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Appel à compétences contradictoires ECOUTE réservée aux abonnés

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vendredi 2 février 2007 - Lecture réservée abonnés (en cours)

Association ou organisme : AVENIR JEUNESSE PIEDS NOIRS ET MEMOIRES
Nom : Garcia
Prénom : christiane
Courriel : garciachristiane82 neuf.fr

J’ai quelques contacts avec des personnes (historiens français, Algériens etc…) qui n’ont pas le même point de vue que nous Pieds Noirs sur notre histoire, néanmoins, je les remercie d’essayer d’avoir un dialogue ouvert sur le Net, chose que je suggère aux nôtres ainsi qu’à nos historiens afin d’échanger nos idées et de percevoir, d’exprimer et éventuellement de dénoncer la réalité des faits à ce moment.

Ces personnes ont fait d’importantes recherches sur la Guerre d’ALGERIE et je me trouve un peu coincée pour répondre à leurs questions, étant un peu jeune au moment de ces évènements. Bien qu’ayant quelques éléments, je ne voudrais pas commettre d’impairs.


Actuellement la question qui m’est posée sur le 5 juillet 1962 et les responsabilités de l’époque est la suivante :


sic 1.pourquoi le pouvoir métropolitain a-t-il levé le barrage aux frontières (ligne Morice) pour laisser entrer l’armée des frontières en territoire algérien. (pour ma modeste part, j’étais dans un des convois et j’ai vu le salut souriant des soldats français repliant les barbelés pour laisser passer ce convoi de l’ALN). Quels arrangements entre l’EMG et Paris ont-ils été passés ? Sans cela, Boumédène n’aurait pu aller à Alger.

2. Dans cette logique, quelles sont les raisons du ralliement spectaculaire de Ferhat Abbas au groupe de Tlemcen, ie à Boumediène ?


Aussi, je souhaite votre aide et je lance un appel aux historiens, militaires, politiques et toutes les personnes concernées par notre HISTOIRE pour avoir une réponse logique et validée à faire.

Mon emel ajpnm laposte.net tél 06/83/36/41/18

Le 18 mars 1962, à Evian, la délégation française présidée par Louis Joxe et celle du GPRA conduite par Belkacem Krim signaient l’accord qui met fin officiellement à la Guerre d’Algérie.

Ces accords instauraient un cessez-le-feu dès le lendemain à 12h00. Le 19 mars 1962, de Gaulle espère lors d’une allocution radiotélévisée que les « deux peuples pourront marcher fraternellement ensemble », car les Accords d’Evian prévoyaient la garantie de la liberté et de la sécurité de tous les habitants de l’Algérie. Harkis et Pieds-Noirs pouvaient et devaient rester en Algérie afin de rebâtir ce nouveau pays, mais les Accords d’Evian n’ont jamais été intégralement appliqués.

En effet la quasi-totalité des Pieds-Noirs (969.178), les Harkis « restants » (85.000) et la Notabilité arabe (55.000) ont été rapatriés vers la Métropole .

Toutes les parties concernées par ce conflit peuvent être désignées comme coupables sur ce non-respect des Accords d’Evian.

Le FLN a continué les attentats, les enlèvements de Pieds-Noirs et les massacres de Harkis.

L’OAS en représailles, a poursuivi les assassinats sur la population musulmane et sa politique de « la terre brûlée » qui a engendré un climat de vengeance et de panique.

Mais aussi l’Armée française qui tirant sur la foule européenne, le 26 mars à la rue d’Isly ou en effectuant le blocage du quartier algérois de Babel Oued, n’a pas rassuré les populations. La politique de rapatriement ne pouvait être qu’une politique d’urgence, improvisée au fur et à mesure que les difficultés se posaient.

Six mois avant le début des départs, le 8 décembre 1961, de Gaulle interpelle son secrétaire d’Etat à l’Information, Alain Peyrefitte : « Qu’est-ce que c’est, pour un pays comme la France, de recueillir 100.000 ou 200.000 Rapatriés ? » Peyrefitte, qui a déjà compris la situation, lui répond clairement que : « si nous remettons l’Algérie au FLN, ils ne seront pas 100.000 mais un million ! » Devant l’insistance de Peyrefitte sur le drame d’une Algérie FLN, de Gaulle lui répond sèchement : « Nous n’allons pas suspendre notre destin national aux humeurs des Pieds-Noirs ».

Jamais la France n’a compris l’ampleur des conséquences de la Guerre d’Algérie. En effet ces huit années de guerre ont eu comme résultat une déchirure entre les deux communautés. En donnant l’indépendance au peuple algérien, la France ne laisse que « la valise » comme solution aux Pieds-Noirs qui ne sont pas déjà dans un « cercueil ».

En plus, une Algérie totalement « française » était inacceptable pour la métropole.

L’Etat français ne pouvait avoir 10 millions de musulmans totalement français parce que comme aime à le rappeler le Général de Gaulle à son gouvernement, l’Algérie n’a jamais été la France.

Afin d’empêcher un village nommé « Colombey-les-Deux-Mosquées » et un « Président arabe », de Gaulle a sacrifié les Pieds-Noirs et les Harkis sur l’autel de la Raison. Racisme primaire envers les Indigènes de cette colonie française ou simple connaissance d’une certaine idée de la réalité ?

De Gaulle a tout simplement pensé qu’une Algérie française aurait été une catastrophe pour son pays.

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5 Messages de forum

  • 306 - Appel à compétences contradictoires 3 février 2007 18:06, par fleury14

    Sans avoir de grandes compétences, je vais juste vous répéter ce que mon frère ainé né en 1936, qui était aux frontières pendant toute sa période militarie, dans les tirailleurs, m’a dit, ils contenaient et ont pu contenir tout le temps qu’ils étaient à la surveillance, justement hors des frontières des combattabts étrangers au pays, qui n’ont peut être même pas fait le coup de feu pur beaucoup, mais qui ensuite ont eu un boulevard ouvert…véhicules et tenues impecs, et souvent ce sont les mêmes qui arrivés sur place n’ont pas eu scrupule à montrer qu’ils arrivaient et commettre des exactions envers les populations…ce n’est qu’une partie de l’histoire mais elle reste vraie aussi…si vous avez besoin de plus je peux interroger mon frère, car c’est un juste et jamais il n’a transformé ou "enjolivé" le rôle de chacun. amicalement yvette

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  • 1102 - Appel à compétences contradictoires 25 mai 2007 08:11, par PAYA

    Réponse Aux Questions d’un Message du 15 Mai 2007de l’AJPNM 1er / Les Accords d’Evian prévoyaient l’ouverture des frontières Est (« Ligne Morice » Tunisie) et Ouest (Maroc) dés la proclamation de l’Indépendance (12 H / 3 Juillet 62) Donc passage des réfugiés Algériens de Tunisie et du Maroc et des éléments de la puissante ALN extérieure précieusement préservée par son Etat Major en vue de ces Journées (quelques harcèlements factices de propagande début Mars 62) Certains ont Prétendu « que les représentants du GPRA avaient demandé l’aide de l’armée Française contre l’ALN « (voir communiqué de l’EMG d’ Oujda du Juillet cité P158 De « Agonie Oran » volume 3 et archives M Harbi ) et même de bloquer les Frontières Temporairement en sachant que les accords d’Evian ne prévoyaient pas l’intervention de cette ALN mais seulement de « la force locale » sous les ordres de « l’exécutif provisoire » jusqu’à des Elections d’une Assemblée Nationale Pour ce que nous savons à l’Ouest l’ALN ne disposait pas d’une logistique de transport Suffisante et comme nous l’avons signalé du réquisitionner des véhicules divers (camions ;bus ) pour aller sur Oran (certains témoins avancent même camions militaires Français de Nuit ? )

    Alors « arrangements entre l’EMG et Paris «  ? Plusieurs témoignages (mais pas d’archives bien sur) avancent que De Gaulle préférait la prise du pouvoir par l’extérieur (présence de son ami F Abbas et de l’ex adjudant Ben Bella) par rapport Au GPRA jugé par les services Français plus « Marxisant » Son président Ben Khedda Est donné même « comme un admirateur de la Chine et de la Yougoslavie »(ouvrage « la guerre d’Algérie » du Colonel Le Goyet du service historique de l’ Armée) alors que c’est un Musulman pratiquant ! Alors on sait que l’EMG d’Oujda comme nous l’avons dit craignait la création de facto d’une enclave Française dans la région d’Oran et que les autorités Françaises voulaient s’assurer de la pérénité des accords d’Evian pour le contrat sur la base de Mers El Kébir et de la zone expérimentale du Sud signé par d’autres que ceux qui allaient prendre le pouvoir Alors Deal ? on a aucune preuve pour l’instant : Mais on en revient A LA TRAGIQUE JOURNEE DU 5 JUILLET A ORAN et à l’immobilisme ordonné à l’Armée Française ;

    2em / Ferhat Abbas nommé Président du GPRA dés sa création Le 19 Sept 58 etait connu comme « l’homme de De Gaulle » au sein de la « rébellion » il fut évincé par Ben Khedda et son équipe le 26 Aout 61 après avoir amorcé les négociations avec le gouvernement Français (Evian et Lugrin) Il en conserva une amertume profonde et En désaccord avec les tendances apparemment gauchistes de la nouvelle direction Il préféra rallier la tendance plus islamiste ;le 16 Juillet 62 ! qui avait plus de chance De l’emporter Premier président de l’Assemblée Nationale èlue le 20 Sept 62 il fut Assigné a résidence par Ben Bella chef de l’Etat après sa démission le 14 Aout 63 Il faut remarquer que l’ALN des frontiéres devenue ANP (armée nationale populaire) Ne put entrer à Alger que le 9 Sept 62 après des accrochages sérieux avec certaines Willayas de l’intéreur On peut en déduire que l’appui de la France fut décisif ;

    Jean- François PAYA

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    • 1146 - Appel à compétences contradictoires 4 juin 2007 04:12, par Jean-François PAYA

      Pour compléter mon méssage précédent les véhicules disparates utilisés par l’AlN des frontiéres (il n’etait pas question d’utiliser des camions Marocains) sont visibles dans plusieurs films d’actualité archivés de l’époque dont l’entrée a Alger en Sept 62 seulement ! et confirmé par moi méme lors de son entrée à Oran le Dimanche 8 Juillet Quant au "DEAL" avec le pouvoir Gaulliste .tout ce passe comme si ! Le contrat sur les bases militaires FRançaises ne sera pas remis en cause par les "putchistes" d’Oujda et on ne laissera pas s’implanter une présence Européenne trop forte à Oran pour cela on annule la note No 99 du 20 Juin 62 du Général Katz adréssée à ses chefs de corps (archivée)qui donnait des consignes pour aprés l’Indépendance (et oui) disant que les FAF (forces armées Françaises) "contribuerons par leur présence à rétablir et développer la confiance entre les communautés qu’elles seront en mesure d’intervenir pour porter secours en cas d’agressions aux ressortissants se réclamant de la Nationalité Française" Fin de citation (voir nos divers articles et l’enquéte dans l’Agonie d’Oran/Paya Volume 3 Avec la liste des unités présentes et consignées à Oran le 5 Juillet) et on en revient a l’immobilisme ordonné à l’Armée Française par le pouvoir central (auquel Katz obéi aveuglément) qui permit à l’ALN extérieur de jouer un role de premier plan à Oran en rétablissant en pompiers pyromanes (mais nous ne le savions pas et nous etions méme contents de les voir arriver !) l’ordre et d’etouffer toute opposition (une partie de la direction FLN d’Oran )de promouvoir son Préfet BenBelliste pendant que B Bella s’installait prudemment à Tlemcen en attendant de pouvoir aller à Alger où "les carotes n’etaient pas encore cuites pour lui et son complice Boumédienne qui le liquidera plus tard à son tour..Jean-François PAYA

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      • 1151 - Appel à compétences contradictoires 5 juin 2007 11:45, par krist d’oran

        merci M. PAYA pour ces éclaircissements apportés. Peut-être que d’autres personnes en activité pourraient également apporter leurs lumières et leurs récits. Nous sommes preneurs de renseignements .

        AJPNM ajpnm laposte.net

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        • 1197 - Appel à compétences contradictoires 14 juin 2007 16:20, par Jean-François PAYA

          Le Général Maurice Faivre Historien m’écrit :" S’agissant des questions posées par Christiane Garcia : Le franchissement des barrages a étè autorisé en Avril-Mai 1962 pour les réfugiés (civils) de Tunisie et du Maroc / A l’exécutif(provisoire) le docteur Hamidou en était chargé (voir archives inédites par M FAivre p105et 120) / L’ALN a franchi la frontiére tunisienne aprés le cessez le feu (19 Mars),mais n’a pu franchir les barrages qu’aprés l’indépendance(donc cantonnée dans le no-mas-land ) / La protestation de l’EMG (de l’ALN) etait de pure forme liée a son conflit avec le GPRA. 2em/ Le ralliement de F Abbas au bureau politique est dù à son conflit personnel avec Ben-Khedda ;Il l’a ensuite amérement regrétté (son livre "la révolution confisquée") Amicalement M FAivre NB / donc pas de contradiction avec mes informations avec la précision que les réfugiés civils avaient commençé de rentrer avant le 3 Juillet ce qui à permis les infiltrations des agents de Boumédienne en particulier vers Oran pour préparer une provocation .

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