Communiqué de l’ AFP
>MARSEILLE, 13 MAI 2008
Plusieurs centaines de rapatriés d’Algérie manifestent à Marseille
Plusieurs centaines de rapatriés d’Algérie (environ 1.000 selon les organisateurs, 350 selon la police) ont manifesté mardi à Marseille
pour réclamer "la reconnaissance officielle par la France de sa responsabilité dans les drames et souffrances" que cette population a
subie. Depuis le Vieux-Port de Marseille, les manifestants (pieds-noirs, harkis, fils de harkis et anciens combattants d’Algérie) ont
défilé en portant des banderoles sur lesquelles on pouvait lire : "Alger. 13 mai 1958. Espérance trahie" ou encore "Je vous ai compris :
50 ans de mensonges". Plusieurs personnes arboraient également de grands portraits de leurs proches disparus en Algérie,
notamment dans des attentats du FLN, ou des drapeaux français crêpés de noir. "Cette manifestation marque le début de quatre ans
d’actions pour que les promesses soient enfin tenues", a expliqué à l’AFP Jacqueline Perez, secrétaire générale de la coordination des
Français d’Algérie. "Il faudrait qu’on arrête de nous en mettre plein la tête", s’est-elle indignée, dénonçant "la désinformation
permanente" sur la guerre d’Algérie et la réalité de la colonisation. "Je voudrais lancer un appel au président de la République :
l’union euroméditerranéenne ne se fera pas au détriment de la cause des harkis et des pieds noirs", a de son côté affirmé Ali
Boualem, neveu de l’ancien vice-président de l’Assemblée nationale de 1958 à 1962, Saïd Boualem. Le cortège des manifestants a
rejoint la préfecture, dans le centre de Marseille, où une délégation devait remettre une motion à l’intention de Nicolas Sarkozy, lui
demandant que la France reconnaisse officiellement sa responsabilité "dans les drames et les souffrances endurées entre 1958 et
1962 par les Français d’Algérie d’origine européenne et nord-africaine".
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