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![]() Publié le vendredi 2 novembre 2007, par . - Lecture pendant 30 jours. Abonnez-vous ! | ||
![]() La Toussaint rouge algérienne ALGÉRIE - 22 octobre 2007 - par FARID ALILAT Boufarik, dimanche 31 octobre 1954. Il est 23 h 45 et, à la tête d’un commando d’une vingtaine d’hommes médiocrement armés, (...) Pour lire l'intégralité de cet article - vous devez être abonné(e) à NotreJournal - Cliquez ici pour en savoir + ! Optez pour l'offre d'essai à 2 euros par mois ! |
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Les commentaires des internautes3 messages la TOUSSAINT ROUGE
posté le 26 octobre 2009
par Cactus
IM MEMORIUM deja 55 ANS Je reste subjugué par une question : comment en est-on arrivés là ? Le 1er novembre, jour de la Toussaint, est une des grandes fêtes de l’Année chrétienne. Le 2 novembre est jour de commémoration des défunts. Deux dates distinctes au calendrier. Ayant chacune leur signification. Très reliées entre elles, au point d’être confondues par la mentalité populaire. la TOUSSAINT ROUGE
posté le 3 novembre 2007
par Kir
Merci Cactus pour ce rappel qui nous serre le coeur, mais que tu as fort bien résumé. l ALGERIE NOUVELLE ENTERRE CE QU’ELLE A A CACHER LE 1er NOVEMBRE ET LE 5 (...)
posté le 3 novembre 2007
Edition du 3 novembre 2007 > Actualite el watan Vidé de sa substance, ce repère ne mobilise plus les algériens
Novembre des… harraga Il est significatif de noter que le commun des Algériens s’intéresse de moins en moins à l’histoire de son pays à telle enseigne que la nouvelle génération lui a carrément tourné le dos. La morale de l’histoire est que, pour avoir été détournée et confisquée, la révolution a fini également par susciter la répulsion de ceux qui souffrent des dérives commises en son nom. Le 1er Novembre tout comme le 5 Juillet sonnent encore creux dans l’oreille de nombreux Algériens gavés de discours patriotards qui ne remplissent pas le ventre. Les dépassements et autres forfaitures commis au nom de cette glorieuse révolution — parfois par les maquisards de la 25e heure — plusieurs années après l’indépendance ne sont pas, il est vrai, des motifs de fierté pour ceux qui aiment leur pays. Le monopole du pouvoir politique, le contrôle de la sphère économique et la main basse sur les privilèges projettent une image peu reluisante de ceux qui ont libéré le pays. Et les nauséabonds déballages sur les « faux moudjahidine » ont achevé de jeter la suspicion sur ceux qui se drapent de la légitimité révolutionnaire pour s’autoriser toutes les turpitudes. La dichotomie entre le peuple et cette catégorie d’Algériens est telle qu’on a cru bon de la désigner par l’expression consacrée de « famille révolutionnaire ». Une famille qui, dans l’imaginaire collectif, s’apparente à une « caste » qui s’est appropriée l’héritage matériel et moral de novembre au détriment du peuple algérien, forcé d’accepter le second rôle. Et c’est là tout l’enjeu de « la non-célébration » du 1er Novembre désormais désincarné. Pendant que sous d’autres latitudes, des nations ravivent le souvenir de leurs gloires et de leurs illustres acteurs, l’Algérie enterre, lentement mais sûrement, son passé glorieux comme si elle avait quelque chose à cacher. Les réactions mitigées et très en retard — et faussement chagrinées — à l’égard des déclarations choquantes des dirigeants de l’ancienne puissance coloniale renseignent du reste que Novembre est tout juste bon à servir de fonds de commerce politique pour se tirer d’affaire. Cette date, et d’autres encore, sert de feuille de vigne pour cacher les tares d’un système totalement coupé des réalités. Elle sert aussi à légitimer un personnel politique idéologiquement stérilisant et généalogiquement finissant. Le président de la République, lui-même, se plaignait l’autre jour de ce que les jeunes ne « connaissent pas les valeurs de Novembre ». Un aveu lourd de sens qui traduit on ne peut mieux l’échec monumental de la culture véhiculée par ceux qui se sont autoproclamés tuteurs ad vitam aeternam de ce peuple. Une telle confiscation ne pouvait produire autre chose que de jeunes harraga qu’on tente aujourd’hui de criminaliser. Quand on observe l’émeute s’imposer comme unique exutoire pour les laissés-pour-compte et la violence un moyen de se faire justice, il y a assurément matière à faire une introspection. Les Algériens de 2007 ne peuvent être plus « novembristes » que les « novembristes » eux-mêmes. On ne peut raisonnablement demander à cet honnête fonctionnaire qui pique le nez dans la poubelle dans l’espoir de trouver de quoi nourrir deux petites bouches ce qu’il pense de l’indépendance. D’autant plus que les autorités à quelques niveaux qu’elles soient font tout pour supprimer ou ternir ces repères. La formule indignée du défunt moudjahid Bessaoud Mohand Arav est plus que jamais d’une brûlante actualité. « Heureux les martyrs qui n’ont rien vu », disait-il. Hassan Moali |
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