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HISTOIRE D’IMPOT

vendredi 29 août 2008, par cactus - Voir en PDF : Enregistrer au format PDF


Nous recevons tous nos feuilles d’impôt un petit rappel néanmoins losque la France payait des Impôts au FLN et dont l’argent servait à acheter des armes pour tuer des Français :


Quand la France payait l’"impôt révolutionnaire" au FLN algérien

L’état français aurait accepté en 1959 de verser une sorte d’"impôt révolutionnaire" au Front de libération nationale (FLN) en échange de la promesse que les pipelines qui évacuaient les hydrocarbures du Sahara ne seraient pas sabotés.

La révélation en a été faite en 1983 à un jeune historien, Daniel Lefeuvre, par celui que le général de Gaulle, après s’être débarrassé du général Salan, avait chargé de mettre en œuvre le plan de Constantine pour le développement de l’Algérie, Paul Delouvrier.

"Le gaz est sorti parce que je me suis entendu pour que jamais les fellaghas ne le touchent. Et les compagnies ont arrosé suffisamment, et elles arrosaient les gens qui, après, allaient acheter des armes pour tuer des Français", raconte au soir de sa vie M. Delouvrier, dans un entretien publié dans un numéro spécial de Science et Vie consacré à "la dernière guerre des Français".

Sans être une révélation, l’information était restée cantonnée jusqu’à présent à des cénacles de spécialistes. La voici dans le domaine public. Son auteur est crédible : M. Delouvrier, aujourd’hui disparu, a laissé le souvenir d’un grand serviteur de l’Etat qui n’avait rien d’un élucubrateur. "Je ne vois pas de raison, aujourd’hui encore, de récuser son témoignage", observe son confident, l’historien Daniel Lefeuvre, aujourd’hui enseignant à Paris-VIII. D’après ses recherches, le FLN aurait utilisé une partie de l’argent pour installer une fabrique d’armes au Maroc avec l’aide de militants de l’extrême gauche française.

Mais le témoignage posthume de M. Delouvrier est unique à ce jour. Négociateur des accords d’Evian, Redha Malek juge "ridicule" la thèse d’une connivence entre l’Etat français et son adversaire d’alors. "Nous étions en guerre (...). Tout ça s’est du bla-bla, dit-il. -Les Français- voulaient garder le Sahara, ils voulaient tout garder, de là à nous donner des royalties..."

Un autre acteur essentiel de cette période est tout aussi catégorique. Président pendant près de vingt ans de la Société nationale de recherches et d’exploitation du pétrole en Algérie (SN-Repal), à qui l’on doit les découvertes d’Hassi Messaoud et d’Hassi R’Mel, Roger Goetze a apporté en 1998 un "démenti indigné" aux propos de M. Delouvrier. Mais peut-être le tribut payé au FLN transitait-il par les fonds secrets du gouvernement.

Deux éléments donnent du crédit aux propos de M. Delouvrier. Le premier tient au fait que, en réalité, jamais les installations d’hydrocarbures ni les pipelines, pourtant longs de plus de 600 km, n’ont fait l’objet d’un quelconque sabotage. Le second est que nombre d’entreprises installées en Algérie acquittaient de gré ou de force l’"impôt révolutionnaire" au FLN. L’industriel Paul Berliet, par exemple, a raconté comment, avant d’agrandir son usine de camions dans la banlieue d’Alger, il avait négocié - avec le feu vert de Paris - un accord financier avec le GPRA, le gouvernement provisoire algérien.

Par Jean-Pierre Tuquoi, www.lemonde.fr

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3 Messages de forum

  • 5949 - HISTOIRE D’IMPOT
    29 août 2008 14:50, par Choirzy

    En tant qu’officier responsable des "balayages", par draisines et train blindé, sur la tronçon de voie ferrée traversant les Aurès de El Kantara à Batna et de Batna à El Mahder, de Janvier 1958, date des premiers trains de pétrole ( un par jour) et des premiers trains de tubes nécessaires à la construction du pipe-line ... à Mai 1959, je confirme tout à fait.

    Pendant cette longue période, aucun train de pétrole ni aucun train de tubes n’a subi le moindre dommage ou attentat, alors que les autres trains civils et militaires en ont subi des dizaines. ( mines et embuscades )

    Je suis retourné à Batna plusieurs fois aux alentours des années 1970.

    Par un ami et client chouïa de Batna, j’ai pu rencontrer à plusieurs reprises des anciens combattants FLN du secteur qui m’ont confirmé que les trains de pétrole et les trains de tubes ( encore plus stratégiques que le pétrole ...) étaient alors, et sur ordre formel, absolument intouchables.

    Pour plus de détails sur la ligne du pétrole, voir mon livre " Toto chez les Zénètes - Mémoires iconoclastes d’un ancien combattu" en présentation ici même dans "Notre Journal".

    Répondre à ce message

    • 5955 -> 5949 - HISTOIRE D’IMPOT
      29 août 2008 18:29, par MONROSE
      Qui peut douter encore que De Gaulle avait traité avec le FLN et cela dès la fin de 1955 ? Quand je vois les grandes discussions sur ses états d’âme , sur ceux qu’il détestait (les Pns) ou méprisait ( les Arabes), ainsi que sur ce qui l’a fait soi-disant changer d’avis vers la mi 59, cela me fait tordre de rire. Dès le début, il est décidé à installer le FLN au pouvoir , et parmi eux la faction la plus militaire, la moins politique, les colonels d’Oujda et leur homme : Ben Bella. Et il le dit à quelques uns , qui l’ont répété. Qu’il ait dans la tête, l’illusion de maintenir un droit sur le pétrole, c’est possible , et cela prouve son incompétence, car comment l’Etat Algérien indépendant aurait-il pu accepté un droit de regard sur 98 % de son revenu ? Sa fameuse Communauté basée sur la Cooperation avec les Etats Africains a été aussi une belle chimère. Mais son but essentiel, c’était de revenir au pouvoir, "aux affaires", à n’importe quel prix. Il se considérait comme un Roi détroné et il était prêt à tout pour "rétablir sa légitimité". Et pour cela , il lui fallait empêcher toute négociation entre les gouvernements de la 4e et le FLN. L’insurrection algérienne était sa dernière chance. Tant qu’on ne comprendra pas cela, on ne saisira pas la trame du drame : l’affaire du Bazooka, les tomates de Guy Mollet,le coup de Sakiet, où apparait régulièrement le clan gaulliste implanté à Alger et renforcé au besoin, avant le 13 mai 58, puis l’affaire Si Salah, et tout le reste qui s’éclaire. En Français normal, cela s’appelle de la trahison pure et simple, et si nous avions eu un Clemenceau à la place de René Coty, De Gaulle se serait retrouvé au falot, car nous étions en guerre.

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      • 5965 -> 5955 - HISTOIRE D’IMPOT
        30 août 2008 11:41, par Starace
        Entièrement d’accord et je vais même plus loin le catalyseur de la faillite de l’occident a été M.De Gaulle, le Léon Zitrone de la BBC. D’ailleurs ST.EXUPERY aux Etats UNIS se méfiait des gaullistes et de De Gaulle(général à titre précaire et provisoire)cet individu a voulu se venger des PN, car qu’a-t-il fait de positif tout au long de sa carrière- Quand mes compatriotes criaient De Gaulle au forum à ALGER en 1958, j’étais un des rares à ne pas l’admettre car il n’avait jamais caché ses intentions, mais malheureusement les gens ne lisent pas assez. La seule chose auquel il pensait c’était d’être président de l’Europe, enfin mes amis comme avait dit Rommel "La victoire enfante beaucoup de pères mais la défaite est orpheline" quand on se rendra compte de la velléité de ce monsieur nous ne serons plus sur cette planète.

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