' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Mais les deux v&#233;hicules d&#233;marr&#232;rent en trombe malgr&#233; (...)&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
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		<title>T&#233;moignage de Marcel ARICH sur bouclage Bab el Oued</title>
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		<dc:date>2009-03-24T23:54:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre d'Alg&#233;rie</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>
		<dc:subject>BAB EL OUED</dc:subject>

		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages Le texte qui suit a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233; sur le site suivant :http://www.ldh-toulon.net/spip.php?&#8230; et c'est avec l'autorisation de son auteur, et compte tenu de sa valeur historique que nous le reproduisons ci dessous. &#171; Je suis n&#233; &#224; Marseille, fils et petit-fils de pieds-noirs. Suite au d&#233;c&#232;s de ma m&#232;re, j'ai trouv&#233; un t&#233;moignage o&#249; mon grand-p&#232;re relate les &#233;v&#233;nements de fin mars 1962 &#224; Bab El Oued. Il avait une entreprise de torr&#233;faction. Si ce t&#233;moignage vous int&#233;resse, (...)

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&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Le texte qui suit a d&#233;j&#224; &#233;t&#233; publi&#233; sur le site suivant :&lt;a href='http://www.ldh-toulon.net/spip.php?article3159' class='spip_out' rel='nofollow external'&gt;http://www.ldh-toulon.net/spip.php?&#8230;&lt;/a&gt; et c'est avec l'autorisation de son auteur, et compte tenu de sa valeur historique que nous le reproduisons ci dessous.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt;&#171; Je suis n&#233; &#224; Marseille, fils et petit-fils de pieds-noirs. Suite au d&#233;c&#232;s de ma m&#232;re, j'ai trouv&#233; un t&#233;moignage o&#249; mon grand-p&#232;re relate les &#233;v&#233;nements de fin mars 1962 &#224; Bab El Oued. Il avait une entreprise de torr&#233;faction. Si ce t&#233;moignage vous int&#233;resse, faites-le moi savoir, c'est un document dactylographi&#233; de six pages &#187;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce t&#233;moignage, vous le trouverez ci-dessous. En le publiant, nous ne cherchons pas &#224; revenir une fois de plus sur l'histoire d'une p&#233;riode &#8211; le printemps 1962 &#224; Alger &#8211; qui reste l'objet de pol&#233;miques, mais nous souhaiterions transmettre le regard d'une personne qui a v&#233;cu ces &#233;v&#233;nements toujours douloureux dans la m&#233;moire de ceux qui les ont subis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le grand-p&#232;re de Didier, Marcel Arich, est n&#233; autour de 1900 &#224; Tunis.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En 1931 il est &#224; B&#244;ne, directeur des caf&#233;s Antinea.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De l&#224; il gagne Alger. Il dirige un atelier de torr&#233;faction, &#171; Les Caf&#233;s Le Ph&#233;nix &#187;. C'est l&#224;, au 31 rue L&#233;on Roches, qu'il vivra les &#233;v&#233;nements tragiques de mars 1962.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A partir de 1962, il montera une nouvelle affaire de torr&#233;faction &#224; Marseille &#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Compte-rendu des &#233;v&#233;nements de Bab-el-Oued au cours de la journ&#233;e du 23 mars 1962 et des suivantes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'apr&#232;s-midi de ce vendredi 23 mars 1962, j'avais rejoint l'usine plus t&#244;t que d'habitude. J'y &#233;tais, en effet, d&#232;s 13 heures ; de nombreuses commandes pour le Centre-ville devaient &#234;tre livr&#233;es.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A 14 heures, tout le personnel (Europ&#233;ens et Musulmans) avait repris son travail et vaquait normalement &#224; ses occupations.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il y avait bien eu, le matin, dans un quartier &#233;loign&#233; du n&#244;tre, des incidents &#224; Bab-el-Oued ; mais ces faits &#233;taient, depuis quelque temps, quotidiens. Rien, par cons&#233;quent, ne nous interdisait de poursuivre notre activit&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A 14 h 30, notre voiture de livraison &#233;tait charg&#233;e. Le chauffeur sur son si&#232;ge, les portefaix &#224; bord, moteur en marche, cette voiture s'appr&#234;tait &#224; quitter l'usine dont la porte coch&#232;re &#233;tait d&#233;j&#224; ouverte.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tout &#224; coup une violente fusillade &#233;clate. Les balles siffl&#232;rent, denses, dans la rue L&#233;on Roches, devant notre usine. Je vis les passants fuir de toutes parts. L'un d'eux vint m&#234;me se r&#233;fugier chez nous et y resta. Nous f&#251;mes oblig&#233;s de baisser le rideau et de nous enfermer. Nous avions, ainsi, &#233;t&#233; surpris en plein travail.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Au cr&#233;pitement des courtes rafales de pistolets-mitrailleurs se m&#234;la, aussit&#244;t, celui des rafales, plus longues, des mitrailleuses. Un feu intense d'armes automatiques, lourdes et l&#233;g&#232;res, devait alors se poursuivre, sans accalmie, jusque vers 22 heures.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le couvre-feu &#233;tait pratiquement &#233;tabli. Deux autos mitrailleuses avaient pris position devant notre usine et un des mitrailleurs mena&#231;ait de faire feu sur nous, chaque fois que, pour essayer de parlementer, nous levions l&#233;g&#232;rement le rideau m&#233;tallique de la porte d'entr&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous &#233;tions donc condamn&#233;s &#224; demeurer enferm&#233;s, jusqu'&#224; ce que l'Autorit&#233; militaire veuille bien examiner notre cas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cet effet, je m'y employais &#226;prement. D&#232;s le soir de cette premi&#232;re journ&#233;e, je prenais contact, par t&#233;l&#233;phone, avec le Poste militaire, P.C. du quartier de Bab-el-Oued, situ&#233; dans la rue L&#233;on Roches, en face de notre &#201;tablissement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais, &#224; chacune de mes interventions, l'officier Commandant me faisait dire de rester sur place.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est vrai que la fusillade n'avait point diminu&#233; d'intensit&#233;. Des avions avaient m&#234;me particip&#233; &#224; l'action en mitraillant les terrasses des immeubles. Et, dans le cr&#233;pitement des armes automatiques, nombreuses furent d'autres d&#233;tonations, celles, sans doute, de l'&#233;clatement de grenades dont l'une vint frapper, en explosant, la toiture de l'usine, effrayant ainsi nos ouvriers musulmans qui crurent &#224; un incendie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fallut donc nous r&#233;signer &#224; passer la nuit &#224; l'usine. D&#232;s le lendemain matin, &#224; 5 heures, toujours par t&#233;l&#233;phone, je reprenais contact avec le Poste militaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211; &#171; Le Capitaine n'est pas arriv&#233; &#187;, telle fut la r&#233;ponse, invariablement renouvel&#233;e par le soldat t&#233;l&#233;phoniste, &#224; chacun de mes appels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cet officier se trouvait pourtant bien l&#224;, puisque, par un trou du rideau m&#233;tallique, nous l'apercevions parfois devant le poste, donnant des ordres. Le Capitaine ne voulait point, par cons&#233;quent, r&#233;pondre &#224; nos appels.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais brusquement, vers 9 heures le deuxi&#232;me jour, apr&#232;s nous avoir ordonn&#233; de lever le rideau, une patrouille du 9&#232;me Zouaves fit irruption dans l'usine.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette patrouille &#233;tait command&#233;e par un Mar&#233;chal des logis Chef de Gendarmerie mobile, militaire dans lequel nous reconnaissions aussit&#244;t le tireur de l'automitrailleuse qui, la veille, nous avait tant menac&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Tr&#232;s visiblement, les soldats de la patrouille parurent surpris de la pr&#233;sence dans l'usine d'ouvriers musulmans. Aussi fallait-il, en leur t&#233;moignant de la sollicitude, leur inspirer confiance.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#8211; &#171; L'Arm&#233;e fran&#231;aise prot&#232;ge les musulmans ! &#187;, clama aussit&#244;t le Mar&#233;chal des Logis de gendarmerie, en s'adressant &#224; ces ouvriers qui, cependant, ne paraissaient pas tr&#232;s rassur&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Puis, se retournant vers nous, Europ&#233;ens, ce furent &#224; notre adresse, de v&#233;h&#233;ments reproches ; ces reproches concernaient, notamment, notre appartenance probable ou possible &#224; l'O.A.S., dont nous &#233;tions, pour le moins, affirmait-il, les complices tacites. Il nous faisait conna&#238;tre, en m&#234;me temps, qu'il lui &#233;tait impossible, faute de moyens de transport, de nous faire reconduire hors de la zone investie. Il d&#233;plorait surtout la pr&#233;sence, dans &#171; ce Bab-el-Oued &#187; peu s&#251;r pour eux, de nos ouvriers musulmans.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pendant 3/4 d'heure, ce militaire nous tint ainsi des propos dans lesquels la hargne et la bravade &#233;taient assorties de compassion.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fusillade, qui depuis le lever du jour n'avait &#233;t&#233; que sporadique, avait, pendant ces 3/4 d'heure, compl&#232;tement cess&#233;. Nous pouvions croire, en effet, que c'&#233;tait &#224; ce seul sous-officier qu'il appartenait, dans tout Bab-el-Oued, soit de r&#233;gler le cessez-le-feu, soit d'en ordonner la reprise.&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt;&lt;div id='decoupe_bas1' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Deux officiers (deux lieutenants) vinrent m&#234;me bavarder (...)&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&quot;Page 3 : Par la suite, au fur et &#224; mesure de mes constatations, (...)&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=3-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
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		<title>T&#233;moignage du Colonel PUIGT</title>
		<link>http://notrejournal.info/Temoignage-du-Colonel-PUIGT</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre d'Alg&#233;rie</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>
		<dc:subject>BAB EL OUED</dc:subject>

		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages OPERATION ENCERCLEMENT DE BAB EL OUED LE 23 MARS 1962 En ce 23 MARS, b&#234;te et disciplin&#233;, j'ai mis un E.M.T. &#224; la disposition du Colonel CARAVEO et allai d&#233;poser ma demande de mise a la retraite anticip&#233;e &#224; l'&#233;tat major du Corps d'Arm&#233;e &#224; la caserne PELISSIER. Je rejoignis ensuite mon bataillon &#224; BAB EL OUED &#224; 20 h 30 pour en assumer moi-m&#234;me le commandement. Je veux ne noter de cette mission que ce qui me parait essentiel. Maintien de l'ordre dans BAb EL (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;OPERATION ENCERCLEMENT DE BAB EL OUED LE 23 MARS 1962&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En ce 23 MARS, b&#234;te et disciplin&#233;, j'ai mis un E.M.T. &#224; la disposition du Colonel CARAVEO et allai d&#233;poser ma demande de mise a la retraite anticip&#233;e &#224; l'&#233;tat major du Corps d'Arm&#233;e &#224; la caserne PELISSIER.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je rejoignis ensuite mon bataillon &#224; BAB EL OUED &#224; 20 h 30 pour en assumer moi-m&#234;me le commandement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je veux ne noter de cette mission &lt;strong&gt; &lt;i&gt;que ce qui me parait essentiel.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt; Maintien de l'ordre dans BAb EL OUED :&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Commandant BAZIN, commandant de l'E.M.T.I, refusa cat&#233;goriquement d'en assumer l'ex&#233;cution, me reprochant am&#232;rement de ne pas tenir parole puisque j'avais affirm&#233;, ant&#233;rieurement, que je n'accepterais jamais une mission de maintien de l'ordre dans ALGER.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il fut remplac&#233; par son adjoint le Capitaine PUICHAFFRAY. L'un et l'autre ignoraient la d&#233;cision que j'avais prise en ce qui concernait mon propre avenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le dispositif des diff&#233;rentes unit&#233;s utilis&#233;es pour le bouclage figure dans la photocopie du plan de BAB EL OUED (joint).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le lendemain 24, le Colonel CARAVEO est relev&#233; de son commandement et remplac&#233; par le Colonel BORREIL, aujourd'hui G&#233;n&#233;ral &#224; la retraite en Roussillon. J'ignorais les raisons de cette rel&#232;ve, mais sous le manteau il se murmurait que le Colonel CARAVEO avait &lt;i&gt;&quot;&#233;cop&#233;&quot;&lt;/i&gt; d'un certain nombre de jours d'arr&#234;t de forteresse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Je ne crois pas que ce soit le fait de ne pas m'avoir confi&#233; le commandement d'un sous-groupement correspondant &#224; mon anciennet&#233; de grade, comme le lui avait reproch&#233; le G&#233;n&#233;ral de MENDITTE (Commandant lE C.A. A.), par message secret-urgent le 232315 Z (heure de d&#233;part), suite &#224; ma demande de mise &#224; la retraite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II &#233;tait plus probable qu'il lui &#233;tait reproch&#233; la fuite des &#233;l&#233;ments de l'O.A.S. qui avaient &#233;chapp&#233; au bouclage en fuyant par les &#233;gouts et par le cimeti&#232;re vers Saint-Eug&#232;ne (ce qui &#233;tait &#224; v&#233;rifier)&#8226; La matin&#233;e de ce 24 MARS, marqu&#233;e par les probl&#232;mes de commandement occasionn&#233;s par l'attitude du Commandant BAZIN qui &#233;tait venu rejoindre ses troupes dans la nuit et qui ouvertement s'&#233;tait montr&#233; trop dispos&#233; &#224; ne respecter aucun ordre concernant l'&#233;tanch&#233;it&#233; du bouclage mis en place par les unit&#233;s non seulement du 5&#176;R.T., mais encore de celles plac&#233;es en cordon le long du Boulevard de Champagne.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le commandant BAZIN utilisait par le truchement du poste d'entr&#233;e de l'h&#244;pital MAILLOT, un contact t&#233;l&#233;phonique assez fr&#233;quent avec les responsables de l'O.A.S., dont le sous-pr&#233;fet ACHARD&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A 14 H. 30 environ une vive fusillade, d&#233;clench&#233;e &#224; mon avis sans rime ni raison, vint jeter le trouble et l'effervescence dans le dispositif militaire en partie gagn&#233; par une douce somnolence occasionn&#233;e par une nuit sans sommeil. Je puis affirmer qu'en ex&#233;cution des ordres formels que j'avais donn&#233;s, pas un seul coup de feu ne fut tir&#233; par un seul de mes tirailleurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Pourtant, sans respect de la discipline de feu, tout le monde par ailleurs s'en donnait &#224; c&#339;ur joie pour ajouter au concert des rafales d' armes automatiques.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le Colonel BORRElL que je suis all&#233; voir en son P.C. Place DUTERTRE, s'est inqui&#233;t&#233; imm&#233;diatement des secours &#233;ventuels &#224; porter aux victimes d'un tel d&#233;ploiement de tirs incontr&#244;l&#233;s. II n'avait &#224; sa disposition qu'un personnel m&#233;dical r&#233;duit &#224; une ambulance, et deux infirmiers aux ordres d'un m&#233;decin auxiliaire.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je calmai un peu ses inqui&#233;tudes en lui pr&#233;cisant que je disposais moi-m&#234;me du personnel sanitaire de mon R&#233;giment sous les ordres d'un M&#233;decin-Capitaine, et que j'avais recueilli, &#224; la suite de la fusillade, une &#233;quipe sanitaire de la Croix Rouge avec ambulances, compl&#232;tement affol&#233;e par le danger occasionn&#233; par la &quot;pl&#233;thore&quot; extravagante de l'usage des armes &#224; feu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais l'&lt;i&gt;ambulanci&#232;re chef&lt;/i&gt; du d&#233;tachement, conduite aupr&#232;s du Colonel, pr&#233;cisa avoir re&#231;u l'ordre formel de ne porter secours &lt;i&gt; &lt;strong&gt;qu'aux seuls bless&#233;s musulmans&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, &#224; ma grande indignation et &#224; celle du M&#233;decin auxiliaire pr&#233;sent &#224; l'entretien.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'ai recherch&#233; par la suite &#224; retrouver l'&#233;quipe de ces trois secouristes et conna&#238;tre au moins leur identit&#233;. Tout ce que j'ai pu savoir, c'est que les Services de la Croix Rouge &#224; cette &#233;poque &#233;taient dirig&#233;s par Mesdemoiselles LUNG &#224; ALGER, et ROBERT * &#224; PARIS.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Qui donc avait, hors de tout sentiment humanitaire, prescrit de dispenser les secours d'une telle fa&#231;on discriminatoire ? Monsieur VITALIS-CROS, Pr&#233;fet de Police &#224; Alger, pourrait peut-&#234;tre nous renseigner &#224; ce sujet.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le M&#233;decin-Capitaine DINANT, mon m&#233;decin de R&#233;giment a &#233;t&#233; amen&#233; &#224; soigner une femme bless&#233;e par balle &#224; la cuisse. Mais il dut s'insurger et me demander d'intervenir pour l'admission de cette victime &#224; l'h&#244;pital MAILLOT.&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;&lt;span style=&quot;background-color:#FF8C00;&quot;&gt;( note du r&#233;dacteur : il s'agit tr&#232;s probablement de la jeune (Molto ? ) dont il faut relire le t&#233;moignage, qui fut en fait &#233;vacu&#233;e sur l'h&#244;pital de m Mustapha)&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fusillade incontr&#244;l&#233;e dura trop longtemps &#224; mon go&#251;t. Je me suis efforc&#233; de ramener le calme, en particulier parmi les C.R.S. plac&#233;s &#224; la droite de mon dispositif entre la rue Cardinal VERDIER et la place du TERTRE. Mes d&#233;placements m'ont conduit &#224; rep&#233;rer, gr&#226;ce aux C.R.S. d'ailleurs, des tireurs install&#233;s, hors-bouclage, sur la terrasse d'un immeuble de 7 &#224; 8 &#233;tages, cours Camille DOULS dans le virage conduisant Place DUTERTRE.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Deux tireurs porteurs d'un ch&#232;che blanc (rien ne prouve que ce fut deux Arabes), apparaissaient &#224; intervalles irr&#233;guliers, pointaient un fusil-mitrailleur, nettement rep&#233;r&#233; &#224; la jumelle, pos&#233; sur le rebord du muret sup&#233;rieur de la terrasse et tiraient de courtes rafales en direction du ras des toits du quartier encercl&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fusillade des gens &#224; terre qui semblait alors diminuer d'intensit&#233;, reprenait de plus belle, sous l'effet de ces deux &quot;guignols&quot; qui semblaient s'ing&#233;nier &#224; ne pas tol&#233;rer d'accalmie&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Leur tir ne pouvait avoir aucune efficacit&#233;, mais la pr&#233;sence de ces deux t&#234;tes apparaissant et disparaissant &#233;tait plus que suspecte et l'autorisation d'intervenir pour v&#233;rifier l'appartenance et l'identit&#233; de ces deux individus me fut refus&#233;e par le Colonel FOURNIER, adjoint au G&#233;n&#233;ral CAPPODANO, pr&#233;sent sur les lieux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je suis donc dans l'impossibilit&#233; d'apporter une quelconque pr&#233;cision quant au besoin d'identification de ces perturbateurs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Et lorsqu'il a &#233;t&#233; signal&#233; que la fusillade avait &#233;t&#233; d&#233;clench&#233;e aux alentours de la place DUTERTRE &#224; la suite de tirs d'armes automatiques embusqu&#233;es au cimeti&#232;re d'EL KETTAR, je ne pouvais pas ne pas ajouter foi en cette rumeur consid&#233;rant que des &quot;provocateurs&quot; pouvaient tr&#232;s facilement avoir &quot;mis le feu aux poudres&quot; !&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les unit&#233;s ont &#233;t&#233; lib&#233;r&#233;es de leur mission dans La soir&#233;e du 24 MARS. En conclusion de cette lamentable &quot;affaire de BAB EL OUED&quot;, je ne peux passer sous silence une constatation r&#233;sultant de mes propres et seules observations sur le terrain.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Anim&#233;s d'un complexe de frustration, je ne puis expliquer autrement pareille aberration de l'esprit - caus&#233;e sans doute par le d&#233;pit de n'avoir pas pu, ou su, sortir vainqueur de la lutte engag&#233;e contre le F.L.N.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Certains officiers participant &#224; la r&#233;pression dans le quartier de BAB EL OUED, manifest&#232;rent ouvertement une v&#233;ritable aversion des malheureux soumis &#224; l'encerclement, aux fouilles et arrestations, d&#233;cid&#233;s &#224; leur extermination si n&#233;cessaire, &lt;i&gt; &lt;strong&gt;et je mesure mes conclusions&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;PERPIGNAN, Ie 20 AVRIL 1995 Le Colonel (H) Jacques PUIGT&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong class=&quot;caractencadre-spip spip&quot;&gt;Note du r&#233;dacteur : J'ai bien connu Mlle ROBERT qui a termin&#233; ses jours pr&#232;s d'ORANGE et &#224; laquelle j'ai &#233;t&#233; amen&#233; &#224; dispenser mes soins. Bien que j'aie su son pass&#233; d'ambulanci&#232;re, je ne pouvais deviner ce pr&#233;c&#233;dent f&#226;cheux dont rien ne permet d'ailleurs de dire qu'elle &#233;tait responsable, pas plus que Mlle LUNG&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
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		<title>Jose ARNAU r&#233;agit au t&#233;moignage de X.....</title>
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		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


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		<description>Jose ARNAU &#224; qui j'ai soumis le t&#233;moignage de X&#8230;.. r&#233;agit ainsi : Je suis tr&#232;s perplexe ! connais-tu ce bonhomme ? &#226;ge, niveau, milieu ?&#8230; Il &#233;tait 9h30, BEO vivait normalement, circulation, passants, magasins. La rue Livignstone qui est une rue tr&#232;s passante est en sens unique, dans le sens Bd Guillemin vers la place Desaix je vois mal un 4X4 (cela n'existait pas &#224; l'&#233;poque) stationner au milieu de la rue sans g&#234;ner la circulation, faire demi tour et repartir &#224; contre sens. J'habitais BBO et je (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jose ARNAU &#224; qui j'ai soumis le t&#233;moignage de X&#8230;.. r&#233;agit ainsi :&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt;Je suis tr&#232;s perplexe ! connais-tu ce bonhomme ? &#226;ge, niveau, milieu ?&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il &#233;tait 9h30, BEO vivait normalement, circulation, passants, magasins.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La rue Livignstone qui est une rue tr&#232;s passante est en sens unique, dans le sens Bd Guillemin vers la place Desaix je vois mal un 4X4 (cela n'existait pas &#224; l'&#233;poque) stationner au milieu de la rue sans g&#234;ner la circulation, faire demi tour et repartir &#224; contre sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'habitais BBO et je n'ai jamais vu une affiche sur les murs mena&#231;ant les gendarmes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fusillade &#224; eu lieu devant le 29 avenue G&#233;n&#233;ral Verneau.
&#224; 9 heures 30. (&#8230;&#8230;&#8230;suite du r&#233;cit d&#233;j&#224; publi&#233;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ta question : pour savoir ce que je pense de ce manuscrit anonyme et non sign&#233;, je te r&#233;pondrais qu'il s'agit s&#251;rement d'un &quot;fumiste&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'aimerais qu'il accepte de se situer g&#233;ographiquement ce matin-l&#224;, Place Desaix ou aux environs.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Bien amicalement,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jos&#233; Arnau&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
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		<title>T&#233;moignage de X.....</title>
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		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
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		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages L'un de lecteurs du journal m'a contact&#233; pour me communiquer sa versions des faits concernant la fusillade de Bab el oued au cours de laquelle le 23 mars 1962 &#224; 9h30, 7 jeunes soldats du contingent ont perdu la vie. Ce lecteur m'a dit m'autoriser ses m&#233;moires mais d&#233;sirant garder l'anonymat. Nous le nommerons donc X&#8230;.. Il m'a donc envoy&#233; un texte manuscrit en pattes de mouche qu'il m'est quasiment impossible de scanner et que je rapporte ici apr&#232;s l'avoir recopi&#233; : (...)

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 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;L'un de lecteurs du journal m'a contact&#233; pour me communiquer sa versions des faits concernant la fusillade de Bab el oued au cours de laquelle le 23 mars 1962 &#224; 9h30, 7 jeunes soldats du contingent ont perdu la vie. Ce lecteur m'a dit m'autoriser ses m&#233;moires mais d&#233;sirant garder l'anonymat. Nous le nommerons donc X&#8230;..&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il m'a donc envoy&#233; un texte manuscrit en pattes de mouche qu'il m'est quasiment impossible de scanner et que je rapporte ici apr&#232;s l'avoir recopi&#233; :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Monsieur,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme promis, je vous envoie le compte rendu ( authentique) de l'&#233;v&#233;nement survenu le matin du 23/03/1962.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Depuis quelques jours, des affiches OAS coll&#233;es sur les murs de Bab el oued mettaient en garde les gardes mobiles du danger qu'ils courraient s'ils s'avisaient de patrouiller dans BAB EL OUED ;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 22/03/62, des responsables de l'organisation ont donn&#233; ordre aux chefs de commandos de placer leurs hommes &#224; certains endroits pour faire des embuscades aux GM.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 23/03, un commando a pris position place Desaix au carrefour Avenue g&#233;n&#233;ral Verneau, rue Christophe Colomb, rues Franklin et Livingston, en face du garage BASTOS et tout pr&#232;s du cin&#233;ma &#171; LE PLAZA &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il devait &#234;tre 9h30 quand le commando s'est planqu&#233; juste au bas du PLAZA, &#224; l'angle de la rue Franklin et face au garage BASTOS qui se trouvait sur le trottoir oppos&#233;, &#171; angle rue Christophe Colomb et rue g&#233;n&#233;ral Verneau. L'attente n'a pas &#233;t&#233; longue : un 4x4 des gardes Mobiles a fait son apparition rue Livingston, en haut de la rue Barras et devant la fabrique de souliers BATA, et s'est imobilis&#233; au milieu de la chauss&#233;e.
Le commando s'&#233;tait tapi et l'observait. Le 4x4 est rest&#233; dans l'immobilit&#233; totale pendant plus de cinq minutes, puis tranquillement a fait demi-tour et a disparu vers le haut de la rue Livigston en direction du square Guillemin.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les commandos sont sortis de leurs planques, derri&#232;re les voitures en stationnement et dans les entr&#233;es d'immeubles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un quart d'heure plus tard, un camion militaire s'est pr&#233;sent&#233; rue Livingston : La b&#226;che du v&#233;hicule &#233;tant lev&#233;e, on pouvait voir des militaires assis c&#244;te &#224; c&#244;te &#224; l'arri&#232;re. Le camion avan&#231;ait tr&#232;s lentement vers le lieu de l'embuscade.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A la hauteur de la rue Franklin et Christophe Colomb, (place Desaix), au milieu de la rue G&#233;n&#233;ral Verneau, le commando a fait irruption devant le v&#233;hicule en criant : &quot;Ne bougez pas, nous ne voulons que vos armes ! &#187;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le sous-lieutenant qui commandait la patrouille (un musulman) est sorti de la cabine, une arme &#224; la main : un membre du commando l'a abattu !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A l'arri&#232;re, deux soldats musulmans ont mis en joue les membres de l'OAS : ils n'ont pas eu le temps de tirer : des rafales de PM les ont abattus ; c'&#233;tait de la l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comme les soldats &#233;taient assis bien serr&#233;s entre eux, les rafales en ont tu&#233; 2 de plus, ou 3, et en ont bless&#233; d'autres.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;C'&#233;tait un malheureux incident qui aurait pu se passer sans victimes&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A cette &#233;poque, en mars 1962, les patrouilles militaires &#233;taient mixtes, la force locale FLN &#233;tant m&#233;lang&#233;e aux militaires fran&#231;ais.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Rue Eug&#232;ne Robe, un commando OAS a surpris une patrouille de militaires exclusivement fran&#231;aise : tout s'est tr&#232;s bien pass&#233; ; les militaires n'ont fait aucune difficult&#233; pour rendre leurs armes au commando.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec le temps qui a pass&#233;, et &#224; lire des livres de gens qui donnent des informations qui sont loin de la r&#233;alit&#233;, je pense que l'&#233;v&#233;nement de la place Desaix, c'&#233;tait un coup mont&#233; pour que de Gaulle an&#233;antisse Bab el Oued. Car le 4x4 des gendarmes s'est arr&#234;t&#233; &#224; 100m de l'endroit : Il est rest&#233; immobile au milieu de la rue assez longtemps, puis il est reparti. Comment se fait-il qu'il se soit arr&#234;t&#233; ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il est certain que des Gendarmes Mobiles pris dans une embuscade, cela n'a pas le m&#234;me impact que de braves petits militaires du R&#233;giment d'Infanterie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous souhaite bonne r&#233;ception.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;Ce rapport &#233;mane d'un t&#233;moin qui, comme je l'ai d&#233;j&#224; dit demande que l'anonymat soit respect&#233;, mais pour moi il n'est pas anonyme, et nous correspondons ouvertement en nous appelant par notre nom et notre pr&#233;nom
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
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		<title>T&#233;moignage de Jose ARNAU</title>
		<link>http://notrejournal.info/Temoignage-de-Jose-ARNAU</link>
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		<dc:date>2009-03-23T23:47:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>26 mars 1962</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>
		<dc:subject>BAB EL OUED</dc:subject>

		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages J. ARNAU raconte : Le 23 mars, j'&#233;tais dans Bab el Oued, &#224; la t&#234;te d'un commando qui avait pour ordre d'aborder les militaires et de leur demander de leur remettre leurs armes. Il &#233;tait 9h30, BEO vivait normalement, circulation, passants, magasins. La rue Livignston qui est une rue tr&#232;s passante est en sens unique, dans le sens Bd Guillemin vers la place Desaix. Je vois mal un 4X4 ( cela n'existait pas &#224; l'&#233;poque) stationner au milieu de la rue sans g&#234;ner la (...)

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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
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&lt;h3 class=&quot;spip&quot;&gt;J. ARNAU raconte :&lt;/h3&gt; &lt;p&gt;Le 23 mars, j'&#233;tais dans Bab el Oued, &#224; la t&#234;te d'un commando qui avait pour ordre d'aborder les militaires et de leur demander de leur remettre leurs armes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il &#233;tait 9h30, BEO vivait normalement, circulation, passants, magasins.
La rue Livignston qui est une rue tr&#232;s passante est en sens unique, dans le sens Bd Guillemin vers la place Desaix. Je vois mal un 4X4 ( cela n'existait pas &#224; l'&#233;poque) stationner au milieu de la rue sans g&#234;ner la circulation, faire demi tour et repartir &#224; contre sens.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J'habitais BBO et je n'ai jamais vu une affiche sur les murs mena&#231;ant les gendarmes !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La fusillade a eu lieu devant le 29 avenue G&#233;n&#233;ral Verneau &#224; 9 heures 30.
Nous attendions le G.M.C. qui v&#233;hiculait &#171; la patrouille du matin &#187;.
Il arrive &#224; l'heure pr&#233;vue et s'arr&#234;te devant le 29 rue G&#233;n&#233;ral Verneau &#224; Bab-El-Oued.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militaires en descendent, abaissent la b&#226;che sur le dernier d'entre eux. L'int&#233;rieur du v&#233;hicule, sens&#233; &#234;tre vide, est ainsi masqu&#233; &#224; nos regards.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous entourons imm&#233;diatement la patrouille qui se forme, comme &#224; l'habitude le plus pr&#232;s possible afin d'&#234;tre en contact avec les militaires, et de les d&#233;sarmer, &lt;strong&gt;dans le calme, sans violence et sans menace&lt;/strong&gt;, un proc&#233;d&#233; qui nous a r&#233;ussi, une technique d&#233;j&#224; plusieurs fois utilis&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette fois l&#224;, un pi&#232;ge, inattendu pour nous, va surgir de l'int&#233;rieur du camion pr&#233;sum&#233; vide.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La b&#226;che se rel&#232;ve brusquement, accompagn&#233;e d'un tir d'armes automatiques, sans sommation, dans une violence accentu&#233;e, si possible, par l'effet de surprise !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il en &#233;mane 3 zouaves&#8230; fran&#231;ais musulmans (?).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur le trottoir, civils et militaires, &#171; au contact &#187;, du fait d'&#234;tre &#233;troitement m&#234;l&#233;s, sont litt&#233;ralement fauch&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les hommes s'&#233;croulent, les uns sur les autres, les n&#244;tres et les soldats de la patrouille, tu&#233;s ou gravement bless&#233;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les militaires encore en &#233;tat de le faire, hurlent : &#171; halte au feu ! &#187;, ce qui n'emp&#234;chera pas l'in&#233;vitable.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils sont contraints de tirer sur les trois soldats de leur propre r&#233;giment, et de les abattre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il ne nous reste, une fois de plus, qu'&#224; constater l'indicible : le bilan de cette op&#233;ration entre soldats de l'arm&#233;e fran&#231;aise :&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;7 tu&#233;s et 11 bless&#233;s, pour les militaires, 5 tu&#233;s et 10 bless&#233;s pour les civils&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des patrouilles des forces de l'ordre, alert&#233;es par le bruit des tirs, se portent imm&#233;diatement au secours des victimes.
&lt;strong&gt; Le constat fut &#233;tabli, qu'aucun civil n'&#233;tait arm&#233;.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La rumeur qui se r&#233;pand dans les heures qui suivent, accusant les civils d'avoir tir&#233; sur les soldats du contingent, est une accusation mensong&#232;re sans fondement.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s 13h30, BAB-El-OUED est d&#233;cr&#233;t&#233;e en &#233;tat de blocus total. Nul ne peut y entrer ni en sortir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2768 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH540/bouclagereduit-3-dd4e1.jpg' width='500' height='540' alt=&quot;&quot; style='height:540px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ils savent (gr&#226;ce &#224; Achard ?) qu'&#224; partir de cet instant tout l'O.A.S. d'Alger et de sa banlieue se trouve prisonnier dans le Faubourg &lt;i&gt; &lt;strong&gt;et qu'il ne leur sera rien &#233;pargn&#233;.&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les gendarmes rouges et les Zouaves proc&#232;dent aux perquisitions violentes et syst&#233;matiques de tous les immeubles du faubourg.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vous rappelle que le &quot;cesser le feu&quot; est d&#233;cr&#233;t&#233; depuis le 19 Mars. Et que les trop fameux accords d' Evian, sont sens&#233;s prot&#233;ger les personnes et les biens !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les forces de l'ordre proc&#232;dent dans le m&#234;me temps &#224; la r&#233;cup&#233;ration de tout l'armement abandonn&#233; par l'OAS en fuite, les perquisitions &#233;tant effectu&#233;es dans ce but.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'acharnement provoque des d&#233;g&#226;ts consid&#233;rables chez les habitants qui ne sont en rien responsables. A noter que des armes l&#233;galement acquises, de chasse, voire de collection, seront-elles aussi saisies.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En l'absence des hommes de la maison, des femmes terroris&#233;es jet&#232;rent purement et simplement dans les poubelles et les d&#233;p&#244;ts d'ordures les armes qui avaient &#233;chapp&#233; &#224; la fouille !&quot; &lt;small&gt;(fin de citation)&lt;/small&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette relation a &#233;t&#233; reprise par le docteur Jean-Claude PEREZ dans son dernier livre, &quot;ATTAQUES ET CONTRE ATTAQUES&quot;----&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;Mais, il se trouve qu'un autre t&#233;moin s'est mis en rapport avec moi, et en me priant de ne pas r&#233;v&#233;ler son identit&#233;, m'a demand&#233; d'accorder mon attention &#224; une autre relation qu'il propose du m&#234;me incident. Ce qui est tr&#232;s int&#233;ressant, c'est qu'il situe son r&#233;cit &quot;&#224; la m&#234;me heure&quot; et tr&#232;s sensiblement &quot;au m&#234;me endroit&quot; que les faits relat&#233;s par Jose ARNAU.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;(F&#8230;..)&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Extrait du livre de Jean MONNERET </title>
		<link>http://notrejournal.info/Extrait-du-livre-de-Jean-MONNERET</link>
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		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


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		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
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		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages Jean MONNERET &#233;crit dans son livre &quot;La phase finale de la guerre d'Alg&#233;rie&quot; (l'Harmatan) A la date du 19 mars, le trait dominant de la situation &#233;tait que, contrairement a ce que voulait faire croire la propagande de l'OAS, qui assurait que sa puissance augmentait, elle n'arrivait pas a prendre le pas sur les pouvoirs publics. Les forces consacr&#233;es a la lutte contre l'Arm&#233;e Secr&#232;te croissaient sans arr&#234;t et passaient de 4500 &#224; 12.000 hommes. Gendarmerie mobile et (...)

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&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Jean MONNERET &#233;crit dans son livre &quot;La phase finale de la guerre d'Alg&#233;rie&quot; (l'Harmatan)&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt;A la date du 19 mars, le trait dominant de la situation &#233;tait que, contrairement a ce que voulait faire croire la propagande de l'OAS, qui assurait que sa puissance augmentait, elle n'arrivait pas a prendre le pas sur les pouvoirs publics.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les forces consacr&#233;es a la lutte contre l'Arm&#233;e Secr&#232;te croissaient sans arr&#234;t et passaient de 4500 &#224; 12.000 hommes. Gendarmerie mobile et CRS faisaient bloc dans cette lutte et une portion grandissante de l'Arm&#233;e apportait son concours accru quoique limit&#233; au maintien de l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les op&#233;rations de pr&#233;vention avec fouilles et perquisitions dans un p&#233;rim&#232;tre pr&#233;alablement boucl&#233; se multipliaient dans Alger et Oran. Le docteur Perez a reconnu que ce type d'op&#233;rations baptis&#233;es &quot;&lt;i&gt;Croisi&#232;re&lt;/i&gt;&quot; par la Pr&#233;fecture g&#234;naient consid&#233;rablement ses militants.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Vitalis Cros&quot;, il y eut 14 op&#233;rations Croisi&#232;re entre le 10 janvier et le 19 juin 1962, avec 5242 perquisitions, 21249 personnes contr&#244;l&#233;es, 845 arrestations et 1.500 armes saisies. L'efficacit&#233; de ces op&#233;rations permettait aux forces de l'ordre d'avoir une vision r&#233;aliste de la situation ; elles percevaient parfaitement que loin d'augmenter, le potentiel des clandestins &#233;tait lentement grignot&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Du cot&#233; des dirigeants de l'Arm&#233;e Secr&#232;te, cette r&#233;alit&#233; s'imposait tout autant : l'Organisation loin de se d&#233;velopper connaissait des difficult&#233;s croissantes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour se battre avec quelques chances de succ&#232;s, il fallait donc augmenter la quantit&#233; des attentats, accro&#238;tre le d&#233;sordre et, si possible, passer &#224; .. des manifestations de rue.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; De m&#234;me l'organisation de maquis en zone rurale &#233;tait-elle envisag&#233;e de mani&#232;re &#224; faire pi&#232;ce au FLN, &#224; &#233;tendre l'activit&#233; insurrectionnelle et &#224; gagner des appuis du c&#244;t&#233; musulman. Tout cela se fit comme il &#233;tait devenu habituel pour L'ensemble des actions de I'OAS, &lt;i&gt;dans la confusion&lt;/i&gt;. L'id&#233;e de transformer Alger en une sorte de Budapest et l'op&#233;ration du 23 mars &#224; Bab-el-Oued en furent la double illustration.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce quartier &#233;tait la base d'appui de l'Arm&#233;e Secr&#232;te. Les Musulmans qui y r&#233;sidaient l'avaient quitt&#233; pour se r&#233;fugier en zone indig&#232;ne. Les Europ&#233;ens m&#234;l&#233;s aux Musulmans &#224; la Bouzareah &#183;&#183;ou au Climat de France avaient fait de m&#234;me, en sens inverse.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s I'automne 1961, l'id&#233;e germa que le FLN contr&#244;lant certains quartiers d'Alger, I'OAS devait faire de m&#234;me. Les patrouilles fran&#231;aises ayant cess&#233; en secteur arabo-berb&#232;re, il fallait que la m&#234;me chose se produisit en secteur europ&#233;en. L' Arm&#233;e Secr&#232;te aurait alors des bastions qu'elle administrerait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Si, en outre, elle implantait des maquis en zone rurale, sa repr&#233;sentation en serait accrue : elle serait partie prenante &#224; la direction de I'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Voici comment Pierre Montagnon expose cette strat&#233;gie dans son livre (La Guerre d'Alg&#233;rie, page 380) : &quot; .. chacun chez soi, c'est-a-dire le FLN &#224; la Bouzareah ; Ie 9eme zouaves (charg&#233; de I'ordre &#224; Bab-el-Oued) &#224; La caserne d'OrIeans et l'OAS &#224; Bab-el-Oued.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce raisonnement, pour le soviet, s'int&#232;gre dans la perspective projet&#233;e d'une d&#233;sint&#233;gration du pouvoir &#233;tabli (soulign&#233; par nous, J. M). Le coup est risqu&#233; certes, mais I'OAS n'a plus gu&#232;re Ie choix.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Si elle r&#233;ussit, elle donne pignon sur rue &#224; l'organisation. Le mouvement pourra faire &#233;cole. Hussein Dey, (fief de Montagnon) &#224; l'est d'Alger, emboitera le pas tout de suite apr&#232;s.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Un tract de I'OAS indique que Ie 22 mars &#224; 0 h l'Arm&#233;e fran&#231;aise sera consid&#233;r&#233;e comme &quot;une troupe au service d'un gouvernement &#233;tranger&quot; (Courriere p.565).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;big&gt;&lt;strong&gt;La tragedie&lt;/strong&gt;&lt;/big&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette d&#233;marche souffre d'une erreur de conception initiale parfaitement r&#233;dhibitoire : elle repose sur l'id&#233;e que Ie pouvoir de l'&#201;tat fran&#231;ais est, ou va entrer, en voie de d&#233;sint&#233;gration ou de d&#233;composition.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;C'est tout &#224; fait inexact.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'OAS ne peut d&#233;truire les forces vives de ses adversaires qui ne sont pas entam&#233;es par ses attentats. Ceux-ci sont faits pour impressionner l'opinion, pour la troubler. ils s'inscrivent dans le cadre d'une guerre psychologique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour reprendre l'expression d'un anarchiste fameux, ils rel&#232;vent de la &quot;&lt;i&gt;propagande par le fait&lt;/i&gt;&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Y voir un acte de guerre au sens classique du terme, susceptible de d&#233;truire les forces adverses, est une erreur. Les &quot;barbouzes&quot; du Talion et du MPC ont &#233;t&#233; mis en d&#233;route, mais cela est peu de choses. Les agences gouvernementales charg&#233;es de combattre les clandestins n'ont pas baiss&#233; les bras. Elles portent des coups s&#233;rieux &#224; l'organisation. A moins de &quot;casser le quadrillage&quot; : but que Ie G&#233;n&#233;ral SALAN avait indiqu&#233; dans l'instruction 29. Il est aventureux de passer &#224; un stade sup&#233;rieur. Le faire, c'est supposer r&#233;solu un probl&#232;me qui ne l'est pas.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Loin de s'&#233;lever en faveur des clandestins, Ie niveau de la balance s'inverse &#224; leur d&#233;triment.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans ces conditions, vouloir passer &#224; l'&#233;tape suivante, ressemble &#224; une fuite en avant. &quot;C'est un pari risqu&#233;&quot;, dit Pierre Montagnon ; il a tout &#224; fait raison.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&quot;Degueldre et Achard&quot;, ajoute-t-il, &quot;lancent l'id&#233;e vite accept&#233;e de d&#233;clencher une insurrection &#224; Bab-el-Oued&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;De fait, il s'agit d'un soul&#232;vement, inspir&#233; par l'id&#233;e que l'on pr&#234;te &#224; Degueldre de transformer Alger en une ville insurg&#233;e &#224; l'image de Budapest.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Selon Montagnon, le g&#233;n&#233;ral SALAN a donn&#233; un &quot;&lt;strong&gt; &lt;strong&gt; &lt;i&gt;large feu vert&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt; &lt;/strong&gt;&quot; &#224; leur entreprise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; C'est aller un peu vite.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans l'instruction 29, le chef de I'OAS donnait le feu vert &#224; des actions d'un type totalement diff&#233;rent : celles qui avaient permis d'&#233;liminer les barbouzes et de saboter un navire &#224; Bone -(OAS parle p. 170).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;II est vrai que Montagnon pr&#233;cise que ce large feu vert leur a &#233;t&#233; donne &quot;&lt;strong&gt;verbalement&lt;/strong&gt;&quot;. Il ne s'agit donc plus de l'instruction 29 et les paroles, comme chacun sait, volent&#8230;. trop loin parfois.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il reste que comparer Alger &#224; Budapest est irr&#233;aliste. Le romantisme et le symbolisme peuvent avoir une valeur mobilisatrice mais &#233;difier une strat&#233;gie sur des mythes est dangereux. Ceux qui d&#233;fendent I' Alg&#233;rie Fran&#231;aise, devraient savoir mieux que d'autres que I' Arm&#233;e fran&#231;aise n'y est pas une arm&#233;e &#233;trang&#232;re sauf pour le FLN. Ouvrir le feu devrait &#234;tre d'autant plus exclu que cette arm&#233;e ne lutte pas directement (exception faite de la gendarmerie et des gardes mobiles) contre les commandos clandestins. Mieux encore, nombre d'officiers les tol&#232;rent ou les prot&#232;gent et parfois, plus directement, les aident.lire le t&#233;moignage du Colonel PUIGHT)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Les rapports des militaires fran&#231;ais n'ont donc rien &#224; voir avec ceux que les insurg&#233;s hongrois avaient avec l'arm&#233;e sovi&#233;tique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Exemple : nombre de patrouilles fran&#231;aises ignorent les commandos Delta et cheminent d&#233;lib&#233;r&#233;ment sur des trottoirs oppos&#233;s quand ils les les croisent.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt; &lt;strong&gt;Alger = Budapest&lt;/strong&gt; &lt;/i&gt;, ce slogan qu'on verra fleurir parfois sur les murs de la capitale, est vide de sens. Bien plus, l'agitation qui va se d&#233;velopper &#224; Bab-elOued va aboutir &#224; une fusillade tragique qui va enfoncer un coin dans les relations entre cette Arm&#233;e et la population europ&#233;enne et les d&#233;t&#233;riorer gravement. Ce sera pour les clandestins un &#233;norme revers et pour le pouvoir un grand succ&#232;s.&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas2' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Jacques ACHAR, Le chef du secteur Orl&#233;ans-Marine, qui (...)&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-2&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
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		<title>T&#233;moignage : Le 23 mars et suivants, Bab el Oued, Docteur Jean-Claude THIODET</title>
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		<dc:date>2009-03-22T00:29:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean Claude THIODET</dc:creator>


		<dc:subject>Dossier du mois</dc:subject>
		<dc:subject>T&#233;moignage</dc:subject>
		<dc:subject>Guerre d'Alg&#233;rie</dc:subject>
		<dc:subject>choixboost</dc:subject>
		<dc:subject>BAB EL OUED</dc:subject>

		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages Ca y est nous y voila ! Le quartier de Bab el Oued vu depuis la colline de Notre Dame d'Afrique Le quartier de Bab el Oued vu depuis le cimeti&#232;re d'El Kettat Le 19 mars, les complices du g&#233;n&#233;ral De Gaulle ont ratifi&#233; les &#171; accords d'Evian &#187;, offrant aux patrons du terrorisme FLN nos beaux d&#233;partements d'Alg&#233;rie. Ils n'en esp&#233;raient d'ailleurs pas tant, les bougres !!! Ils ont tout obtenu, sans presque le demander !! Ce matin, 20 mars, sur ordre du g&#233;n&#233;ral Salan, l' &#171; (...)

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&lt;a href="http://notrejournal.info/-ALGER-du-23-au-26-mars-1962-" rel="directory"&gt;ALGER - du 23 au 26 mars 1962&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Dossier-du-mois,15-+" rel="tag"&gt;Dossier du mois&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Temoignage-+" rel="tag"&gt;T&#233;moignage&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-Guerre-d-Algerie-+" rel="tag"&gt;Guerre d'Alg&#233;rie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-choixboost-+" rel="tag"&gt;choixboost&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="http://notrejournal.info/+-BAB-EL-OUED-+" rel="tag"&gt;BAB EL OUED&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div id='decoupe_haut3' class='pagination decoupe_haut'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Le Samedi 24 mars&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&quot;Page 3 : &#192; partir de l&#224;, c&amp;#39;est une autre histoire.&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=3-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Ca y est nous y voila !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2752 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L480xH360/vue_de_Bab_el_oued-21c15.jpg' width='480' height='360' alt=&quot;&quot; style='height:360px;width:480px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;small&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;Le quartier de Bab el Oued vu depuis la colline de Notre Dame d'Afrique&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;
&lt;span class='spip_document_2900 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH375/bab_el_oued_depuis_el_kettar-2-4d866.jpg' width='500' height='375' alt=&quot;&quot; style='height:375px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;small&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;Le quartier de Bab el Oued vu depuis le cimeti&#232;re d'El Kettat&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le 19 mars, les complices du g&#233;n&#233;ral De Gaulle ont ratifi&#233; les &#171; accords d'Evian &#187;, offrant aux patrons du terrorisme FLN nos beaux d&#233;partements d'Alg&#233;rie. Ils n'en esp&#233;raient d'ailleurs pas tant, les bougres !!! Ils ont tout obtenu, sans presque le demander !!&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce matin, 20 mars, sur ordre du g&#233;n&#233;ral Salan, l' &#171; organisation arm&#233;e secr&#232;te &#187; a pris des d&#233;cisions tr&#232;s importantes pour suppl&#233;er nos &#171; forces de l'ordre &#187; qui d&#233;sormais n'assureront plus la s&#233;curit&#233; des populations fran&#231;aises et pro fran&#231;aises dans les d&#233;partements fran&#231;ais d'Alg&#233;rie.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il nous a &#233;t&#233; demand&#233;, &#224; nous m&#233;decins, de nous tenir pr&#234;ts dans les jours imm&#233;diatement &#224; venir pour assurer si n&#233;cessaire la s&#233;curit&#233; m&#233;dicale.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Avec l'aide des infirmiers et infirmi&#232;res responsables de nos services hospitaliers, il a fallu organiser des postes de secours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour ma part - et je ne peux pas faire autrement que de parler &#224; la premi&#232;re personne - il s'est agi d'un poste de secours dans un appartement de la cit&#233; des Eucalyptus, en haut du boulevard Guillemin au-dessus de Bab el Oued.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2779 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L410xH285/square_guillemin-84d27.jpg' width='410' height='285' alt=&quot;&quot; style='height:285px;width:410px;' /&gt;&lt;/span&gt;
&lt;small&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;La cit&#233; des Eucalyptus se situe en haut et &#224; droite de la photo, mais en dehors de celle-ci. Le boulevard Guillemin [photo ci-dessus] marque la limite du faubourg de Bab el Oued au nord nord-est. Sur la photo, BEB commence &#224; droite de celle-ci&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt; &lt;/small&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il a fallu trouver quelqu'un pour tenir ce poste le jour venu.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Deux jours ont pass&#233; en pr&#233;paratifs, et le 23 mars au matin, le coup de Bab-el-Oued se d&#233;clenchait !&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Je vais rapporter, ci-dessous, la premi&#232;re relation que j'ai &#233;crite voici d&#233;j&#224; plus de 15 ans, des jours v&#233;cus par quelques amis et moi-m&#234;me dans Bab-el-Oued - du matin du 23 au 26 mars au soir :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Le 22 Mars 1962, je re&#231;us un coup de t&#233;l&#233;phone anonyme. Cette personne - que j'ai identifi&#233;e par la suite, me demandait de me rendre &#224; la clinique des fr&#232;res CHICHE, avenue Durando &#224; Bab-el-oued, le Vendredi 23 vers 7 heures le matin et de pr&#233;voir la n&#233;cessit&#233; d'y demeurer quelques jours.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Cette clinique &#233;tait naturellement connue sous le nom de &quot;Clinique DURANDO&quot; .&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Ce que j'ai fait.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; J'ai donc v&#233;cu les 23, 24, 25 et 26 mars dans cette clinique de l'Avenue Durando et j'ai pu voir ce qui &#233;tait visible de l&#224;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;LES FAITS TELS QUE JE M'EN SOUVIENS DANS UN ORDRE A PR&#201;CISER (&lt;small&gt;si cela s'av&#232;re n&#233;cessaire&lt;/small&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;i&gt;-Le Vendredi 23 mars&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans la matin&#233;e, la clinique re&#231;ut la visite du &quot;Capitaine&quot; Jacques ACHARD, dont on peut parler ouvertement, puisque sa responsabilit&#233; est historiquement reconnue et d&#233;crite dans tous les travaux sur cet &#233;v&#233;nement .&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Des coups de feu ont &#233;clat&#233;, puis des bruits de mitraillade qui ont dur&#233; un temps que je ne peux pas d&#233;terminer.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Jacques ACHARD, qui faisait des all&#233;es et venues en direction des Trois Horloges,&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2770 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH340/les_trois_horloges-2e9a6.jpg' width='500' height='340' alt=&quot;&quot; style='height:340px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;small&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt;Les Trois Horloges&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&#233;tait tr&#232;s pr&#233;occup&#233; par la rumeur d'un affrontement sanglant qui semblait s'&#234;tre produit dans le quartier de la rue Savorgnan de Brazza,(&lt;i&gt;rectification de Paule Q : il s'agit de la rue Vasco de Gama et non Savorgnan de Brazza. Mon immeuble se trouvait au coin de la rue Montaigne et de la rue G&#233;n&#233;ral Verneau , juste au dessus de la place Desaix&lt;/i&gt;)
place Desaix
&lt;span class='spip_document_2769 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:301px;'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L301xH466/clinique_Durando_plus_desaix_sur_le_plan-97e85.jpg' width='301' height='466' alt=&quot;&quot; style='height:466px;width:301px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;(&lt;i&gt;&lt;small&gt;&lt;span style=&quot;color:#006400;&quot;&gt; ce plan illustre la distance s&#233;parant la clinique de la place Desaix&lt;/span&gt;&lt;/small&gt;&lt;/i&gt;)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;au niveau du cin&#233;ma Plazza entre des commandos OAS et des soldats du contingent (pr&#233;cision qui se r&#233;v&#232;lera inexacte &#224; la lecture d'autres t&#233;moignages).&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On parla ensuite de la mort de plusieurs de ces jeunes gens, mais je n'ai pas encore pu d&#233;terminer o&#249; cela s'&#233;tait pass&#233;.
Selon certains &#233;crits, ce serait entre la rue Eug&#232;ne ROBE et le d&#233;but de l'avenue de la BOUZAREAH.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D&#232;s l'apr&#232;s midi du 23, le bouclage &#233;tant devenu effectif, des unit&#233; de gendarmes mobiles ( les rouges ) entr&#232;rent dans la ville et se mirent &#224; tirer sur les immeubles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Des tirs furent effectu&#233;s sur la fa&#231;ade de la clinique et des projectiles p&#233;n&#233;tr&#232;rent dans une salle d'op&#233;ration donnant sur l'avenue Durando.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;J. ACHARD continuait ses sorties r&#233;guli&#232;rement .&lt;/p&gt; &lt;p&gt; En fin de matin&#233;e, ou au d&#233;but d'apr&#232;s midi ( ? ) je montai sur la terrasse de la clinique au 5&#232;me &#233;tage, avec les Docteurs Gilbert et Roger CHICHE, deux autres confr&#232;res dont je n'ai pas, pour le moment, la permission de d&#233;voiler les identit&#233;s, le docteur Roger Pierre MORICEAU, anesth&#233;siste, aujourd'hui d&#233;c&#233;d&#233; et des infirmi&#232;res de l'&#233;tablissement :&lt;/p&gt; &lt;p&gt; 4 &#224; 6 avions - les fameux T6 - sont arriv&#233;s et apr&#232;s un tour de reconnaissance qui les faisait passer sur Bab-El-Oued, venant d'Alger par la c&#244;te, &#224; peu pr&#232;s au-dessus de la Consolation, pour virer &#224; gauche au-dessus d'El Kettar et finir leur boucle du c&#244;t&#233; du Kassour, pour revenir par le m&#234;me trajet. Parvenus au-dessus du quartier compris entre le boulevard de Provence et l'h&#244;pital MAILLOT ( souvenirs de plus de 30 ans ) ils ont vir&#233; sur l'aile gauche, et piqu&#233; en mitraillant la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Je n'ai pas besoin de d&#233;crire la rapidit&#233; de notre fuite vers les escaliers, et de notre descente aux &#233;tages inf&#233;rieurs !! Jusqu'o&#249; cela pouvait-il aller ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt; L'apr&#232;s midi du 23, nous avons re&#231;u un certain nombre de bless&#233;s civils par balles, et un Gendarme bless&#233; au pied que j'ai trait&#233; dans la salle qui avait &#233;t&#233; mitraill&#233;e ( !!!!) Si mes souvenirs sont exacts, une ambulance militaire l'a ensuite &#233;vacu&#233; vers l' h&#244;pital MAILLOT.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2771 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH324/hopital_Maillot-06063.jpg' width='500' height='324' alt=&quot;&quot; style='height:324px;width:500px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Dans le courant de l'apr&#232;s midi, un bless&#233; cr&#226;nien par balle, probablement un militaire d&#233;serteur, me fut envoy&#233; du poste de secours de la cit&#233; des EUCALYPTUS par un jeune externe du service de Mustapha dont j'&#233;tais chef de Clinique, que j'avais plac&#233; l&#224; pour assurer la garde comme on me l'avait demand&#233;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce jeune confr&#232;re - qui s'appelait BAILLY, mais dont j'ai oubli&#233; le pr&#233;nom - &#233;tait tr&#232;s courageux mais d&#233;pass&#233; par la situation m&#233;dicale. Apr&#232;s m'avoir t&#233;l&#233;phon&#233; il put obtenir l'aide des pompiers qui avaient amen&#233; le bless&#233; &#224; la clinique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Vers la fin de la soir&#233;e, un jeune confr&#232;re Interne des H&#244;pitaux, en poste &#224; Mustapha, for&#231;a le barrage et vint se joindre &#224; nous. Il est actuellement Professeur de Facult&#233;, et a un service hospitalier dans une ville que je ne peux pas citer, car il n'a pas r&#233;pondu &#224; mes courriers et d&#233;sire donc &#234;tre oubli&#233;. Tout ce que je peux r&#233;v&#233;ler c' est qu'il est juif, ce qui a une connotation indiscutablement int&#233;ressante dans le contexte de l'&#233;poque.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; La nuit est arriv&#233;e : le &quot;coup&quot; de Bab el Oued &#233;tait termin&#233; pour les commandos OAS ;
Mais pas pour les forces de l'ordre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Les v&#233;hicules militaires ont patrouill&#233; toute la nuit, &#233;crasant les voitures en stationnement, arrachant les rideaux m&#233;talliques avec des Half-trak, tiraillant &#224; tort et &#224; travers et sur tout ce qu'ils voyaient bouger aux fen&#234;tres et sur les balcons des immeubles.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span class='spip_document_2774 spip_documents spip_documents_left' style='float:left; width:248px;'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L248xH367/Blocus_Bab_el_Oued0voiture-2-c4851.jpg' width='248' height='367' alt=&quot;&quot; style='height:367px;width:248px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_2775 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L204xH329/Blocus_Bab_el_Oued010_cuisins-2-d0622.jpg' width='204' height='329' alt=&quot;&quot; style='height:329px;width:204px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span class='spip_document_2777 spip_documents spip_documents_right' style='float:right; width:224px;'&gt;
&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L224xH344/Blocus_Bab_el_magasin-2-d95d9.jpg' width='224' height='344' alt=&quot;&quot; style='height:344px;width:224px;' /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt; Nous ne savions pas ce qui s'&#233;tait pass&#233; dans les autres quartiers de la ville.&lt;/p&gt;&lt;div id='decoupe_bas3' class='pagination decoupe_bas'&gt;
&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; title=&quot;Page pr&#233;c&#233;dente&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/precedent_off.gif&quot;/&gt; &lt;span class=&quot;cs_pagination_off&quot;&gt;1&lt;/span&gt; &lt;a title=&quot;Page 2 : Le Samedi 24 mars&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;2&lt;/a&gt; &lt;a title=&quot;Page 3 : &#192; partir de l&#224;, c&amp;#39;est une autre histoire.&quot; href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=3-3&quot;&gt;3&lt;/a&gt; &lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/spip.php?page=backend&amp;id_mot=15&amp;artpage=2-3&quot;&gt;&lt;img class=&quot;no_image_filtrer&quot; alt=&quot;Page suivante&quot; title=&quot;Page suivante&quot; src=&quot;http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/decoupe/suivant.gif&quot;/&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;/div&gt;
		
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		<title>CANDIDE et Bab El Oued, je veux comprendre...</title>
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		<description>Autres articles &amp; t&#233;moignages Comprendre Bab El Oued ? Beaucoup plus facile &#224; dire qu'&#224; faire&#8230; Dois-je lire, tous les bouquins l&#224; dessus ? Dois-je interroger tous les alg&#233;rois de BAB l&#224; dessus ? Comment aborder la question ? Pourquoi ne pas aborder le sujet en se posant des questions ? Soulever des &#233;vidences, soumettre des interrogations et rechercher quelques r&#233;ponses&#8230; La R&#233;daction de NotreJournal a relev&#233; les manches et vous propose aussi d'y intervenir. Pour notre approche, nous avons (...)

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&lt;a href="http://notrejournal.info/-ALGER-du-23-au-26-mars-1962-" rel="directory"&gt;ALGER - du 23 au 26 mars 1962&lt;/a&gt;

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&lt;a href="http://notrejournal.info/+-26-mars-1962-+" rel="tag"&gt;26 mars 1962&lt;/a&gt;, 
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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Comprendre Bab El Oued ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Beaucoup plus facile &#224; dire qu'&#224; faire&#8230; Dois-je lire, tous les bouquins l&#224; dessus ? Dois-je interroger tous les alg&#233;rois de BAB l&#224; dessus ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Comment aborder la question ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;p class=&quot;filet_sep filet_sep_image&quot; style=&quot;height:25px; background-image: url(http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/filets/espaceur.png);&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pourquoi ne pas aborder le sujet en se posant des questions ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Soulever des &#233;vidences, soumettre des interrogations et rechercher quelques r&#233;ponses&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La R&#233;daction de NotreJournal a relev&#233; les manches et vous propose aussi d'y intervenir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Pour notre approche, nous avons pris le mode &quot;je&quot;, mais ceci n'est pas personnel, on pourrait peut &#234;tre simplement y voir : &lt;strong&gt;CANDIDE et Bab El Oued&lt;/strong&gt;&#8230; ou le Baoul et l'Histoire (en sous titre)&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;p class=&quot;filet_sep filet_sep_image&quot; style=&quot;height:25px; background-image: url(http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/filets/espaceur.png);&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Hier nous &#233;tions le 19 mars 2009 ! Comme tous les ans, cette date historique, dans le sens o&#249; elle est la date officielle d'un cessez le feu hypoth&#233;tique, s'impose &#224; nous.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous en avons parl&#233; ailleurs et nous en reparlerons, h&#233;las.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Donc l'Affaire Bab El Oued, c'est apr&#232;s le 19 mars 1962 ! Bon&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'Affaire &quot;Bab El Oued&quot;, c'est un bouclage militaire mis en place dans la journ&#233;e du 23 mars 1962, termin&#233; le 24 au soir, semble-t-il, mais on en reparlera.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Dans un contexte de guerre civile, avec l'Arm&#233;e fran&#231;aise, les gardes mobiles, l'OAS avec les DELTA (pas d'action arm&#233;e) et les ALPHA (section dure arm&#233;e ), la population, les professionnels, etc.. ce contexte se finit dans le sang le 26 mars 1962 Rue d'ISLY.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;On a tout lu et son contraire sur cette courte p&#233;riode. Plus on lit, moins on comprend&#8230; Et pourtant, n'est-il pas temps de tout mettre sur la table et d'enfin tracer un vrai fil historique, synth&#233;tique, p&#233;dagogique et si possible le plus proche de la r&#233;alit&#233; multiple de tous les &#233;v&#232;nements humains ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous le pensons.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;p class=&quot;filet_sep filet_sep_image&quot; style=&quot;height:25px; background-image: url(http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/filets/espaceur.png);&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;D'abord BAB EL OUED, c'est quoi ?&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Vous pouvez visiter plein de sites et lire des tas de livres&#8230;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En deux mots, Bab El Oued est un quartier populaire d'ALGER, situ&#233; dans la partie ouest de la ville.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Sur la photo a&#233;rienne, on situe bien le quartier, par rapport &#224; Alger.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2908 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH354/bab_ensemble-9d882.jpg' width='500' height='354' alt='JPEG - 70.9 ko' style='height:354px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;A une &#233;chelle agrandie, on situe encore mieux la nature du quartier.&lt;/p&gt; &lt;dl class='spip_document_2923 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L500xH333/bab_detail2-ac02b.jpg' width='500' height='333' alt='JPEG - 122.1 ko' style='height:333px;width:500px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt; &lt;p&gt;Bab EL OUED est un quartier populaire, comme on dit, moins dense que la casbah en construction au sol, mais avec beaucoup d'immeubles &#224; &#233;tages, donc une grosse densit&#233; de population.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ce moment l&#224; l'Alg&#233;rie est sous le coup des Accords d'EVIAN. Leur signification est lourde pour ceux qui y sont n&#233;s, depuis plusieurs g&#233;n&#233;rations et qui d&#233;sirent une Alg&#233;rie Fran&#231;aise.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;A ALGER la situation est tr&#232;s d&#233;grad&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Apr&#232;s le 20 mars, il aurait circul&#233; un tract OAS disant que tout militaire qui entrera dans Bab El Oued sera pris pour cible&#8230;.&lt;/p&gt; &lt;blockquote class=&quot;spip&quot;&gt; &lt;p&gt; Les forces de l'ordre, gendarmes mobiles, CRS et unit&#233;s de quadrillage sont invit&#233;es &#224; se refuser &#224; toute action dans le secteur d&#233;limit&#233; par la caserne P&#233;lissier, la caserne d'Orl&#233;ans, Climat-de-France et Saint-Eug&#232;ne. Quarante-huit heures de r&#233;flexion sont laiss&#233;es aux officiers, sous-officiers et soldats qui, &#224; partir du jeudi 22 mars 1962 &#224; 0 heure, seront consid&#233;r&#233;s comme des troupes au service d'un gouvernement &#233;tranger. &#187;&lt;/p&gt; &lt;/blockquote&gt; &lt;p&gt;Nous n'avons pas trouv&#233; de preuves physiques de ce tract&#8230; Un journal semble y faire allusion :&lt;/p&gt; &lt;div class='cs_blocs'&gt;&lt;h4 class='blocs_titre blocs_replie blocs_click'&gt;&lt;a href='javascript:;'&gt;Voir article du 21 mars 1962&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;&lt;div class='blocs_destination blocs_invisible blocs_slide'&gt;
On se rend bien compte qu'il y a deux mouvements, avec des voies diff&#233;rentes&#8230;
&lt;dl class='spip_document_2913 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L364xH696/1962_03_21_tract-06352.jpg' width='364' height='696' alt='JPEG - 119.7 ko' style='height:696px;width:364px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;Le 23 au matin, l'Affaire de Bab el Oued commence.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;L'OAS branche &quot;non agressive&quot; intercepte, pacifiquement et sans armes, des patrouilles de militaires, les d&#233;sarme sans violences et les laisse partir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble que l'un de ces incidents ait d&#233;g&#233;n&#233;r&#233;, entra&#238;nant la mort de plusieurs militaires&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Mais la m&#234;me phase semble avoir &#233;t&#233; lue diff&#233;remment&#8230;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;onglets_bloc_initial&quot;&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;Plan de la zone&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;dl class='spip_document_2916 spip_documents spip_documents_center'&gt;
&lt;dt&gt;&lt;img src='http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L384xH358/bab_desaix-e77f5.jpg' width='384' height='358' alt='JPEG - 47.2 ko' style='height:358px;width:384px;' /&gt;&lt;/dt&gt;
&lt;/dl&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;Jos&#233; ARNAU&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Le 23 mars, j'&#233;tais dans Bab el Oued, &#224; la t&#234;te d'un commando qui avait pour ordre d'aborder les militaires et de leur demander de leur remettre leurs armes.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Il &#233;tait 9h30, BEO vivait normalement, circulation, passants, magasins. La rue Livignston qui est une rue tr&#232;s passante est en sens unique, dans le sens Bd Guillemin vers la place Desaix. Je vois mal un 4X4 ( cela n'existait pas &#224; l'&#233;poque) stationner au milieu de la rue sans g&#234;ner la circulation, faire demi tour et repartir &#224; contre sens.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;J'habitais BBO et je n'ai jamais vu une affiche sur les murs mena&#231;ant les gendarmes !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;La fusillade a eu lieu devant le 29 avenue G&#233;n&#233;ral Verneau &#224; 9 heures 30. Nous attendions le G.M.C. qui v&#233;hiculait &#171; la patrouille du matin &#187;. Il arrive &#224; l'heure pr&#233;vue et s'arr&#234;te devant le 29 rue G&#233;n&#233;ral Verneau &#224; Bab-El-Oued.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Les militaires en descendent, abaissent la b&#226;che sur le dernier d'entre eux. L'int&#233;rieur du v&#233;hicule, sens&#233; &#234;tre vide, est ainsi masqu&#233; &#224; nos regards.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Nous entourons imm&#233;diatement la patrouille qui se forme, comme &#224; l'habitude le plus pr&#232;s possible afin d'&#234;tre en contact avec les militaires, et de les d&#233;sarmer, dans le calme, sans violence et sans menace, un proc&#233;d&#233; qui nous a r&#233;ussi, une technique d&#233;j&#224; plusieurs fois utilis&#233;e.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Cette fois l&#224;, un pi&#232;ge, inattendu pour nous, va surgir de l'int&#233;rieur du camion pr&#233;sum&#233; vide.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;La b&#226;che se rel&#232;ve brusquement, accompagn&#233;e d'un tir d'armes automatiques, sans sommation, dans une violence accentu&#233;e, si possible, par l'effet de surprise !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Il en &#233;mane 3 zouaves&#8230; fran&#231;ais musulmans (?).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Sur le trottoir, civils et militaires, &#171; au contact &#187;, du fait d'&#234;tre &#233;troitement m&#234;l&#233;s, sont litt&#233;ralement fauch&#233;s.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Les hommes s'&#233;croulent, les uns sur les autres, les n&#244;tres et les soldats de la patrouille, tu&#233;s ou gravement bless&#233;s.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;T&#233;moignage de Robert PEREZ&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Il devait &#234;tre 9h30 quand le commando s'est planqu&#233; juste au bas du PLAZA, &#224; l'angle de la rue Franklin et face au garage BASTOS qui se trouvait sur le trottoir oppos&#233;, &#171; angle rue Christophe Colomb et rue g&#233;n&#233;ral Verneau. L'attente n'a pas &#233;t&#233; longue : un 4x4 des gardes Mobiles a fait son apparition rue Livingston, en haut de la rue Barras et devant la fabrique de souliers BATA, et s'est imobilis&#233; au milieu de la chauss&#233;e. Le commando s'&#233;tait tapi et l'observait. Le 4x4 est rest&#233; dans l'immobilit&#233; totale pendant plus de cinq minutes, puis tranquillement a fait demi-tour et a disparu vers le haut de la rue Livigston en direction du square Guillemin.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Les commandos sont sortis de leurs planques, derri&#232;re les voitures en stationnement et dans les entr&#233;es d'immeubles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Un quart d'heure plus tard, un camion militaire s'est pr&#233;sent&#233; rue Livingston : La b&#226;che du v&#233;hicule &#233;tant lev&#233;e, on pouvait voir des militaires assis c&#244;te &#224; c&#244;te &#224; l'arri&#232;re. Le camion avan&#231;ait tr&#232;s lentement vers le lieu de l'embuscade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;A la hauteur de la rue Franklin et Christophe Colomb, (place Desaix), au milieu de la rue G&#233;n&#233;ral Verneau, le commando a fait irruption devant le v&#233;hicule en criant : &quot;Ne bougez pas, nous ne voulons que vos armes ! &#187;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Le sous-lieutenant qui commandait la patrouille (un musulman) est sorti de la cabine, une arme &#224; la main : un membre du commando l'a abattu !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;A l'arri&#232;re, deux soldats musulmans ont mis en joue les membres de l'OAS : ils n'ont pas eu le temps de tirer : des rafales de PM les ont abattus ; c'&#233;tait de la l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Comme les soldats &#233;taient assis bien serr&#233;s entre eux, les rafales en ont tu&#233; 2 de plus, ou 3, et en ont bless&#233; d'autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;C'&#233;tait un malheureux incident qui aurait pu se passer sans victimes&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;A cette &#233;poque, en mars 1962, les patrouilles militaires &#233;taient mixtes, la force locale FLN &#233;tant m&#233;lang&#233;e aux militaires fran&#231;ais.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Rue Eug&#232;ne Robe, un commando OAS a surpris une patrouille de militaires exclusivement fran&#231;aise : tout s'est tr&#232;s bien pass&#233; ; les militaires n'ont fait aucune difficult&#233; pour rendre leurs armes au commando&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;Docteur THIODET&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt; Des coups de feu ont &#233;clat&#233;, puis des bruits de mitraillade qui ont dur&#233; un temps que je ne peux pas d&#233;terminer.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;Jacques ACHARD, qui faisait des all&#233;es et venues en direction des Trois Horloges,&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;le carrefour des Trois Horloges&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;&#233;tait tr&#232;s pr&#233;occup&#233; par la rumeur d'un affrontement sanglant qui semblait s'&#234;tre produit dans le quartier de la rue Savorgnan de Brazza,(rectification de Paule Q : il s'agit de la rue Vasco de Gama et non Savorgnan de Brazza. Mon immeuble se trouvait au coin de la rue Montaigne et de la rue G&#233;n&#233;ral Verneau , juste au dessus de la place Desaix) place Desaix ( ce plan illustre la distance s&#233;parant la clinique de la place Desaix)&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;au niveau du cin&#233;ma Plazza entre des commandos OAS et des soldats du contingent (pr&#233;cision qui se r&#233;v&#232;lera inexacte &#224; la lecture d'autres t&#233;moignages).&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#0000FF;&quot;&gt;On parla ensuite de la mort de plusieurs de ces jeunes gens, mais je n'ai pas encore pu d&#233;terminer o&#249; cela s'&#233;tait pass&#233;. Selon certains &#233;crits, ce serait entre la rue Eug&#232;ne ROBE et le d&#233;but de l'avenue de la BOUZAREAH.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;D'apr&#232;s l'historien Jean Monneret&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;Le vendredi 23 d&#232;s l'aube, des &#233;quipes de I'OAS arm&#233;es et porteuses de brassards &#233;difient des barrages &#224; l'entr&#233;e de Bab-el-Oued. Les soldats fran&#231;ais qui tentent de patrouiller sont d&#233;sarm&#233;s, Il n'y a pas de fraternisation avec les commandos, mais les &#233;l&#233;ments militaires du secteur paraissent vouloir jouer la neutralit&#233;.&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;&#8230;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;A dix heures, le premier rouage d'un engrenage tragique se met en place. A cette heure-l&#224;, Place Desaix, un camion militaire arrive et d&#233;rape sur la chauss&#233;e rendue glissante par des jets d'huile.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;Les ordres donn&#233;s sont clairs : ne pas tirer sur les militaires fran&#231;ais, mais les d&#233;sarmer.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;Malheureusement ceux-l&#224;, des appel&#233;s du train, ne veulent pas donner leurs armes. Parmi eux, un soldat musulman prend peur. (Dans ce quartier ou les attentats syst&#233;matiques ont fait fuir tous les autochtones, la panique le saisit). Selon Montagnon, il tire sur les commandos Alpha, selon Courri&#232;re il n'a fait qu'armer sa MAT.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#800000;&quot;&gt;Mais la r&#233;action des hommes de l'OAS est imm&#233;diate. Ils ouvrent le feu ; sept deuxi&#232;me classe sont tu&#233;s, onze sont bless&#233;s.&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class=&quot;onglets_contenu&quot;&gt;&lt;h2 class=&quot;cs_onglet&quot;&gt;&lt;a href=&quot;#&quot;&gt;T&#233;moignage de X&lt;/a&gt;&lt;/h2&gt;&lt;div&gt;
&lt;i&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Le 23/03, un commando a pris position place Desaix au carrefour Avenue g&#233;n&#233;ral Verneau, rue Christophe Colomb, rues Franklin et Livingston, en face du garage BASTOS et tout pr&#232;s du cin&#233;ma &#171; LE PLAZA &#187;&lt;/span&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Il devait &#234;tre 9h30 quand le commando s'est planqu&#233; juste au bas du PLAZA, &#224; l'angle de la rue Franklin et face au garage BASTOS qui se trouvait sur le trottoir oppos&#233;, &#171; angle rue Christophe Colomb et avenue g&#233;n&#233;ral Verneau. L'attente n'a pas &#233;t&#233; longue : un 4x4 des gardes Mobiles a fait son apparition rue Livingston, en haut de la rue Barras et devant la fabrique de souliers BATA, et s'est immobilis&#233; au milieu de la chauss&#233;e. Le commando s'&#233;tait tapi et l'observait. Le 4x4 est rest&#233; dans l'immobilit&#233; totale pendant plus de cinq minutes, puis tranquillement a fait demi-tour et a disparu vers le haut de la rue Livigston en direction du square Guillemin.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Les commandos sont sortis de leurs planques, derri&#232;re les voitures en stationnement et dans les entr&#233;es d'immeubles.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Un quart d'heure plus tard, un camion militaire s'est pr&#233;sent&#233; rue Livingston : La b&#226;che du v&#233;hicule &#233;tant lev&#233;e, on pouvait voir des militaires assis c&#244;te &#224; c&#244;te &#224; l'arri&#232;re. Le camion avan&#231;ait tr&#232;s lentement vers le lieu de l'embuscade.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;A la hauteur de la rue Franklin et Christophe Colomb, (place Desaix), au milieu de l'avenue G&#233;n&#233;ral Verneau, le commando a fait irruption devant le v&#233;hicule en criant : &quot;Ne bougez pas, nous ne voulons que vos armes ! &#187;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Le sous-lieutenant qui commandait la patrouille (un musulman) est sorti de la cabine, une arme &#224; la main : un membre du commando l'a abattu !&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;A l'arri&#232;re, deux soldats musulmans ont mis en joue les membres de l'OAS : ils n'ont pas eu le temps de tirer : des rafales de PM les ont abattus ; c'&#233;tait de la l&#233;gitime d&#233;fense.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;Comme les soldats &#233;taient assis bien serr&#233;s entre eux, les rafales en ont tu&#233; 2 de plus, ou 3, et en ont bless&#233; d'autres.&lt;/span&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;span style=&quot;color:#008000;&quot;&gt;C'&#233;tait un malheureux incident qui aurait pu se passer sans victimes&lt;/span&gt;&lt;/i&gt;&lt;/p&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt; &lt;p&gt;On peut dire que trois relations, exposent &lt;strong&gt;deux&lt;/strong&gt; attitudes OAS : &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'une agressive et
&lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; l'autre pacifique.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;4 t&#233;moignages pour un fait aussi important, n'est-ce pas largement insuffisant pour s'interroger encore et surtout appeler &#224; d'autres participations ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il semble &#233;vident que plusieurs types d'attitudes se sont juxtapos&#233;es - tous partisans de l'action mais par des voies diff&#233;rentes.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;p class=&quot;filet_sep filet_sep_image&quot; style=&quot;height:25px; background-image: url(http://notrejournal.info/plugins/auto/couteau_suisse/img/filets/espaceur.png);&quot;&gt;&lt;/p&gt;&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Ce drame qui faisait couler le sang de l'Arm&#233;e par les fran&#231;ais de Bab El Oued, a &#233;t&#233; le d&#233;clencheur du &quot;Bouclage de Bab El Oued&quot;.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;img src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Action de l'OAS sur des militaires, plusieurs victimes &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; R&#233;action du pr&#233;fet Vitalis-Cross qui envoie les gardes mobiles et les CRS. &lt;br /&gt;&lt;img src=&quot;http://notrejournal.info/local/cache-vignettes/L8xH11/puce-32883.gif&quot; width='8' height='11' class='puce' alt=&quot;-&quot; style='height:11px;width:8px;' /&gt; Mise en place du bouclage sur ordre du g&#233;n&#233;ral AILLERET dans le courant de la journ&#233;e.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il nous faut donc mieux comprendre cette situation.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;&lt;strong&gt;Sans r&#233;serves, nous faisons un APPEL OUVERT &#224; T&#233;moins pour ces jours qui pr&#233;c&#233;d&#232;rent le 26, avant qu'ils n'aient tous disparu !&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt; &lt;div class=&quot;texteencadre-spip spip&quot;&gt;&lt;a href=&quot;http://notrejournal.info/TB_inline?height=600&amp;width=400&amp;inlineId=meme_rubrique&amp;modal=true&quot; title=&quot;Articles sur les 23-26 mars 1962&quot; class=&quot;thickbox&quot;&gt;
&lt;center&gt;&lt;b&gt;Autres articles &amp; t&#233;moignages&lt;/b&gt;&lt;/center&gt;&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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