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Un nouveau regard sur les harkis ECOUTE réservée aux abonnés

Articles EXPRESS

samedi 3 janvier 2009 - Lecture réservée abonnés (en cours)

par MNE

Un nouveau regard sur les harkis

Harki, un mot synonyme de traître en Algérie ou dans les cités de France. Quarante-six ans après la fin de la guerre d’indépendance algérienne, ces supplétifs de l’armée française et leurs descendants traînent encore ce boulet infâmant.

Face aux nationalistes du Front de libération nationale (FLN) en lutte pour libérer leur pays, les harkis ont fait un autre choix, celui de la puissance coloniale.

Autant les enfermer à jamais dans les poubelles de l’histoire. Mais les historiens nous l’enseignent, le cours des événements ne se décline pas en noir et blanc.

Rétifs à un manichéisme commode, ils préfèrent déceler les zones grises de l’histoire, sans parti pris ni jugement, guidés seulement par la rigueur scientifique.

Aussi, les harkis font-ils l’objet aujourd’hui d’un regain d’intérêt et d’un regard neuf, comme en témoignent les groupes de recherches et les travaux universitaires qui leur sont consacrés en France. Et en Algérie même, le sujet n’est plus tabou pour les chercheurs.

Alors, coupables ou victimes, les harkis ? Si le discours officiel en Algérie ne laisse pour le moment pas de doute à cet égard, qu’en est-il de l’autre côté de la Méditerranée ?

S’agissant de la situation des harkis, mais également des autres forces supplétives - groupes d’autodéfense, groupes mobiles de police rurale, moghaznis – après 1962, l’attitude des gouvernements français successifs a suscité maintes controverses.

La mémoire est encore à vif chez les harkis et leurs descendants, en ce qui concerne les camps de transit, les cités d’accueil et les hameaux forestiers où ils furent installés, sinon internés, souvent pour des années, dès leur arrivée en métropole. Les témoignages abondent sur leurs pénibles conditions de vie d’alors, l’encadrement militaire draconien, le couvre-feu, sur les brimades subies. Ces lieux d’implantation, véritables repères identitaires, quadrillèrent, entre autres, l’ensemble des départements de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Autre traumatisme : le sort tragique réservé aux harkis demeurés en Algérie dès le cessez-le-feu, suite aux accords d’Evian du 18 mars 1962. En vertu de ces accords, les supplétifs se voyaient en principe à l’abri de « mesures de police ou de justice, de sanctions disciplinaires ou d’une discrimination quelconque » de la part des nouvelles autorités algériennes. Le bilan des massacres du printemps 1962 au début 1964 reste impossible à évaluer, reconnaît Abderrahmane Moumen, chercheur au Centre de recherches historiques sur les sociétés méditerranéennes (CRHISM), de l’université de Perpignan. La fourchette varie entre 15 000 et 150 000 morts, le chiffre véritable devant se situer autour de 25 000 victimes.

Suite : http://www.med-in-marseille.info/sp…

- Portraits au camp des invisibles (les parias de l’Histoire) "exposition de la photographe Elisa Cornu à Manosque" jusqu’au 25 janvier Musée

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9 Messages de forum

  • 10205 - Un nouveau regard sur les harkis 3 janvier 2009 23:03, par malembouché

    Il est incontestable que les Harkis ont été lâchement abandonnés dans un premier temps et ceux qui ont pu s’échapper d’Algérie ont été parqués dans des camps de concentration - avec les sévices en moins.

    Comme nous, ils attendent la reconnaissance de la mère patrie.

    Il ne faut pas s’étonner que la troisième génération de ces familles soient devenues des antifrançais. Ils n’ont pas eu grand réconfort de la part de la France ni de leurs habitants. Encore bien moins de l’ Etat.

    Et aujourd’hui, ils ne savent plus comment faire pour se distinguer de l’amalgame dans lequel ils sont entraînés parce que leurs noms est à consonance arabe.

    J’ai toujours considéré les harkis comme des pieds noirs. Mais les français pensaient et pensent encore pour certains que les pieds noirs sont des arabes. On ne s’en sortira plus !

    Ca fait 46 ans que ça dure. Patience , frères harkis, vous verrez un jour tout rentrera dans l’ordre mais peut-être ne le verrez-vous pas, pas plus que nous d’ailleurs.

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    • 10216 - Un nouveau regard sur les harkis 4 janvier 2009 09:55, par Serein

      Bonjour .

      " Camps de concentration " . Comme vous y allez . Connaissez - vous un camp de Harki . Les adultes allaient aux champs , les enfants à l’école étaient soignés , ainsi que les adultes , ce qui était normal . 600000 FLN sont entrés sur le sol français en 1967 et assassinaient les Harkis qui s’aventuraient en dehors .

      La revue interne du Ministère de l’Intérieur donne le chiffre de 150000 assassinats de Harkis .

      Je suis d’accord pour dire que les Harkis sont des Pieds Noirs .

      Combien des nôtres ont vécu comme des SDF , des vagabons … mais nous perdons notre temps .

      Je suis aussi d’accord que la discrimination positive devrait être accordée en priorité à ceux dont le premier choix fut la France . Serein

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      • 10230 - Pouvez-vous prouver ce que vous dites ? 4 janvier 2009 13:58, par WebMaster

        Vous parlez de FLN qui seraient venus harceler (et plus) les harkis en 1967. D’où tenez-vous cette information et êtes vous en mesure de l’établir sérieusement ?

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        • 10237 - Pouvez-vous prouver ce que vous dites ? 4 janvier 2009 16:28, par Serein

          Cher Webmestre . En 1967 600000 Algériens déferlent sur la France . Ils viennent pas pour s’installer , mais pour travailler . Ce n’est que plus tard que Giscard les enracinera définitivement en France . Non je n’ai pas d’éléments prouvant que les cellules F.L.N aient reçues l’ordre d’éliminer certains Harkis . Mais j’ai été encerclé avec mes compagnons Harkis en Algérie( je ne suis pas un Harki blanc ) dans un village , et je sais de quoi je parle . J’ai participé à une grève de la faim en 1985 ? avec des Harkis ( je n’ai pas fait moi - même la grève de la faim ) et ceux - ci qui étaient sous des tentes me disaient que les Algériens venaient les menacer de mort la nuit . Il a fallu que j’intervienne pour qu’on leur alloue un médecin . Il suffit de voir les réactions de certains Français d’origine algérienne quand ils ont découvert en 2003 qu’un des leurs était un ancien Harki , dans une ville du sud de la France . En 1967 et avant tout les P.N étaient sous contrôle et certains expédiés en Corse quand de Gaulle se déplaçait dans le midi , d’autres systématiquement fouillés quand ils passaient la frontière . Tout ceci est oublié , seuls nous restent les parfums des ruelles qui ont enchanté notre enfance . Serein désolé de ne pas pouvoir faire mieux .

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        • 11052 - Pouvez-vous prouver ce que vous dites ? 26 janvier 2009 13:59, par jf

          Non seulement j’ai vu mais je suis aussi intervenu pour faire disparaitre un algerien du fln dont il voulait faire un massacre dans un camp de HARKIS cher webmaster masqué …

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      • 10232 - Un nouveau regard sur les harkis 4 janvier 2009 14:15, par Jean-Claude THIODET

        Installé à ORANGE en 1963, j’étais tout près du camp de Saint Maurice l’Ardoise. Je pense que si l’habitat des harkis dans ce camp était peu confortable, on ne peut pas dire qu’il y étaient incarcérés. On subvenait à leurs besoins et à leur sécurité dans l’urgence. D’ailleurs, Abderahmen Moumen n’est pas aussi critique qu’on pourrait le croire sur la façon dont les Harkis ont été hébergés. Je peux le contacter et lui demander de faire sur notre journal un petit article , plus facile à lire que sa thèse, sur la question. Chibani

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  • 10224 - Un nouveau regard sur les harkis 4 janvier 2009 12:24, par Jean-Claude THIODET
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